Le gouvernement a déposé cette semaine des amendements visant à modifier les modalités d’utilisation du CPF, le Compte Personnel de Formation, et à en reverser une partie.

La formation gratuite au CPF, Compte Personnel de Formation, touche à sa fin. Le gouvernement a déposé samedi un amendement au projet de budget 2023, pour introduire une participation financière des travailleurs correspondant au coût de la formation. L’Assemblée populaire étudiera l’instrument dans les prochains jours, et la mesure peut être bien adoptée grâce à la mise en œuvre de l’article 49.3.

Le CPF permet d’acquérir des droits à la formation pendant la vie active. Jusqu’en 2019, ces droits sont en euros et permettent de financer des formations. Le nombre de formations a quadruplé en trois ans (de 517 000 en 2019 à 2,1 millions en 2021). En près de trois ans, cinq millions de personnes ont été formées pour un coût de sept milliards d’euros.

Le gouvernement assume vouloir réguler cet outil

Le travail fait pour le gouvernement. En trois ans, 5 millions de personnes ont été formées sur leur compte personnel de formation. « Nous leur avons dit que beaucoup de gens pouvaient connaître le matériel, maintenant il faut le réglementer », a précisé le ministère de l’Education et de l’Artisanat.

Le CPF doit être très « professionnel » : nous voulons permettre à l’utilisateur, et chaque cours suivi doit s’inscrire dans un projet professionnel. De ce fait, les demandeurs d’emploi et les travailleurs agréés en formation chez l’employeur n’ont aucun autre versement à effectuer.

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« C’est très compliqué, même si c’est infime, de demander aux gens de payer »

Tous les autres utilisateurs contribueront au coût de leur formation. Combien d’entre eux? Rien n’est décidé, mais « clairement ce ne sera pas la moitié », selon une source.

La mesure divise les professionnels de la formation et risque de « retarder les formations » selon Anne, une formatrice britannique. « J’ai beaucoup de demandes de personnes que je n’ai pas reçues il y a trois ou quatre ans », a-t-elle expliqué. « C’est très difficile, même si c’est petit, de demander aux gens de payer ».

Les négociations entre le gouvernement et les partenaires communautaires devraient être terminées d’ici la mi-décembre.