Guerres, changement climatique, problèmes sociaux, covid-19… En 2022, notre santé mentale a connu plus qu’un déclin. Et le petit n’est pas en sécurité. Selon une nouvelle étude réalisée par l’Ifop pour Notre avenir à tous, un jeune de 11 à 15 ans sur deux est en état de dépression : 53 % d’entre eux présentent des symptômes d’anxiété et 48 % présentent des symptômes de dépression.

Selon ce baromètre annuel, 31 % d’entre eux sont même suspectés d’avoir un trouble anxieux généralisé, soit une augmentation de six points en un an. A noter : ce phénomène touche aussi bien les filles que les garçons, et pour la première fois, il touche les adolescents des classes supérieures.

Quelques constats alarmants : 10% des jeunes sont gravement déprimés. Et les pensées suicidaires se poursuivent à un rythme alarmant : 17 % des jeunes se déclarent « encombrés de pensées suicidaires » en 2022, contre 10 % en 2021.

Quelles sont les causes de ce malheur ?

Quelles sont les causes de ce mal-être ?

« Si la préoccupation pour l’environnement reste une réalité forte pour près d’un jeune sur deux, la situation mondiale les presse encore plus », observe l’étude. Les trois principaux facteurs affectant notre jeunesse sont :

De nombreux problèmes provoquent des malentendus, de l’anxiété et de la peur. Plus d’un jeune sur trois craint même la fin du monde (37%).

L’école et son système de notation sont aussi une source majeure d’anxiété : 63 % des jeunes « s’inquiètent beaucoup quand ils ont des questions ou se voient attribuer des notes » et 37 % ont même « peur des professeurs a-t-il dit ».

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Gardez l’œil ouvert pour les films, les jeunes prennent leur malaise à fond !

Soyez vigilants, les ados sous-estiment leur mal-être !

Selon l’enquête, malgré le niveau d’anxiété, le niveau de santé rapporté en général reste stable. Un paramètre déterminant est le fait que les jeunes ont tendance à sous-estimer leur inconfort. Bien que les chiffres ci-dessus parlent d’eux-mêmes, lorsqu’on les interroge, seulement 6 % des jeunes interrogés disent qu’ils ne vont pas bien.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que parallèlement, de nombreux jeunes en bonne santé disent ne pas parler de leurs problèmes. La plupart des jeunes interrogés ont déclaré pouvoir parler à leurs proches des choses qu’ils aiment (87%), de ce qu’ils veulent faire plus tard (84%), des problèmes qu’ils rencontrent (77%) ou qu’ils recherchent pour obtenir des conseils sur les questions qui les concernent. (69%). Mais un jeune sur quatre déclare n’avoir personne à qui se confier. Pire, un adolescent sur deux pense même que ses problèmes ne sont pas assez graves pour en parler à quelqu’un !

Dans la vidéo : 1 adolescent sur 2 présente des symptômes d’anxiété

En vidéo : 1 jeune sur 2 présente des symptômes d’anxiété