Une visite privilégiée du port de plaisance des mégayachts du port de Sète.

La marina IGY (Island Global Yachting) abrite des mégayachts exclusifs, à deux pas du terminal de ferry d’Orsetti. A l’abri des regards, son beau parc accueille actuellement quatre yachts venus des Etats-Unis ou de Monaco, qui terminent ici leur périple en Méditerranée. « La plupart de nos clients sont américains. Il n’y a pas beaucoup de Français », explique Jérome Cuaz, le responsable de la marina.

La croisière s’amuse

Le Covid, la guerre, les conditions météorologiques d’urgence, la hausse des prix du pétrole ou de l’énergie ne freinent pas. Jérôme Cuaz déclare : « Le transport maritime a un bel avenir. « Si on parle de la Turquie, la flexibilité est très importante : tous les navires russes y vont. En France, on a vu cette année une augmentation de 20 % de notre travail. En mer, rien n’est interdit », alors la croisière est heureuse. Pendant le confinement, les clients venaient principalement d’Espagne pour se faire injecter à la place. Estimant que la conscience écologique des uns n’est pas la même que celle des autres… A noter également, dans le port de plaisance les bateaux sont attachés aux quais pour éviter toute fuite et c’est la première zone de ce genre dans le port de Sète. .

Parmi les gros bateaux à usage personnel ou commercial, il se déplace en voiturette de golf. De Rotterdam à Dubaï, ce Sétois polyglotte compte 18 ans de service maritime. Il y a deux ans, il a repris la gestion de cette marina nouvellement créée par IGY, une société basée en Floride qui compte 23 marinas dans le monde, dont deux en France. Le second se trouve dans le Vieux-Port de Cannes. « Ici, on n’est pas à Saint-Tropez. C’est un peu bling bling. On offre à nos clients la vérité, ils sont sereins. Pour répondre à leurs besoins, nous collaborons avec des acteurs locaux, notamment pour tous les travaux d’entretien », explique-t-il. . Selon Jean-Louis Cousin, directeur du port de plaisance du Cap d’Agde, ce marché représente « le poumon de l’économie locale, avec des emplois et des milliers d’euros chaque mois pour les entreprises locales ».

À Lire  VOYAGE : Monastère de Fontevraud, son histoire incroyable !

Conciergerie

Qui dit yacht exclusif, dit prestations 24h/24 : le voiturier propose le transport entre le jet privé atterri à Montpellier et le yacht, se promener tranquillement sur les canaux ou visiter les parcs à huîtres, montrer la réservation d’un table à. le restaurant… Et, parfois, des demandes insolites, comme faire venir une couturière à bord, un client qui a besoin de 25 concombres « tout de suite », un autre qui a besoin d’un traducteur russe dans l’heure. « Répondre, sourire et résister au stress » est important pour Hélène, qui accueille les clients à la conciergerie. « C’est quand ils ont des invités qu’on a besoin de clients. »

Faim de l’abondance

Parmi les yachts mis en service à cette époque, Yersin est un navire de haute mer de 77 m pour la Principauté de Monaco. A bord, 20 employés assurent la cuisine, le service, la mécanique et le nettoyage. « Le chef de cuisine est allé acheter son salaire ce matin », raconte Jérome Cuaz, qui continue d’être prudent avec ses clients.