La France, et plus particulièrement ses capitales, a été placée sur l’échelle internationale de l’insécurité. Là, les Français ont été surpris de constater que, par exemple, Paris était moins sûr que Téhéran.

Vols à la tire, braquages, drogue, viols… Peut-on encore se promener dans Paris en toute tranquillité la nuit (et dans certains cas le jour) ? Selon une étude rapportée il y a quelques jours par Le Figaro, ce ne serait pas une bonne idée. Cette étude a été menée par le site Web de recherche Numbeo.

Insécurité : les villes françaises parmi les villes les moins sûres ?

Selon ce site qui a classé 453 villes dans le monde, sur les 12 villes françaises qui y figurent, une seule (Strasbourg) est présente dans le top 200. La ville de Bordeaux était classée au 272, et Toulouse au 282.

« La France pâlit de plus en plus par rapport aux autres pays européens », note Le Figaro, qui révèle que la capitale Paris est classée 350ᵉ, tandis que Marseille est moins bien notée 407ᵉ sur 453.

Paris plus risquée que Bogotá et Téhéran !

Selon ce classement, derrière le Brésil et l’Afrique du Sud, la France est classée 27ᵉ sur 29 pays concernés par le classement et compte au moins 4 places notées.

Un lieu obscur, pas étonnant quand on voit que Paris ou Marseille sont moins sûrs dans ce classement que Téhéran, l’Iran ou Bogotá, la Colombie, classés respectivement 347ᵉ et 406ᵉ.

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Ce classement est-il fiable ?

Pas du tout, répond le quotidien français Le Parisien dans un article publié hier. Le journal s’interroge sur la fiabilité de l’étude.

Le problème de ce classement, selon Le Parisien, c’est qu’il « ne repose sur rien ». Pour collecter ses données, il lui suffit de poser 15 questions aux internautes après leur entrée sur leur lieu de résidence. Ils ne sont pas tenus de fournir des preuves de ce qu’ils disent.

Le pire, ajoute l’article du Parisien, c’est que seule une poignée d’internautes ont répondu à ces questions. 430 pour Nantes, 106 pour Bordeaux et seulement 64 pour Strasbourg, prévoit l’agenda. Les répondants n’ont même pas à prouver qu’ils résident dans la ville en question, ajoute-t-il.