c’est important

Le sixième volet de notre série pour choisir « le Tarn-et-Garonnais en 2022 ». Championne du monde et d’Europe de lutte dans la catégorie U20, cette année c’est la lutteuse de Montalban, actuellement en résidence à l’Institut National des Sports de Paris. Sportif né en Tchétchénie et arrivé en France à l’âge de 4 ans.

Un petit sourire au coin des lèvres qui en dit long. Rakhim Magamadov savait ce qu’il voulait, savait où il allait. Une ambition qui peut parfois être lourde pour certains sauf lui. Lorsque nous avons rencontré Rakhim nous avons d’abord été marqués par sa gentillesse, et très vite nous nous sommes aussi rendu compte que le garçon de 19 ans avait un super caractère. Un personnage qu’il s’est forgé au fil des années, de sa Tchétchénie natale aux tapis de lutte du club de lutte de Montalban. Travail, travail acharné, respect sont les valeurs qui collent à la peau de Rakhim. À l’âge de quatre ans, Rakhim est arrivé en France après que sa famille ait fui la guerre. Par ailleurs, Rakhim attend toujours la nationalité française  : «  J’ai la nationalité sportive  ; Cela m’a permis de participer à des compétitions internationales sous les couleurs françaises. En revanche, pour les JO, il faut être français. Demande continue. Quoi qu’il en soit, je me considère tchétchène et français. La France m’a tout appris, la culture, j’ai été à l’école… je ne peux pas être français  ». La double culture est une force pour Rakhim qui essaie de se rendre souvent dans sa famille et son pays ancestral  : « Au moins une fois par an, surtout pendant les grandes vacances. C’est presque une obligation pour moi. Je n’y vais pas l’hiver car il fait trop froid (rires). Il y a encore toute ma famille, mes cousins, mes cousins, mes oncles… C’est aussi très important pour mes parents de garder le contact avec leurs racines. S’ils viennent en France, c’est plus pour nous, mes frères et moi, que pour eux. Nous avons donc une vie normale et nous n’avons aucun problème à ce qu’ils choisissent cela  ».

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Reconnaissance envers la famille Sabatié

Une histoire dont Rakhim Magamadov est parfaitement conscient et qui l’oblige : «  Je ne peux pas réussir, c’est presque un devoir. Mes parents ont fait un sacrifice important en quittant leur pays, leurs amis, pour trouver une autre vie. Je veux qu’ils soient fier. » Ses paroles sont puissantes et comptent sur Rakhim pour passer à travers ses paroles.

Culture familiale, Rakhim l’a ancrée en lui. Avec un grand respect pour ses parents et surtout son père : « Il m’a donné beaucoup de choses, surtout le respect. C’est ce que moi, à mon tour, je veux continuer. Si mes parents disent quelque chose, on le fait sans réfléchir (rires). c’est le cas et je ne sais pas pourquoi je vais le combattre. Je ne leur répondrai jamais ; je ferme la bouche et je dis (rires)  ». La relation de Rakhim avec son clan est presque fusionnelle. Chaque après-midi, il passe un court appel pour dire de sa journée. Il y a quelques jours, Rakhim et sa famille même si on ne fête pas Noël en Tchétchénie. Histoire de se ressourcer et de repartir pour la prochaine compétition et surtout les JO de Paris qui auront lieu très prochainement (vous avez se qualifier en premier). Le jeu auquel il ne pourra pas jouer s’il continue sa première passion  : le football. «  Au début, je voulais jouer au football mais mon père lutteur n’avait pas le choix (rires). il npa training, j’ai vu que ça marchait plutôt bien en catch. Je me suis entraîné plus sérieusement et ça a marché  ». Et c’est dans le club de lutte de Montalban que Rakhim Magamadov est définitivement parti, le club qui l’a adopté presque immédiatement ; le club auquel Rakhim était particulièrement attaché  : «  C’est le club qui m’a permis d’être où je suis. Patrick (entraîneur) et Aline Sabatié (présidente) ont tout fait pour nous mettre, moi et ma famille, dans la meilleure situation possible. Je ne vais nulle part tant que Patrick et Aline sont au club. On m’a proposé une proposition mais je sais ce que je dois faire (rires)  ».

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Je ne peux pas échouer, c’est presque un devoir. Mes parents ont fait des sacrifices en quittant leur pays, leurs amis. Je veux qu’ils soient fiers.

Ses cinq dates clées

Aujourd’hui, Rakhim Magamadov est un garçon à part entière, avec des exigences constantes. Ceux qui détestent la défaite veulent toujours s’entraîner, même s’ils disent qu’il vaut mieux se reposer. «  Je peux encore relâcher la pression, je sors, je vois mes amis. Je suis sérieux quand il le faut. Il faut faire des concessions  », a déclaré Rakhim, toujours avec un sourire qui ne s’est jamais dissipé. Pleinement engagé dans son rêve olympique, Rakhim n’oublie pas l’après-carrière et va se voir embrasser la carrière de coach sportif, et même se voir coach à l’Institut National du Sport (INSEP) de Paris où il s’est entraîné pendant plusieurs années aux côtés d’un autre pensionnaire de la lutte montalbanaise. club’ Julie Sabatié, qui rêve aussi de voir Paris 2024. Les prochaines échéances seront cruciales avec le défi de Deglane fin janvier à Nice, et surtout le prochain championnat de France senior (il est encore junior) qui lui ouvrira la porte au tournoi de qualification olympique. Nous n’avons probablement pas fini de parler de Rakhim Magamadov et de sa belle histoire.