Depuis huit mois, Maxime Robin travaille au Stade Lavallois en tant qu’analyste de jeu. Chaque semaine, il regarde les matchs de l’adversaire et recueille des statistiques.

Par Simon Courteille

Publié le 28 décembre 22 à 17h22

mis à jour le 28 décembre 22 à 17h24

Avec la signature de Maxime Robin en mai dernier, le Stade Lavallois a pris un nouveau tournant dans sa poursuite du plus haut niveau. Plus rien n’est laissé au hasard. Chaque action, passe ou mouvement de l’adversaire est surveillé de près à l’aide de statistiques (données) et de vidéos.

« Nous aidons l’entraîneur. Notre rôle est de lui faire gagner du temps et de lui donner les clés.

Janzé, 32 ans (35 ans), était vendeur. Licencié pendant le Covid, il décide de se réorienter et suit une formation d’analyste data et vidéo.

Seul à son poste au Stade Lavallois à son arrivée, celui qui a débuté au centre de formation d’Amiens travaille désormais avec deux autres analystes : Baptiste Hamon, stagiaire depuis l’année, et Maxime Muhieddine, ancien stagiaire au PSG.

Chaque semaine, le trio regarde quatre à cinq matchs complets de leur adversaire.

« Vous devez sortir avec deux changements de cinq ou six minutes. L’idée est d’analyser tactiquement l’équipe adverse : ses forces, ses faiblesses… L’entraîneur garde une partie de ce qui lui est envoyé, et en soumet une partie aux joueurs. »

Une télévision est également installée dans le dressing. « C’est utilisé quand le coach veut travailler sur quelque chose de précis », glisse Maxime. Les images sont utilisées trois à cinq fois par semaine avec un minimum de « montage des parties offensives et défensives, ainsi que de la programmation ».

Une valeur ajoutée dans la préparation des matches est l’apport des statistiques.

Sur le banc pendant le match

« Tout ce qui peut être quantifié l’est aujourd’hui. Vous pouvez mesurer toutes les courses, les accélérations… Nous faisons des montages sur tous les joueurs adverses avec une carte de données. Le but est de tirer de grandes forces et faiblesses, pour que notre ailier droit sache si l’excentrique est assez rapide, s’il cherche le ballon à ses pieds… »

À Lire  Initiation gratuite à la vente - Cours vidéo

Les données facilitent également le recrutement et la sélection de différents profils de joueurs.

À son arrivée à Laval, Maxime regardait les matchs depuis les tribunes tout en étant au contact d’Anthony Correa, l’entraîneur des gardiens. Désormais, il profite de l’arrivée de deux collègues pour suivre le match depuis le banc.

« Je suis directement connecté à Maxime (Muhieddine) qui regarde le match d’en haut. Je filtre ce qu’il me dit et le transmets au coach. J’ai mon ordinateur pour regarder les replays, pour savoir s’il y a une potentielle erreur d’arbitre. Il permet aussi de faire de petits réglages, notamment sur les réglages. On a le droit d’avoir des photos sur le banc, mais on n’a pas le droit d’aller voir un membre du jury et de lui dire : j’ai vu, tu as fait une erreur. Tout de suite, un carton rouge. »

A la mi-temps, Maxime rejoint l’équipe dans le vestiaire.

« Pendant le match, le coach peut nous dire de mettre de côté, par exemple, une photo de corner ou de contre-attaque pour voir la disposition de tel ou tel joueur en action. Nous isolons les pièces et les montrons au joueur à la mi-temps si l’entraîneur le décide. »

En début de semaine prochaine, un aperçu vidéo du match est en cours de réalisation. Il est alors temps pour Maxime et toute l’équipe de se concentrer sur la prochaine réunion.

« Vous apprenez de nouvelles choses tous les jours. L’objectif est de réduire l’incertitude afin d’obtenir le meilleur résultat final. Nous voulons nous donner toutes les chances possibles et ne pas être surpris par des choses qui auraient pu être analysées auparavant. »