La variante Omicron du Covid est la plus répandue en France via la sous-gamme BA5. La sous-ligne BQ 1.1 de celui-ci avance fin octobre. Omicron est la variante la plus contagieuse de Covid. Quels sont les symptômes? Quelle est la période d’incubation ?

Découverte en Afrique du Sud en novembre 2021, la variante Omicron du coronavirus circule largement en France et sa sous-lignée BA.5 se retrouve partout. Omicron calcule également le nombre d’infections à Covid dans le monde. Parmi les sous-lignées BA.5, l’apparition de la sous-lignée BQ.1.1 est en augmentation, indique Santé publique France le 20 octobre. « Cette variation génétique est typique de la circulation verticale de la variation, qu’il convient de contrôler », explique l’agence. Omicron est la variante la plus infectieuse du Covid par rapport aux précédentes variantes préoccupantes ou COV (Alpha, Delta…). Et vous pouvez l’autoriser deux fois – bien que le risque de réinfection par Omicron soit encore plus élevé si vous avez été infecté par une autre variante (Delta…). Les symptômes courants sont la fatigue, la fièvre, les maux de tête. Définition, période d’incubation, symptômes courants, propagation, efficacité des médicaments, traitement… Tout savoir sur la différence Omicron.

C’est quoi le variant Omicron ?

La variante Omicron a été signalée pour la première fois à l’OMS par l’Afrique du Sud le 24 novembre 2021. Le Royaume-Uni a été, avec la Norvège et le Danemark, l’un des premiers pays du continent européen à être touché par la variante Omicron. L’épidémie a débuté à Londres en décembre 2021 puis a gagné la France. Cette variante appartient à la gamme Pango B.1.1.529. « La différence a un grand nombre de changements », a expliqué le Dr. Maria Van Kerkhove de l’Organisation mondiale de la santé le 25 novembre 2021. Suppression 69/70 et substitutions K417N, S371L-S373P et Q493R.

L’apparition progressive de sous-lignées est attendue.

Dans l’avis de décembre 2021, le Conseil scientifique français a rappelé que « de nombreux changements sont observés sur la protéine Spike (environ 30), certains changements sont observés dans le gène de la protéine N et dans le gène NSP6, changements qui peuvent affecter le taux d’infection « . Selon Santé Publique France, les trois principales caractéristiques d’Omicron sont sa haute transmissibilité, la fuite du système immunitaire et sa dégradation. La gamme Omicron comprend cinq lignes BA.1, BA.2, BA.3, BA.4 et BA.5. Au sein de l’Omicron et de la BA.5, de nombreuses sous-lignes ont été définies. « Cette diversité génétique est un phénomène régulier de circulation dynamique de cette diversité, qu’il faut suivre, explique Santé Publique France dans l’analyse du risque de diversité publiée le 5 octobre. Une diversité différente peut obtenir les mêmes changements et, si elle donne un avantage concurrentiel (transmission accrue, taux d’infection élevé, contournement de la réponse immunitaire), ces variants peuvent se propager largement. » La variante Omicron a été classée comme « préoccupante » ou VOC par l’OMS le 26 novembre 2021. Il existe trois types de variantes selon la classification de l’OMS : les COV (variante préoccupante telle que Delta, Alpha, Beta, Gamma et Omicron), VOI (variante préoccupante) et VUM (différent sous observation en tant que variante XD).

C’est quoi les variants BA4 et BA5 ?

Les sous-lignées BA.4 et BA.5 ont été découvertes début avril 2022. Ces deux sous-lignées, principalement trouvées en Afrique du Sud, sont très similaires à BA.2 mais leur protéine Spike possède également la mutation L452R (qui a provoqué une augmentation de transmission de la variante Delta) ce qui explique pourquoi ils sont si étroitement surveillés par les adultes en bonne santé. Mi-juin, la sous-lignée BA.5 est devenue dominante en France : BA.4 continue de circuler mais à des niveaux inférieurs.

Combien de cas du variant Omicron en France ?

COV Omicron est actuellement dominant en France. Le 3 octobre, il représentait 100 % de la séquence interprétée dans la capitale française. Au sein de l’Omicron VOC, BA.5 est dans le domaine public depuis plusieurs mois maintenant. BA.4 (y compris tous ses articles) continue de circuler mais à des niveaux inférieurs à BA.5.

Parmi les premiers cas détectés d’Omicron en France, un cas en Vendée, un dans le Haut-Rhin a été confirmé par l’ARS de la région Grand Est en décembre 2021, un autre cas en Ile-de-France, Seine et Marne a été annoncé par la Agence Régionale de Santé d’Ile de France.

La charge virale diminuerait après 6 jours.

Combien de jours est-on contagieux avec Omicron ?

