Publié le 29 avril 2022 à 10:12 Mis à jour le 29 juin 2022 à 13:09

Vous n’avez pas assez d’économies pour financer la formation que vous recherchez ? Vous craignez de ne pas pouvoir passer des mois d’entraînement ? Il existe différents dispositifs de soutien financier pour les salariés, les travailleurs indépendants et les demandeurs d’emploi.

Le compte personnel de formation (CPF) : pour financer une formation ou un bilan de compétences

Que vous soyez salarié, indépendant ou fonctionnaire, le CPF vous permet de cumuler des droits à la formation tout au long de votre vie active. Chaque année de travail (au moins à mi-temps) alimente votre compte à hauteur de 500 euros – celui-ci est limité à 5 000 euros (pour les fonctionnaires, ce compte est toujours approvisionné en heures et non en euros). Ces sommes peuvent être utilisées pour suivre une formation, évaluer des compétences ou encore obtenir un permis de conduire. Vous pouvez utiliser CPF à tout moment, que vous travailliez ou cherchiez un emploi.

Le projet de transition professionnelle : pour financer une formation tout en étant rémunéré

Grâce au projet de transition de carrière, il est possible de s’absenter du travail pour suivre une formation en vue d’une reconversion. Pour ce faire, vous devez déposer auprès de la Commission paritaire interprofessionnelle de votre région et démontrer que l’emploi en question offre des débouchés intéressants.

Au moment de la candidature, vous devez travailler dans le secteur privé (être en contrat à durée indéterminée ou déterminée et au moins deux ans de travail ou être intermittent ou à durée déterminée). S’il pense que votre projet est important, il peut prendre en charge tout ou partie de votre formation ET de votre salaire. Comment? En finançant les employeurs qui cotisent chaque année en fonction de leur masse salariale.

Disons que vous voulez vous engager dans un cours de 10 000 $. Si vous disposez de 2 000 € dans votre CPF, la Commission paritaire interprofessionnelle vous demandera de l’utiliser et prendra en charge tout ou partie des 8 000 € restants. Qu’en est-il de votre salaire ? Pendant la période de formation, vous serez rémunéré entre 90 et 100 % du salaire perçu dans l’entreprise. A l’issue de cette formation, vous pourrez commencer à chercher votre nouvel emploi et démissionner de l’entreprise qui vous a embauché.

Pro-A : pour changer de métier au sein de son entreprise

Un salarié qui souhaite évoluer ou changer de métier dans son entreprise – et qui a besoin de se former pour cela – peut le faire en alternance grâce au dispositif Pro-A. Avantage : permet de se former pendant le temps de travail (ou partiellement en dehors de celui-ci) et conserve salaire et sécurité sociale. Attention : il ne peut être utilisé que par les salariés dont le diplôme est inférieur au niveau bac +3.

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Quitter son emploi et être indemnisé par Pôle emploi

Êtes-vous sûr de vouloir quitter votre entreprise ? Deux solutions s’offrent à vous pour obtenir des indemnités de chômage : l’obtention d’une rupture conventionnelle – mode de rupture mutuelle du contrat de travail entre le salarié et l’employeur – ou la rupture pour reconversion. Pour bénéficier des indemnités de chômage après le licenciement, plusieurs conditions doivent être remplies lors du départ de l’entreprise : être salarié en contrat de travail à durée indéterminée (CDI) de droit privé, justifier d’au moins cinq ans d’activité continue avec un ou plusieurs employeurs. , avoir un projet de reconversion professionnelle bien préparé et reconnu comme réel et sérieux par la Commission paritaire interprofessionnelle de votre région.

L’aide à la reprise et à la création d’entreprise : pour entreprendre

Il s’adresse à ceux qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise. Elle vous permet de percevoir 45 % de vos droits restants à l’Allocation de Retour à l’Emploi (ARE). Les porteurs de projet peuvent également bénéficier d’autres aides de leur région : aide financière à l’installation et au recrutement, aide matérielle, accompagnement d’experts, etc.

« Si dans certaines régions il existe un dispositif global qui combine les ressources du conseil régional, du KKI, des pépinières d’entreprises et propose un accompagnement personnalisé, dans d’autres régions il faudra frapper aux portes de tous ses organismes », précise Pôle emploi.

Contrat pro ou apprentissage : pour se former en étant rémunéré

L’échange présente plusieurs avantages : une formation rémunérée plutôt qu’une formation rémunérée dont le coût est pris en charge par l’Opco (opérateur de compétences) auquel l’entreprise est rattachée.

Contrairement aux idées reçues, les contrats d’alternance ne sont pas réservés qu’aux plus jeunes. Alors qu’un apprenti doit être âgé de moins de 30 ans (sauf sous certaines conditions), il est possible de conclure un contrat de professionnalisation sans limite d’âge. A partir de 26 ans, selon le contrat de travail, la rémunération du salarié doit être au moins égale au salaire minimum.

Vous avez déjà effectué un stage et êtes éligible à une aide au retour à l’emploi ? Vous pouvez demander à Pôle Emploi de couvrir l’écart entre votre rémunération et l’allocation à laquelle vous auriez pu prétendre lorsque vous étiez au chômage, si cette dernière est plus élevée.

Et aussi :

– Pôle emploi propose différentes aides à la formation selon les projets et les profils, même pour ceux qui sont inscrits comme demandeurs d’emploi mais ne perçoivent pas d’indemnisation.

– Les demandeurs d’emploi peuvent s’adresser à leur conseil régional qui propose des « chèques formation » pour financer tout ou partie d’un projet.

– Ceux qui décident de se former pour travailler dans les secteurs qui emploient le plus bénéficient également d’une aide particulière de leur région et de Pôle emploi.

– Vous souhaitez vous recycler mais vous ne savez pas où aller ? Ils peuvent vous conseiller gratuitement grâce au Conseil d’évolution professionnelle (CEP) proposé par Pôle emploi pour les demandeurs d’emploi, l’Apec pour les cadres, les missions locales pour les moins de 26 ans, etc.