Suite à la faillite de Maisons Phénix, Isabelle ne sait pas si elle reverra sa caution de 5 000 euros

Les travaux devaient commencer en octobre, mais rien ne s’est déroulé comme prévu. A La Trinité-du-Mont, près de Lillebonne (Seine-Maritime), Isabelle Delettre et son associé ont acheté la maison Phénix il y a cinq ans. En novembre dernier, le couple a commencé à poser des questions sur leur loft converti. « Parce que c’était la maison Phoenix, nous les avons appelés », se souvient le propriétaire.

Mais fin juin, Geoxia et la plupart de ses filiales, dont Maisons Phénix et Phénix Evolution, qui s’occupaient des rénovations, sont passées en curatelle. Dans toute la France, plus de 1 500 chantiers ont été arrêtés, à un stade plus ou moins avancé.

Un chèque encaissé au mois de mars

Un chèque encaissé au mois de mars

« Le devis clé en main a été évalué par Phénix à 51 000 euros, rappelle Isabelle Delettre. Le couple envisage alors de construire deux chambres dans leur grenier, ainsi qu’une salle de bain et des toilettes. Sans oublier les escaliers pour y accéder depuis le salon. Phénix Evolution demandait à l’époque une caution de 4 835 euros. Les chèques seront encaissés en mars.

« Pas de nouvelles depuis un mois, je l’ai relancé », explique encore Isabelle Delettre. A cette époque, le vendeur ne lui cache pas les difficultés de la société Geoxia, mais lui assure qu’une certaine filiale continuera à fonctionner. Sauf que cela n’arrivera pas : « Nous avons reçu un mail nous disant qu’il fallait appeler une autre société car ils ne donneraient pas suite. Et on ne nous a pas dit de rembourser notre acompte. »

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De nouveaux travaux qui vont coûter plus cher

De nouveaux travaux qui vont coûter plus cher

L’entreprise n’est plus joignable aujourd’hui et des clients comme Isabelle Delettre ont dû saisir le liquidateur judiciaire : « J’ai envoyé deux courriers et à ce jour je n’ai pas reçu de réponse. L’huissier nous a informés que compte tenu de la situation financière de Phénix, l’argent qu’ils L’avoir servira bientôt principalement à rémunérer l’Urssaf et les salariés qui vont être transférés. »

Le couple s’est retrouvé dans une incertitude totale sur la mise de fonds, mais il a aussi dû fournir une partie des travaux qu’il avait prévu de faire, afin de respecter son budget. « Les devis de novembre ont monté en flèche avec la situation actuelle, d’autres entreprises nous demandent 6.000 euros de plus pour le même travail », déplore Isabelle Delettre.