« De noche los gatos son pardos » est le seul film suisse en compétition internationale du Locarno Film Festival de cette année. Rencontre avec le réalisateur zurichois de 37 ans, Valentin Merz.

La bande est en train de tourner un film libertin costumé à la campagne lorsque le réalisateur Valentin disparaît subitement. Alors que la police locale enquête, la fusillade continue mais prend une tournure étrange. Robin, le directeur de la photographie et amoureux du réalisateur, tient sa promesse et atteint le Pacifique mexicain.

Le film « De noche los gatos son pardos » est traversé par les thèmes de l’amour, de la sexualité, de la mort et de l’amour pour le cinéma. Il a été tourné dans le Limousin, en France et au Mexique.

Son titre, « De noche los gatos son pardos » (Tous les chats sont gris la nuit), est une phrase prononcée par « muxe », qui dans la culture zapotèque d’Oaxaca, au sud du Mexique, est un homme qui se déguise en femme. explique Valentin Merz Keystone-ATS. Une phrase qui signifie « nous pouvons être ce que nous voulons dans le noir ».

Le corps au centre

Le corps sous toutes ses formes est au centre du film. D’abord dans des scènes érotiques, puis se transformant en zombie ou encore avec l’apparition d’un fantôme de femme mexicaine, et enfin un cadavre transformé en cendres. C’est aussi une métaphore de la vie : « Le film joue avec la présence et la disparition du corps, ainsi qu’avec sa fragilité.

Une grande place est laissée à l’improvisation. Le réalisateur estime qu’il est né d’un triple engagement : s’impliquer à la fois devant et derrière la caméra, sans oublier de gérer le projet collectivement.

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« Je ne savais pas exactement quel serait l’objet final », note Valentin Merz. « Ce n’est qu’après avoir tourné les plans larges que les choses sont venues spontanément », explique Jean-Charles de Quillacq, qui incarne l’inspecteur de police français dans le film.

« Le poste de PDG peut parfois être assez onéreux, avec ses responsabilités et ses exigences. Les moments où je jouais étaient des moments de détente », raconte-t-il.

Valentin Merz a passé une partie de sa vie au Mexique et en Allemagne à Berlin, où il a travaillé au théâtre et au cinéma. En 2018, il crée sa société de production Andrea Films. Auparavant, il a étudié le cinéma à la HEAD, Haute école d’art et de design de Genève.

« C’est un honneur pour nous de présenter le film en compétition à Locarno. C’est aussi une excellente plateforme », a-t-il déclaré. « Avec ce long métrage, j’ai pu mettre fin à ma phase de recherche, ce qui n’était plus possible dans le cas des courts métrages. »

Le film sera projeté dans les cinémas germanophones en octobre.