Le contexte économique ne favorise pas un bon hiver 2022/2023. Il est même arrivé au point que certaines stations de ski pourraient ne pas ouvrir cet hiver en raison d’une forte hausse des coûts énergétiques. Ainsi, à Font-Romeu (Pyrénées-Orientales), où le mégawattheure est passé de 70 euros à 622 euros, la municipalité envisage de fermer la centrale au 1er janvier si elle ne bénéficie pas d’aides gouvernementales. Comme le rappelle le président de l’Association nationale des maires des stations de montagne, les touristes ne sont pas les seuls concernés : 120 000 emplois dépendent de l’ouverture de la station cet hiver. Mais comme le budget de l’Etat ne peut pas augmenter indéfiniment, les stations doivent prendre des mesures pour réduire les coûts tout en restant ouvertes : on pourrait par exemple réduire la vitesse des télésièges, ouvrir des pistes moins longues, limiter l’utilisation des canons à neige, entretenir moins de pistes. La station de Puigmal 2900, également dans les Pyrénées-Orientales, souhaitant participer à l’effort collectif pour faire face à la crise, annonce la fermeture des remontées mécaniques trois jours par semaine hors vacances scolaires et souhaite limiter la fréquentation à 1 200 personnes sur les pistes, et dans les gares.

En plus de ces mesures, il est à craindre que les professionnels de ce secteur n’imposent des surcoûts de fonctionnement à leurs tarifs. C’est déjà le cas dans les Aravis (Le Grand-Bornand, La Clusaz), où le forfait journée est passé de 43,50 euros à 47 euros. On sait déjà que moins de 10% des Français se rendent aux sports d’hiver. De manière générale, les prix ont tendance à monter en flèche pour les destinations les plus prisées et le risque est de voir la clientèle de la trêve hivernale se segmenter davantage. De plus, les voyageurs ont pris les devants : ils privilégient pour l’instant les réservations de séjours tout compris dans les villages de vacances, au détriment des appartements meublés qui n’incluent pas les tickets de remontées mécaniques et la location de matériel. . On estime que le coût moyen d’un séjour au ski se situe entre 550 euros et 900 euros par personne. Il peut être difficile de faire des affaires si vous souhaitez partir en famille pendant les vacances scolaires, mais, hors vacances scolaires, des opérateurs et sites spéciaux proposent des réductions importantes (- 40% voire plus si vous acceptez de partir en fin de saison, fin avril par exemple) . Quoi que vous choisissiez, assurez-vous que les forfaits de ski et la location de matériel sont inclus dans le prix. Parfois, il est possible d’inclure le voyage (en train), ce qui réduit encore les coûts. Pour cet hiver, les offres seront à surveiller, sachant que plus la fréquentation sera faible, plus les opérateurs baisseront leurs tarifs pour garantir le taux de remplissage maximum de la station. Sachez également que, dans des situations tendues, une réservation faite à la dernière minute vous réservera à coup sûr d’agréables surprises.

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Vous n’êtes pas un fanatique de la montagne ? Cet hiver vous offrira de belles opportunités de rester au soleil pour pas cher. Ainsi, pour voyager en Egypte, destination boudée depuis le Covid, il existe une formule à -60% chez certains opérateurs. C’est l’occasion de faire une croisière sur le Nil : 8 jours / 7 nuits, au départ de Nantes, début janvier, en pension complète pour moins de 700 euros par personne (offre PromoSéjours). C’est aussi le moment de visiter Djerba (Tunisie), les Cyclades (Grèce), les Canaries, l’Andalousie, la Croatie…

Equipement obligatoire en montagne

Il est désormais obligatoire d’équiper son véhicule de pneus d’hiver ou d’avoir des chaînes ou des chaussettes à neige du 1er novembre 2022 au 31 mars 2023 dans certaines régions montagneuses. Tous les véhicules à quatre roues ou plus sont pris en compte, et ce, dans 48 départements situés dans les montagnes suivantes : Alpes, Corse, Massif Central, Massif Jura, Pyrénées, Massif des Vosges. La liste des communes concernées est téléchargeable sur le site de la Sécurité Routière (securiteroutiere.gouv.fr). Les pénuries de matériel sont passibles d’une amende de 135 euros, mais il n’y aura pas de sanctions avant fin 2022, a précisé le ministère des Transports.