Comme nous les utilisons tous les jours, nous voulons des casseroles qui durent mais surtout qui ne nous empoisonnent pas ! Nous avons passé au crible les principaux matériaux proposés pour vous aider à choisir le bon matériel de cuisson.

Pour nous faciliter la vie, les fabricants proposent des ustensiles pratiques qui vont du frigo au four, des ustensiles efficaces qui conduisent bien la chaleur, ou encore des ustensiles malins qui cuisent sans coller. Oui, mais la santé à travers tout ça ? Certains matériaux peuvent en fait libérer des composés nocifs classés comme cancérigènes ou perturbateurs endocriniens. Pour éviter d’en trop ingérer, mieux vaut jeter certains matériaux et en privilégier deux : le verre et l’inox.

Le plastique : pas fantastique

Si certains emballages plastiques indiquent qu’ils peuvent être cuits au four à micro-ondes ou que certains films plastiques peuvent être cuits, mieux vaut éviter de les chauffer, car cela favorise la migration des composés plastiques dans les aliments. « On sait peu de choses sur leur composition, chaque fabricant a sa propre recette. Même ceux affichés « sans bisphénol Ata », qui est un perturbateur endocrinien, peuvent contenir d’autres bisphénols tout aussi problématiques », pointe le nutritionniste Dr Laurent Chevallier.

L’aluminium : à éviter

Léger, recyclable et bon conducteur de chaleur, l’aluminium semble intéressant au premier coup d’œil dans la cuisine. Oui, mais c’est un métal lourd, toxique pour l’organisme, notamment le système nerveux, le tissu osseux et les intestins, suspecté de contribuer à des maladies neurodégénératives comme Alzheimer.

La chaleur et l’acidité (vin blanc, citron, tomate…) contribuent à la migration de ce métal dans les aliments. Par conséquent, il vaut mieux éviter les casseroles, plateaux et autres papiers d’aluminium.

Le téflon : avec précaution

Les poêles antiadhésives ont un revêtement en PTFE (téflon) qui peut produire des composés toxiques à partir de 230°C et contient des composés perfluorés destinés à faire adhérer le revêtement.

« Si l’APFO [acide perfluorooctanoïque, ndlr], considéré comme une substance cancérigène et perturbatrice endocrinienne, est désormais interdit, les industriels utiliseront d’autres substances perfluorées moins étudiées, mais certainement tout aussi nocives », prévient le Dr Chevallier.

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L’inox : comme les pros

L’avantage de l’inox, chouchou des chefs, est son inertie : il ne modifie ni le goût, ni l’aspect, ni l’odeur des aliments. Également compatible avec tous les types de luminaires.

Sain, robuste, durable, facile d’entretien, résistant à la rouille… le meilleur est l’inox 18/10 avec 18% de chrome et 10% de nickel. Mais les personnes allergiques au nickel prennent du 18/0. Il vaut la peine d’investir dans une batterie en acier inoxydable car, en plus de ses bienfaits pour la santé, elle est très durable.

Le pyrex : super sain

« Le verre, avec l’inox, est l’un des matériaux les plus neutres à privilégier dans votre cuisine, sans risque d’interaction avec les aliments », confirme notre expert. Une particularité du verre Pyrex à base de borosilicate est sa résistance aux hautes températures. Il peut être utilisé pour chauffer des aliments au micro-ondes ou pour cuire un gâteau ou une casserole dans un four traditionnel. Il est facile d’entretien, assez solide, mais attention à ne pas le faire tomber sinon il se cassera !

La fonte : c’est du solide

La fonte naturelle, alliage de fer et de carbone, permet une cuisson saine. Résistant et résistant aux rayures, un film se forme à sa surface avec le temps, ce qui améliore la cuisson (il s’agit d’un assaisonnement). La fonte émaillée, qui est recouverte d’une couche d’émail pour éviter le durcissement, doit être exempte de plomb et de cadmium. La fonte dissipe bien la chaleur et est parfaite pour les casseroles.

La céramique : à condition de bien la choisir

La céramique (à base de dioxyde de silicium) est présentée comme une alternative saine au téflon. Il ne contient pas de PTFE et est plus résistant aux hautes températures. Cependant, ces propriétés antiadhésives s’estompent à l’usage.

De plus, « on ne connaît pas le mode de fabrication, il peut y avoir des colles et des silencieux contenant des composés toxiques », note le Dr Chevallier, qui recommande d’opter pour des plaques vitrocéramiques fabriquées en France (avec la norme NF) plutôt qu’en Chine.

Notre expert : Dr Laurent Chevallier, nutritionniste au CHU de Montpellier