C’est l’un des sujets les plus chauds de l’automne. L’augmentation NDC des voyages d’affaires devrait entrer en vigueur le 1er octobre. Mais les agences de voyages recherchent un retard.

C’est l’un des sujets les plus chauds de l’automne. L’augmentation NDC des voyages d’affaires devrait entrer en vigueur le 1er octobre. Mais les agences de voyages recherchent un retard.

NDC arrivera prochainement en voyage d’affaires en France, ce qui devrait entraîner une redevance GDS supplémentaire de 30 euros à partir du 1er octobre 2022. Cependant, de nombreuses voix se sont élevées contre cette échéance, qui a été prise tôt. Pour Yorick Charveriat, vice-président et directeur général France d’American Express Global Business Travel (GBT), la mesure se traduit par une importante perte de productivité. Laurent Abitbol, ​​à la tête de Marietton Développement et de Selectour, a poussé la question à fond, et a demandé de reporter de six mois la mise en place de la surtaxe NDC. De leur côté, les agences de voyages (EdV) montent au créneau.

Courrier à Henri Hourcade

Courrier à Henri Hourcade

« J’ai mis en place un groupe de travail avec les principales TMC, rappelle Jean-Pierre Mas, président d’EdV. D’après les avis de ce groupe, animé par Yorick Charveriat, la NDC ne répond pas actuellement aux besoins des TMC, ce qui est perdre beaucoup de travail notamment. Nous avons donc listé les facteurs qui pénalisent la productivité. Et nous avons écrit à Air France pour demander que les surtaxes soient introduites lorsque le matériel est prêt. »

La semaine dernière, Jean-Pierre Mas a en effet envoyé une lettre à Henri Hourcade, le directeur français d’Air France-KLM. Un mail qui, avec diplomatie, demande une interdiction.

« Le groupe de travail, réuni sous la responsabilité de Yorick Charveriat, m’a fait part des efforts de l’AF pour développer la première version, a précisé Jean-Pierre Mas. Mais (a-t-il dit), il a noté qu’il existe encore des obstacles majeurs qui empêchent les autorités de lancer le projet pilote qu’elles ont prévu. »

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Point bloquant, l’absence de filtres pour l’échange de billets

Point bloquant, l’absence de filtres pour l’échange de billets

« Le principal obstacle est l’absence de filtrage lors de l’échange des tickets, qui non seulement allonge le temps de travail des agents, mais qui peut aussi pénaliser AF en montrant à d’autres compagnies des tickets initialement arrangés avec AF. On sait que cette demande, progresse est prévu dans les délais (pour fin septembre). Nous avons été informés d’un retard, avec une date estimée à fin novembre. »

EdV veut donc introduire la surtaxe le 1er décembre au plus tôt… voire plus tard. Car l’organisation demande aussi, dans ce courrier, une période de formation de « tous les agents au nouvel outil lorsque toutes les fonctions seront disponibles. »

« Après consultation des membres seniors d’EdVs, je peux m’assurer que chacun comprend l’importance de cette nouvelle norme pour une compagnie comme Air France et les bénéfices que les clients peuvent en retirer sur le long terme, a déclaré Jean. – Pierre Cher Henri Hourcade Il n’y a donc pas d’objection de principe à ce travail.

« Notre espoir est de faire en sorte que le matériel fourni par AF et Amadeus soit cependant le moins efficace possible sur le plan des opérations. Et ce, d’autant plus que notre situation, c’est le moins qu’on puisse dire, est devenue une abomination. »

Relations tendues avec la SNCF

Relations tendues avec la SNCF

Jean-Pierre Mas et son équipe travaillent également sur un autre dossier important, le nouveau contrat SNCF, négocié en fin d’année pour trois ans.

La compagnie ferroviaire est désormais prête à donner accès aux équipements Ouigo, mais sans contrepartie. « A partir du moment où on a mis Ouigo dans le panier, la situation a changé », a déclaré Olivier Pinna, directeur du marché commercial à la SNCF, lors de la conférence EdV en mai.

« Nous ne sommes pas d’accord avec la décision de la SNCF, a déclaré Jean-Pierre Mas. Nous ne voulons pas une réduction de salaire ou une réduction de salaire au fil du temps. Le transporteur peut être tenté de demander des étapes réduites, à 2 et 3 ans de l’entente.

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