A Val Thorens (Savoie) fin novembre.

© Jeff Pachoud/AFP

Les feux d’artifice sont partis depuis longtemps et les DJ peinent à réchauffer l’ambiance. Nous attendons les hôtes qui n’ont pas fini de visiter le grand complexe sportif que Val Thorens a à offrir. Le lancement de la station ce soir marque le 50e anniversaire de la station. Entre le vin chaud et le champagne, André Plaisance, sélectionné vingt-deux ans dans la vallée, a relaté la mystérieuse épopée de cette montagne aux corbeaux qu’une poignée d’habitants ont transformé en l’une des stations les plus célèbres du monde, la plus grande. en Europe. Val Thorens n’aura jamais les 100 000 lits que ses promoteurs avaient prévu à sa création, elle en a quatre fois moins, mais elle parvient à les remplir d’une clientèle privilégiée. N’en déplaise à ses élus, contents de la nouvelle piscine, Val Thorens a plus besoin de skieurs que de vacanciers. Toute l’économie des réfugiés repose sur la vente de passeports cyclistes. La journée moyenne d’un skieur est la référence pour toutes les stations de ski du monde. Elle est plus importante que jamais en cet hiver où la hausse des dépenses énergétiques va peser sur le coût du vélo et la production de neige.

La sous-performance des chaînes françaises ne fera qu’aggraver leur position par rapport à leurs concurrentes. Ces 20 dernières années, l’Autriche a dépensé en moyenne 500 millions d’euros par an dans ses équipements contre 300 millions en France, dont le domaine skiable est plus grand. D’abord elle a été condamnée : la production de neige de culture. N’en déplaise aux fans de football, il ne représente qu’un taux de couverture de 39 % en France, contre 70 % en Autriche ou encore 90 % dans le nord de l’Italie.

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La culture du ski en France continue de décliner. Il a touché 13% de la population l’année dernière. C’est loin des valeurs enregistrées dans les hautes contrées alpines. En Suisse, en Autriche ou encore en Slovénie, environ 35% des habitants mettent de la glace chaque hiver. Dans les Alpes et les Pyrénées, il n’y a pas beaucoup de skieurs, et surtout des personnes âgées. Alexandre Mirlicourtois, directeur des tendances économiques et de la prévision climatique chez Xerfi, a déclaré : « Le vivier de skieurs nationaux a été partiellement renouvelé. »

Les skieurs étrangers ne suffisent pas à inverser la tendance. Ils représentent un quart des effectifs. La France continue de figurer dans le top 3 des stations du monde, avec les Etats-Unis et l’Autriche, devant l’Italie et le Japon, qui remplissent le top 5. Mais il y a dix ans, avec plus de 55 jours skieurs, la montagne France représentait 18% de la participation des 15 meilleures personnes au monde. Une décennie plus tard, cette part était tombée à un peu plus de 15 %. Alors que les autres domaines skiables ont augmenté d’environ 17 % dans le même temps, les Français ont diminué.

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