Selon une étude de chercheurs japonais publiée en janvier 2022, les cas vaccinés par Omicron peuvent être contagieux pendant 10 jours après leur diagnostic ou le début de leurs symptômes. La quantité d’ARN viral (peut être considérée comme un « virus viral ») dépasse 3 à 6 jours après le diagnostic ou 3 à 6 jours après l’apparition des symptômes, et diminue progressivement avec le temps. Selon des études rapportées par Santé Publique France, « Omicron est trois fois plus contagieux que Delta ». Sa sous-ligne BA2 était « plus contagieuse (+30%) (que BA1, ndlr) » racontait le professeur Arnaud Fontanet à France Inter le 14 mars. La BA.5 l’était encore plus. « Omicron se réplique très rapidement dans les cultures primaires de cellules épithéliales nasales, surtout que Delta, qui lui-même s’est répliqué plus rapidement que n’importe quelle variante connue auparavant », ont confirmé des chercheurs britanniques dans une étude publiée fin décembre. Sa transmissibilité serait augmentée car il utilise une autre voie d’entrée dans les cellules : « Omicron est capable d’entrer dans les cellules d’une manière indépendante de TMPRSS2 (voie classique, ndlr), par la voie endosomale. Nous soupçonnons que cela permet à Omicron de infecter un grand nombre de cellules de l’épithélium respiratoire, le rendant plus infectieux à des doses plus faibles, et en améliorant la transmissibilité intrinsèque. » ont dit les scientifiques. En revanche, ce serait « moins de recirculation dans les poumons » réduisant le risque de maladie grave.

Quelle est la durée d’incubation d’Omicron ?

La période d’incubation de la variante Omicron est plus courte que celle de l’ancienne variante du premier Covid : « Nous sommes face à une variante (Omicron, ndlr) avec un temps (d’entrée, ndlr), avant que les symptômes n’apparaissent », qui est allé de 5 à 3 jours », a déclaré le professeur Yazdan Yazdanpanah du Conseil scientifique sur BFM-TV le 2 janvier.

Quels sont les symptômes du variant Omicron ?

Le bilan des symptômes observés chez les personnes traitées par Omicron provient de données de Santé Publique France et d’une étude anglaise publiée par The Lancet en avril 2022, qui a été menée sur plus de 60 000 volontaires. La présentation clinique de l’infection à Omicron est différente de celles qui circulaient auparavant avec des formes plus bénignes. Omicron provoque moins d’essoufflement que Delta car il affecte moins les poumons. Une étude suédoise a également montré des cas d’odynophagie aiguë chez des personnes contaminées par l’Omicron (douleur ressentie à la déglutition et mal de gorge).

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Quelle est la durée des symptômes ?

Selon les cas analysés par Santé Publique France, la durée des symptômes est en moyenne de quatre jours chez les personnes infectées par Omicron, de trois jours chez celles injectées en rappel. Ce délai est un peu plus long pour les personnes contaminées par les lignées BA4 et BA5 : sept jours en moyenne, selon les chiffres de Santé publique France.

Quels sont les risques de réinfection avec Omicron ?

La différence .Omicron se caractérise par une transmission accrue et une évasion de protection « importante ». « La fuite de la réponse immunitaire d’Omicron est également associée à un taux plus élevé de réinfection par Omicron (suite à une infection antérieure par une autre souche) que les souches précédemment en circulation », a déclaré Santé Publique France. Selon les informations portugaises, une ancienne infection BA.1 ou BA.2 offre en revanche une protection importante contre l’infection par BA4 et BA5 mais qui diminue avec le temps.

Pourquoi ce variant s’appelle Omicron ?

Comme Alpha, Beta, Delta, Gamma… Omicron est le nom de la lettre de l’alphabet grec (la quinzième), qui est « accessible aux non-scientifiques » et « non critique » des noms systématiques placés à la place des noms de les gènes du Sars-CoV-2, explique l’OMS. L’alphabet grec compte 24 lettres. Les 13e et 14e caractères n’ont pas fait l’objet d’une distinction, car l’OMS n’a pas indiqué la raison.

Quelle est l’efficacité des vaccins ?

La vaccination protège avant tout du risque d’une forme grave de Covid. Très contagieux. Surtout avec la variante Omicron et la sous-lignée BA5 qui est hautement contagieuse et évite l’immunité soit après avoir eu le Covid soit après vaccination. La période de protection de BA4 et BA5 serait de cinq et cinq mois après la troisième dose de protection de quinze mois à la souche index de Covid (Wuhan). Les vaccins bivalents Covid basés sur la variante Omicron et le premier design Wuhan ont été homologués en France à l’automne 2022, uniquement pour des doses supplémentaires pour les personnes à risque de formes sévères.

Quelle est l’origine du variant Omicron ?

La souche Omicron a été signalée pour la première fois à l’OMS par l’Afrique du Sud le 24 novembre 2021. La première infection connue confirmée par Omicron en Afrique du Sud provenait d’un échantillon prélevé le 9 novembre 2021. La souche Omicron a également été détectée au Botswana dans des échantillons prélevés sur 11 novembre 2021.

