Zenride veut lancer ses vélos pour cibler les entreprises et les villes

Publié le 19 septembre 2022 à 7h00

Rendre le vélo accessible aux entreprises et aux salariés pour réduire leur impact environnemental… c’est le pari de Zenride, start-up parisienne fondée en 2018 qui a levé en mars dernier près de 8 millions d’euros auprès de business angels historiques, mais surtout d’Alter Equity RATP Capital Innovation.

Avec un volume de fonds de 40 millions d’euros, cette dernière a également pris des participations minoritaires dans des start-up caractérisées par les nouvelles mobilités. Il s’agit notamment de Communauto (service d’autopartage en boucle), Klaxit (application de covoiturage domicile-travail), CityZen Mobility (transport de voitures pour personnes âgées et handicapées) et Cityscoot (location de scooters électriques en libre-service). Désormais, Zenride occupe le créneau du vélo.

Un réseau de partenaires

Un réseau de partenaires

Ces vélos de société mécaniques ou électriques sont disponibles auprès d’un réseau de partenaires comme les boutiques Culture Vélo, Vélo Station ou Equipement Vélo, ainsi que sur des sites e-commerce comme Alltricks.fr ou Decathlon.fr. Soit un total de 250 points de vente. « Nous avons près de 5 000 vélos à louer dans toute la France », explique Olivier Issaly, PDG et co-fondateur de Zenride qui, avec 15 salariés, a amassé une valeur de 2,5 millions d’euros en baux de trois ans signés l’an dernier.

700 tonnes de CO2 ont ainsi été économisées depuis la création de l’entreprise grâce aux flottes construites par Zenride. D’ici fin 2024, l’entreprise ambitionne d’avoir 20 000 vélos en circulation en France pour économiser 10 000 tonnes de CO2 par an.

Olivier Issaly, PDG et co-fondateur de Zenride.Zenride

« Le client choisit son vélo. Notre back office gère le bail de 36 mois de l’entreprise », poursuit Olivier Issaly. La prestation comprend un équipement supplémentaire (casque, protection antivol) et la possibilité de souscrire une assurance. Au final, le salarié paie un tiers du loyer (entre 10 et 30 euros par mois), le reste est à la charge de l’entreprise, qui bénéficie d’une réduction d’impôt. Une stratégie qui séduit 60 entreprises et groupes français représentant 150 entités. Les références les plus importantes incluent Zenride Accor, AXA, Saint-Gobain ou Veolia.

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Levée de fonds

Levée de fonds

Pourtant, la start-up a attiré l’attention de RATP Capital Innovation après avoir été finaliste du Galion Booster 2020, un concours d’entrepreneurs de pré-série A. « J’ai recontacté leurs dirigeants quelques mois plus tard, en 2021, pour préparer notre levée de fonds avec Alter Equity en tête du cycle de financement. Cela les a aidés plus tard lors de leur inscription », explique Olivier Issaly. Les pourparlers dureront d’octobre 2021 à fin février 2022, date à laquelle un accord sera trouvé. Très rapide pour vous. Très long pour une start-up. »

Sans oublier les dizaines de documents à remettre sur l’activité, les marges, les modèles opérationnels, les plans d’embauche, la technologie… Quatre réunions formelles sont organisées ainsi qu’un comité d’investissement interne de trois personnes.

Une fois la levée de fonds terminée par les « go » légaux, la contribution de la RATP portera d’abord sur leur expertise en mobilité, puis sur des stratégies d’influence et de lobbying à court et moyen terme. « La législation vélo étant susceptible d’évoluer, la RATP nous aide à structurer notre démarche d’influence, précise Olivier Issaly.

A plus long terme, RATP Dev en collaboration avec Zenride Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM) pourrait présenter des solutions incluant le vélo. « Nous n’en sommes qu’au tout début de ces considérations », admet prudemment le patron de Zenride. En attendant, la société de transport devrait s’équiper de vélos de service. Des villes comme Chambéry, Châtellerault ou Cognac seraient intéressées.