Yann Couvreur est le chef invité de la semaine au Meilleur Pâtissier. Découvrez le challenge qu’elle lancera aux candidats encore en lice.

[Mis à jour le 7 novembre 2022 à 10h00] Yann Couvreur est le chef invité de la semaine au Meilleur Pâtissier. Pour cette dixième semaine de concours, il demandera aux candidats d’inventer une friandise venue des cavernes. Yann Couvreur devra alors désigner son favori pour sauver un candidat de l’élimination ou, à l’inverse, lui donner des points pour remporter le tablier bleu.

Nul doute que les pâtissiers amateurs seront impressionnés par la visite de Yann Couvreur, ancien pâtissier du Prince de Galles avec Stéphanie Le Quellec, qui a depuis ouvert ses pâtisseries dans le 11ème arrondissement de Paris mais aussi dans le Marais, à l’intérieur des Galeries Lafayette ou encore un comptoir de la Gare Montparnasse. Pour en savoir plus sur le chef pâtissier, voici sa biographie.

La biographie de Yann Couvreur

Né le 20 juin 1983 à Paris, Yann Couvreur a grandi en périphérie parisienne, dans le département des Yvelines. Peu attentif en classe (même un peu dissipé), le garçon décide en fin de troisième année d’entreprendre un BEP de cuisinier ainsi qu’un CAP de pâtissier au centre de formation Tecomah de Jouy-en-Josas. C’est avec brio qu’il réussit les épreuves et obtient son Brevet de Cuisine Professionnelle et un Brevet d’Aptitude Professionnelle en Pâtisserie.

Fort de ses enseignements, il intègre immédiatement le prestigieux restaurant Le Trianon Palace à Versailles en tant que chef de partie, puis est engagé par Gérard Vié dans le doublement étoilé Les Trois Marches à Versailles. Enfin, il rejoint le prestigieux Carré des Feuillants, situé près de la place Vendôme avec le chef Alain Dutournier comme chef pâtissier. Mais sa passion pour les sucreries viendra vraiment de son expérience au Park Hyatt. C’est en effet dans cet immeuble parisien que Jean-François Foucher, chef pâtissier d’avant-garde, lui offre le prestigieux poste de sous-chef. Ce dernier l’encourage pleinement à développer son potentiel et à oser de nouveaux assemblages. A ses côtés, Yann Couvreur réalise l’évidence : la pâtisserie est dans sa peau !

En 2008, poussé par son mentor, Yann Couvreur embarque pour les Antilles, à Saint-Barthélemy, et plus précisément à l’intérieur du luxueux hôtel Eden Rock. Il est accueilli dans les cuisines comme pâtissier et le jeune homme y perfectionne sa technique.

Après deux années très formatrices, il revient en France pour reprendre la pâtisserie de l’hôtel 5 étoiles Le Burgundy, situé non loin de la place de la Madeleine à Paris. Derrière les fourneaux, Yann Couvreur émerveille les papilles des clients avec ses desserts innovants mais aussi avec son thé gourmand. Son credo ? Réduisez au maximum les sucreries pour faire ressortir le goût pur des fruits. Petit panache de ses créations, proposées à la carte du restaurant : figues de Solliès rôties au jus de xérès, glace noix et shiso, biscuits grand cru équatorien, parfait vanille avec un Baileys à l’intérieur qu’on verse dedans… Tout un poème !

Le jeune homme, pas encore trentenaire, commence ainsi à se tailler la part du lion dans le cercle restreint de la pâtisserie. En 2013, il rejoint l’hôtel 5 étoiles Le Prince de Galles dans le 8ème arrondissement de Paris, rue Georges V, en tant que chef pâtissier. Il accompagne ainsi la chef Stéphanie Le Quellec pour la réouverture de cet établissement après deux longues années de rénovation. Entouré d’une équipe de onze chefs pâtissiers, le jeune pâtissier prépare les petits déjeuners de l’hôtel et ceux du restaurant gastronomique La Scène, le chariot de pâtisserie pour l’heure du thé, les banquets somptueux, les apéritifs… que le jeune homme impose son style, à la fois dans les assiettes de ses clients et auprès de ses équipes : « Un pâtissier ne se contente pas de faire que de bons gâteaux, il doit être bon gestionnaire, savoir compter car sinon il ferme sa boutique. Les bons gâteaux, c’est bien, mais il y a d’autres paramètres à prendre en compte ».

