Stage en artisanat : plus qu'une formation, un métier

Bonne nouvelle : les cours professionnels sont au centre des préoccupations. Le président Emmanuel Macron a récemment mis l’apprentissage au cœur de son discours sur le renouvellement des cursus. Pour le réseau des chambres de commerce et de l’artisanat, acteur important et historique dans ce domaine en France, l’apprentissage est la voie royale d’une insertion durable sur le marché du travail. C’est un fait, en 2022, ce mode d’acquisition de compétences techniques ou de savoir-faire, basé sur l’alternance entre cours théoriques en Centres de Formation d’Apprentis (CFA) et accueil en entreprise, n’est pas un choix standard. L’année dernière, on comptait pas moins de 175 950 apprenties dans les entreprises artisanales. Un nombre qui ne cesse de croître depuis plusieurs années, avec même des variations de plus de 20% selon les régions. Au total, un peu plus de 730 000 contrats d’apprentissage ont été signés en 2021, contre 290 000 cinq ans plus tôt. Progression spectaculaire. « Nous voulons entretenir cette dynamique pour aller vers le plein emploi, et assurer la pérennité des entreprises locales dont l’avenir dépend du transfert de savoir-faire. Avec 300 000 entreprises artisanales à reprendre dans les dix prochaines années, il est plus nécessaire que jamais pour former la relève des artisans » souligne avec enthousiasme et conviction Joël Fourny, président de CMA France, précisant que « selon notre dernière étude » sur le choix d’orientation des jeunes, 88% voient l’Artisanat comme un lieu de travail avec un avenir et qui rend les gens heureux ».

Une formation concrète dans 250 métiers

Concrètement, l’apprentissage est ouvert entre 16 et 29 ans, et il est accessible aux formations professionnelles à partir de 29 ans. Le baromètre des métiers, réalisé par l’institut supérieur des métiers et publié début septembre, montre, chiffres à l’appui, que sur la dernière période le nombre d’enseignants adultes a fortement augmenté (ceux de 26 ans et plus sont passés de 1800) à 2790). Il convient également de noter que la proportion d’enseignantes a augmenté de manière significative, avec 29% au lieu de 27% auparavant. Si le CAP attire la moitié des enseignants, l’étude montre clairement que le nombre d’inscriptions en BTS, préparant au diplôme post-bac principal, augmentera de 69% en 2020/2021, ce qui représente l’augmentation qualitative de la formation recherchée ou demandée. la formation le montre clairement.

Apprendre est aussi un contrat. En effet, les apprentis signent un contrat avec l’entreprise d’accueil où ils effectueront leur alternance, et à ce titre, selon l’âge et le contrat, perçoivent entre 25 et 78 % du salaire minimum. Tremplin pour trouver un emploi ou nouvelle opportunité de faire carrière, l’enseignement est un passeport vers 250 métiers.

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Avantages pour les entreprises

Pour l’entreprise, l’apprentissage offre l’assurance d’embaucher une personne qualifiée et parfaitement formée. Les artisans perçoivent une aide de l’Etat de 8 000 euros pour un apprenti dans l’enseignement supérieur et de 5 000 euros pour un mineur. Cette aide court au moins jusqu’à fin 2022. De quoi convaincre les entreprises à la recherche de jeunes talents de prolonger un peu l’apprentissage. Infatigable défenseur de ces formations, Joël Fourny, président de CMA France, plaide avec conviction : « Apprenons la visibilité et la place qu’elle mérite. Il est sans aucun doute une force pour notre pays et l’assurance d’un avenir pour notre jeunesse.

Trois questions à Joël Fourny, Président de CMA France

– Quels sont les atouts majeurs de l’enseignement en France aujourd’hui ?

La formation en apprentissage dans les métiers est un levier essentiel pour répondre au double défi de la formation et de l’emploi des jeunes. Voie royale de l’emploi, c’est une garantie contre le chômage, un investissement pour nos territoires et une réponse efficace pour pallier le manque de main-d’œuvre qualifiée dans l’artisanat. Il doit son efficacité aux méthodes pédagogiques spécifiques développées par le réseau CMA et à la large couverture géographique de nos 137 centres de formation, qui permet la proximité des jeunes.

– Comment expliquez-vous le succès de ces formations de plus en plus populaires ?

Les chambres de commerce veulent inciter tous les téléspectateurs, qu’ils soient jeunes, en formation professionnelle ou en recherche d’emploi, à choisir l’apprentissage. Et pour ceux qui n’ont pas encore commencé, le réseau CMA s’implique fortement dans le dispositif de formation en apprentissage, une étape qui permet de découvrir les différents métiers et débouche sur le contrat d’apprentissage pour plus de 60% des jeunes qui en ont bénéficié . C’est une vraie réussite !

– Qui contactez-vous, concrètement, pour devenir apprenti ?

Un interlocuteur unique : le réseau CMA ! Nos 137 centres de formation pédagogique (CFA) proposent des formations adaptées aux nouvelles techniques et technologies, et innovent dans leurs pratiques pédagogiques pour répondre aux nouvelles attentes d’un public jeune et connecté. Concrètement, les CMA accompagnent les enseignants dans leur parcours : en les aidant à trouver un prestataire pédagogique, en les informant sur les conditions du contrat pédagogique ou sur les aides disponibles.

La formation par l’apprentissage est aussi l’occasion de voyager. A travers les CFA, nous participons depuis des années à l’échange européen et à l’internationalisation de la formation. 2 000 enseignants, jeunes diplômés et formateurs participent chaque année à des projets de mobilité.