A 35 kilomètres au sud de Lyon, dans le département de l’Isère, architecture, gastronomie et musique se conjuguent pour offrir aux visiteurs un voyage dans le temps, de l’Antiquité aux concerts enflammés de Miles Davis lors du festival annuel de jazz, enthousiastes journalistes britanniques du « Daily Telegraph » .

Pénétrer place Charles-de-Gaulle (ancienne place du Palais) par une belle journée ensoleillée à l’heure du déjeuner, c’est comme voyager dans le temps. Certainement pas comme sortir d’une DeLorean ou se trouver dans un quartier digne d’un roman de HG Wells : il n’y a ici aucune trace de pneus qui fument ni de visions du futur. Non, nous sommes en route vers la Rome antique, dans toute sa splendeur architecturale et sa grandeur.

Ce n’est pas le président le plus célèbre de France qui occupe le devant de la scène sur la place qui porte son nom. Ce rôle est allé à des chefs d’État beaucoup plus anciens, mais non moins légendaires : Auguste, le premier empereur romain, et sa femme Livie, à qui était dédié le temple qui occupe la majeure partie de l’espace. Nous sommes confrontés à un chef-d’œuvre de l’art antique avec ses seize colonnes corinthiennes et sa parfaite symétrie, une merveille du 1er siècle qui, dans sa forme et son état de conservation, est inégalée sur le sol français comme la Maison Carrée à Nîmes, conçue presque à l’identique.

Criques et vignobles

L’édifice semble avoir épargné les outrages du temps. Obtenir l’honneur de figurer dans la lignée qui évoque Nîmes est déjà pour lui un bel exploit. En effet, la ville pittoresque du Gard est généralement considérée comme le foyer des plus beaux vestiges de l’Empire romain en France – non seulement avec sa Maison Carrée, mais aussi avec son amphithéâtre en cercle parfait, qui accueille toujours de grands événements estivaux. Mais nous ne sommes pas dans le Gard, ni vraiment dans le sud de la France stricto sensu.

Non, les temples d’Auguste et de Livie sont en réalité situés à près de 225 kilomètres plus au nord, dans le département de l’Isère, et dans une ville moins connue des voyageurs, encore moins ! On pourrait même dire que Vienne est la plus belle ville française dont personne n’a jamais entendu parler. Pas seulement à cause de ce temple, mais aussi à cause de sa situation géographique, avec l’un des fleuves les plus importants de France, roulant inlassablement ses flots au pied de la colline où tout se rassemble. Et qui dit Rhône dit vignoble. Les coteaux autour de Vienne en regorgent : d’autres groupes de Grenache, Viognier, Camarèse, Mourvèdre s’épanouissent sous le soleil gaulois.

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A ce stade, une précision est apportée : en réalité, Vienne n’est qu’une ville de province de 30 000 habitants, éclipsée par sa proche voisine Lyon, qui se trouve à 35 kilomètres en amont. Mais visitez pendant les mois les plus chauds, lorsque les convives se pressent à l’intérieur ou sur les terrasses des petits restaurants de la rue du Musée et de la rue de la Table-Ronde – comme Muse, qui sert une épaule d’agneau épicée, ou au restaurant L’Estancot, qui se spécialise en « criques » (galettes de pommes de terre râpées frites, typiques de la région du Rhône), garnies de crevettes, de champignons et de bien d’autres condiments.

Ce qui suit est réservé aux clients…

Atlantique et anti-européen sur le fond, farouche et engagé sur la forme, c’est le premier journal conservateur de référence. Fondé en 1855, c’est le dernier quotidien de qualité qui n’abandonne pas le grand format.

L’ordre du jour est très fréquenté, notamment à cause de la Circulaire de la Cour qui présente les activités quotidiennes de la famille royale. Un autre rendez-vous très attendu est le petit dessin animé toujours élégant et mignon de Matt en première page. Détenu jusqu’au début de 2004 par le magnat des médias Conrad Black, le titre est désormais détenu par les frères milliardaires David et Frederick Barclay.

Il a été le premier quotidien britannique à ouvrir le site en 1994, qui de l’avis général est l’un des plus complets du monde anglo-saxon. Très interactif, mettant en ligne tous les contenus quotidiens et, à la fin de chaque article, proposant des références vers d’autres liens.