En 2015, il est même sollicité par la chaîne M6 pour devenir jury d’un jour dans l’émission Top Chef. Son talent (et son charme !) ne sont pas passés inaperçus et le jeune pâtissier a réussi à séduire le grand public ainsi que de nombreuses jeunes femmes et jeunes hommes qui se demandaient sur les réseaux sociaux s’il avait une liaison… Malheureusement sur le sujet , Yann Couvreur veut rester discret !

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Pour incarner ses créations, Yann Couvreur a choisi l’emblème du renard. Comment venir ? Car c’est un animal libre, qui parle à tout le monde et qui se retrouve sur toute la surface de la sphère. En plus, l’animal est chic et élégant, à l’image des créations gourmandes de Yann Couvreur… Et puis il est rouge, comme le chef !

Où trouver ses boutiques ?

En septembre 2015, Yann Couvreur décide de partir seul et ouvre sa pâtisserie : « Au-delà du travail d’entrepreneur, c’est très excitant de voir le projet d’une vie prendre forme et exister comme ça », dira-t-il juste avant le lancement de sa Boutique parisienne, située dans le 10e arrondissement de la capitale, avenue Parmentier. Dans cet espace ultra design d’une dizaine de tables, on trouve le gâteau La Merveille, un délicieux entremets au chocolat au lait, noisette et chocolat noir. Les desserts sont ensuite préparés sur place devant les clients : « Le dessert dans l’assiette est mon premier amour ! C’est là que j’ai le plus d’expérience, là où je pense être le plus intéressant et le plus différent des autres. Cette proposition me permet de me distinguer des autres. Les autres pâtissiers de boutique sont les desserts que je préparais dans les hôtels de luxe et les restaurants gastronomiques et que je souhaitais rendre accessibles au plus grand nombre ».

Mais l’aventure ne s’arrête pas là : en 2016 Yann Couvreur est contacté pour préparer les pâtisseries d’un repas servi à bord de l’Orient Express avec son ami le chef Yannick Alléno. Le doux protagoniste de cette croix unique? Une caisse de gariguette fraise meringuée rafraichie à la menthe et chantilly vanille ! Un vrai voyage des sens, en somme…

Acclamé par la critique (et les papilles de ses nombreux clients), Yann Couvreur a ouvert sa deuxième boutique en juin 2017 dans le Marais, rue des Rosiers. Le restaurant, entièrement recouvert de bois, compte une quinzaine de places assises sur des tables hautes : « Ici, ce ne sont pas les gâteaux qui sont exposés, mais les clients » s’amuse le chef. Les prix de ses douceurs sont généralement abordables… Alors pour goûter la fameuse merveille de la praline il faut débourser 6,50 euros.

Fort de son succès, le chef pâtissier s’installe aux Galeries Lafayette Gourmet à Paris en 2018. Et pour la première fois le chef propose une offre de couverts et surtout une carte salée. Pour satisfaire une demande plus large et satisfaire les gourmands de toute la France, le chef prévoit de mettre en place des « Dark labo » tels que des mini-ateliers, un concept qui permettra aux clients de se faire livrer leurs plats ou de récupérer les gâteaux dans un lieu spécifique. au même titre que le « Click and Collect ». Au total, le projet doit s’étendre à près de 22 communes situées en province. L’avantage de ce concept est que les gâteaux sont fabriqués à la commande et évitent ainsi les invendus.

Quelles sont ses pâtisseries emblématiques ?

Avec un dressing visible de tous derrière son comptoir, Yann Couvreur a pour ambition de séduire petits et grands. Qu’est-ce qui rend votre travail unique ? Des desserts confectionnés à l’instant devant les clients et surtout réduits en sucre pour rehausser l’harmonie des saveurs. Les becs sucrés pourront commander le fameux millefeuille à la vanille (qui a fait sa réputation lorsqu’il officiait au Prince de Galles), ou de subtiles tuiles de kouign amann au sarrasin pour une pâte feuilletée et une crème crémeuse à la vanille comorienne. Ce dessert signature a reçu le titre de Dessert de l’année par le guide Lebey en 2014.

Les autres best-sellers de ce pâtissier d’exception ? Le Paris-Brest, avec sa pâte à choux croustillante, sa crème praliné noisette, son praliné noisette salée et son nougat noisette grillée… ou encore le fameux Kouign Amann au sarrasin, croustillant et addictif à souhait, ou le fraisier léger et aérien ! Tout un programme…