La Suisse compte sur le train pour attirer les touristes étrangers dans ses stations de sports d’hiver. Avec des offres qui proposent des forfaits de ski à prix réduits pour les vacanciers arrivant en train, le pays alpin entend surfer sur le tourisme « durable ».

Et si le train était la solution pour faire revenir les touristes étrangers pour la saison de ski ? C’est l’effort de la Suisse, qui espère dépasser les niveaux d’avant la pandémie, malgré l’inflation et le risque de récession.

Pour la saison d’hiver, Suisse Tourisme, l’organisme mandaté par la Confédération helvétique pour promouvoir le tourisme dans ce pays, entend notamment attirer la génération Z (ceux nés entre 1996 et 2010) par des offres ciblées autour du train. .

« L’accent est mis sur les voyages en train depuis les villes européennes », notamment avec des offres qui proposent des billets de remontées mécaniques à prix réduits pour « ceux qui prennent le train », a annoncé mercredi 23 novembre Suisse Tourisme, qui surfe sur l’envie de « se mettre à terre en la manière la plus durable possible ».

En saison estivale, la Suisse a profité du retour des touristes étrangers avec la levée des restrictions sanitaires. Cependant, les nuitées hôtelières restent inférieures de 6 % au niveau d’avant la pandémie de Covid-19 sur la période de janvier à octobre.

Toutefois, pour la saison d’hiver 2022/2023, Suisse Tourisme s’attend à ce que le nombre de séjours hôteliers dépasse de 1% le niveau de la saison 2018/2019, la dernière saison d’hiver complète depuis l’arrêt brutal des remontées mécaniques en mars 2020 lors de la première confinement.

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Suisse Tourisme s’attend à un retour des touristes étrangers, tout en reconnaissant que la saison s’ouvre avec des « défis majeurs », entre les coûts de l’énergie, l’inflation, la force du franc suisse, les craintes de récession, mais aussi le changement climatique qui risque de raccourcir la saison hivernale du tourisme en les montagnes.

Pourtant, chez les touristes français et allemands, « l’envie de voyager à nouveau est palpable », notent Alexa Chessex et Jörg Peter Krebs, responsables du marché français et du marché allemand, dans le communiqué. Selon eux, la Suisse « dans ce contexte » peut marquer des « points » en tant que destination de vacances facilement « accessible en train », alors que le pays alpin dépend d’un réseau ferroviaire dense.