« L’efficacité du test de diagnostic (PCR ou antigénique) ne semble pas se réduire à Omicron » confirmait Santé Publique France en juin 2022. Le programme de diagnostic a évolué en France pour se focaliser sur la recherche de mutations propres à chaque variant. Jusqu’à présent, les indicateurs sont considérés comme la présence de la mutation E484K (A1), la présence de mutations en position L452 (C1) et la présence de mutations associées à Omicron (del69-70 et/ou K417N et/ou S371L- S373P) . et/ou Q493R, D1).

Est-il moins dangereux ?

La variante Omicron a une virulence plus faible que les variantes précédentes de Covid en raison en partie de l’efficacité du vaccin protégé contre les formes sévères. « Il n’y a aucun signe d’inquiétude associé aux BA.4 et BA.5 » indique Santé publique France dans une évaluation des risques des différentes publiée le 5 octobre. Une étude récente au Royaume-Uni a montré que le risque d’hospitalisation suite à BA.4 ou L’infection de BA.5 est la même que celle de BA.2. Toujours au Royaume-Uni, une autre étude n’a trouvé aucune différence dans l’efficacité du vaccin contre l’hospitalisation entre BA.2 et BA.5. En Afrique du Sud, une étude comparant le taux de mortalité à différents moments a montré un taux de mortalité de 7,1% durant le cycle BA.4/BA.5, contre 10,9% durant le cycle BA.1/BA.2. La propagation du variant Omicron a été associée à une diminution significative du nombre d’hospitalisations par rapport aux autres variants, ce qui a permis de réduire son impact sur la santé publique.Ce faible risque proviendrait du fait que le variant Omicron attaque le système. moins pulmonaire. L’Omicron « donne des formes cliniques faibles car il est plus fréquent dans les voies respiratoires supérieures et moins dans l’air inférieur, donnant moins de pneumonies (que Delta, ndlr) » a confirmé le Pr Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, sur BFM-TV lundi, 10 janvier.

Quels sont les traitements contre Omicron ?

Le traitement de l’infection par le variant Omicron n’est pas différent de l’infection Covid précédente (paracétamol pour la tête, etc.). D’autre part, des anticorps monoclonaux peuvent être administrés à certains patients qui ne semblent pas efficaces contre Omicron. « L’efficacité du virus monoclonal est la même entre BA.4 et BA.5, avec une perte/augmentation d’efficacité par rapport à BA.2 pour les autres anticorps/combinaisons » indique Santé Publique France. Selon une étude de chercheurs de l’Institut Pasteur publiée en décembre 2021, sur les neuf anticorps monoclonaux utilisés en clinique ou en phase de développement, six perdent complètement leur activité antivirale, et les trois autres sont trois à quatre-vingts fois moins efficaces sur Omicron en comparaison. à Delta. Chez les patients français traités par Evusheld, la neutralisation sérique était réduite pour BA.2 par rapport à Delta et, moins clairement, apparaissait plus faible pour BA.5 par rapport à BA.2. « Le niveau d’inconfort a diminué avec le temps, à un rythme rapide de BA.5 » informe Santé Publique France.

Prévalence des symptômes, durée et risque d’hospitalisation chez les patients infectés par le SRAS-CoV-2 lors de l’administration d’omicron et de variantes delta : une étude observationnelle prospective de l’étude ZOE COVID. 7 avril 2022.

Analyse des données disponibles sur la possibilité de réinfection par le SARS-CoV-2 de la base SIDEP au 31 mars 2022. Données du 20 mars 2022. Santé Publique France.

Covid-19 : Estimations préliminaires des variants Delta et Omicron chez les patients hospitalisés à l’AP-HP du 1er décembre 2021 au 4 janvier 2022. 10 janvier 2022. AP-HP.

La variante SARS-CoV-2, Omicron, montre une réplication rapide dans les cultures épithéliales nasales humaines primaires et utilise désormais la voie d’entrée endosomale. Thomas P. Peacock1. Département de contrôle des maladies, Imperial College London, Royaume-Uni, W2 1PG

Avis du Conseil Scientifique sur le COVID-19 16 décembre 2021. 17 décembre 2021.

Mise à jour sur la variante SARS-CoV-2 d’Omicron (B.1.1.529). Santé publique française. 26 novembre 2021

Les autorités sanitaires françaises étudient les effets possibles des personnes atteintes de la variante Omicron sur le territoire français. Ministère de la Santé. 28 novembre 2021

Améliorer la préparation d’Omicron (B.1.1.529) : Note technique et actions clés pour les États membres du siège de l’Organisation mondiale de la santé 28 novembre 2021

Une nouvelle variation a été observée dans plusieurs pays d’Afrique australe. Gouvernement.fr. 26 novembre 2021.

Foire aux questions sur la souche SARS-CoV-2 mutée B.1.1.529 en Afrique du Sud. Institut national des maladies transmissibles. 25 novembre 2021.

Axé sur la surveillance des médias COVID-19 au Népal. OMS. 26 novembre 2021.