Dans le cadre de la Journée mondiale du rachis qui a lieu chaque année le 16 octobre, l’Association française de chiropractie souhaite sensibiliser le grand public à la prévention des troubles musculo-squelettiques et propose un bilan gratuit sur inscription. L’événement est plus précisément l’occasion de rappeler l’importance d’une colonne vertébrale saine et de prodiguer des conseils sur la posture et l’hygiène de vie.

Porter des charges, faire du sport, faire des mouvements répétitifs, se tordre… tout au long de notre vie, la colonne vertébrale est extrêmement sollicitée. Véritable charpente du corps humain, il remplit de nombreuses fonctions dont une fonction clé de protection de la moelle épinière et des nerfs qui la quittent pour atteindre différentes parties du corps. C’est pourquoi son usure affecte très rapidement la qualité de vie, le mal de dos étant souvent qualifié de « mal du siècle ». A tout âge, il est donc primordial d’en prendre bien soin pour conserver une bonne santé, un réflexe qui nécessite l’adoption de bons réflexes au quotidien, à commencer par une posture adéquate, mais aussi par un bilan de santé régulier chez un spécialiste. . . Comme un chiropracteur, dont le rôle, encore méconnu en France, est de diagnostiquer, prévenir et prendre en charge les dysfonctionnements squelettiques et leurs conséquences, notamment au niveau du rachis et des membres. Ces dysfonctionnements se traduisent notamment par des douleurs ou une limitation des mouvements.

La chiropratique repose sur une conception globale du fonctionnement du corps et des relations entre la colonne vertébrale, le système nerveux et certains troubles de santé. Elle prend ainsi en compte les facultés de récupération du corps humain et repose principalement sur des actes de manipulation vertébrale, des manœuvres d’ajustement vertébral et de mobilisation articulaire. Selon l’Association Française de Chiropratique, près de 1500 chiropracteurs sont inscrits auprès des Agences Régionales de Santé (ARS) comme tous les autres professionnels de santé, sachant que l’exercice de cette profession a été légalisé par la loi du 4 mars 2002 dite « loi Kouchner ». ”. A l’occasion de la journée mondiale du rachis le 16 octobre, l’association organise une campagne de prévention des troubles musculo-squelettiques et vous invite à bénéficier d’un bilan chiropratique et postural gratuit : sur rendez-vous du lundi 10 au samedi 15 octobre, les chiropraticiens pourront détecter tout trouble musculo-squelettique, identifier leurs causes et prodiguer des conseils adaptés.

Des troubles musculosquelettiques en hausse depuis la généralisation du télétravail

Ce dernier précise que « durant cette semaine, des chiropracteurs proposeront des bilans vertébraux aux Français et délivreront des conseils et des exercices personnalisés, pour prévenir et apaiser tensions et douleurs. Car au-delà du traitement, les chiropraticiens peuvent aussi et surtout prodiguer des conseils de prévention vis-à-vis des troubles musculo-squelettiques (TMS), affections touchant les articulations, les muscles et les tendons. Et pour cause : elles représentent la première cause d’indemnisation des maladies professionnelles en France selon l’Assurance Maladie, sachant que les maux de dos représentent 20% des accidents du travail. Les parties du corps les plus fréquemment touchées sont : le dos, les membres supérieurs (poignet, épaule, coude) et plus rarement les membres inférieurs (genoux). Celles-ci résultent d’un déséquilibre entre les capacités physiques de l’organisme et les contraintes et contraintes auxquelles il est exposé. S’ils peuvent apparaître rapidement, ils s’installent le plus souvent progressivement après une longue période de stress intensif sur les parties du corps atteintes.

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Aussi, qu’il s’agisse d’une activité professionnelle ou de la vie quotidienne, il faut veiller à éviter les mouvements répétitifs dans des positions inconfortables. Il est également important lors des activités de loisirs de maintenir la souplesse des articulations et une bonne fonction musculaire. « Suite à la généralisation du télétravail, nous avons constaté une augmentation des troubles musculo-squelettiques, liée à une modification de nos habitudes de vie et de travail. », explique Charlène Chéron, chiropraticienne. « Bien sûr, le télétravail a ses avantages, cependant, le dos peut aussi être mis à rude épreuve. En cause : sédentarité et espace de travail inadapté à domicile. Selon une étude menée par Santé Publique France en 2020, les salariés nouvellement télétravaillés avaient 2,5 fois plus de risques de souffrir de lombalgies que les salariés n’ayant pas eu de changement dans leurs conditions de travail. De plus, les personnes qui travaillaient dans des logements exigus avec des familles plus surpeuplées avaient un risque accru de développer des douleurs lombaires. »

Comment limiter les douleurs au travail et à la maison ?

Deux facteurs sont ainsi essentiels dans la prévention des TMS : la pratique d’une activité physique et l’ergonomie de son poste de travail. Si l’activité physique ne peut à elle seule prévenir les risques de TMS, elle y contribue selon plusieurs études. En effet, « l’activité sportive contribue à une amélioration de l’hygiène et de la qualité de vie au travail et au quotidien, ce qui permet de contrer l’apparition des TMS. Activité physique qui vous aide à connaître vos mouvements, votre respiration pendant l’effort est un excellent moyen de renforcer vos muscles et vos articulations. », souligne l’Association française de chiropractie. Une visite chez ce professionnel est aussi l’occasion de recevoir des conseils pour améliorer l’ergonomie de son poste de travail, même si certaines recommandations sont déjà bien connues. Tout d’abord, régler la position de sa chaise pour qu’il puisse utiliser son clavier avec les poignets et les avant-bras posés sur le bureau. Les coudes doivent être collés de chaque côté de votre corps et les bras doivent former un angle droit au niveau de l’articulation du coude.

Les pieds, en revanche, doivent être à plat sur le sol. La hauteur de votre chaise doit positionner les genoux légèrement en dessous du niveau de vos cuisses : si ce n’est pas possible, il faut utiliser un repose-pieds. L’écran doit être placé devant à hauteur des yeux et en terme de distance, la longueur du bras est un bon repère. Il en va de même pour le clavier à placer juste devant soi et en veillant à laisser 15 à 20 centimètres entre le bord du bureau et ce dernier afin que les poignets puissent se reposer régulièrement lors de l’interruption de la frappe. , même si nécessaire d’utiliser un repose-poignet. Et la souris ? Celui-ci doit être positionné et utilisé au plus près de vous, sans oublier d’utiliser un tapis de souris ergonomique pour plus de confort et pour limiter les tensions. Toutes ces recommandations visent à compléter une habitude quotidienne essentielle, celle de faire des pauses régulières. Étirez vos jambes, étirez-vous… « il est essentiel de ne pas rester assis trop longtemps pour ne pas générer de douleurs dans le bas du dos, les épaules ou la nuque. », conclut l’association.