Rugby : à l'entraînement, les Seynois montent en température

Vingt jours après la reprise de l’entraînement, les Seynois s’habituent à la chaleur et aux nouvelles méthodes d’entraînement du manager Sébastien Decarre et de son staff.

Publié le 27/07/2022 à 18:26, mis à jour le 27/07/2022 à 21:10

L’ombre est rare sur la pelouse du stade Marquet. Mais lorsqu’il se présente, comme en ce matin de juillet à 9 heures, joueurs et staff profitent de la pause inespérée pour entamer une séance centrée sur le portage de ballons alors que les trois quarts transpirent abondamment dans la salle de musculation.

Le calendrier est quelque peu atypique. Mais c’est le fruit du virage pris par le club qui se rapproche de plus en plus du fonctionnement « pro », avec une équipe composée majoritairement de joueurs professionnels.

La condition sine qua non pour eux d’espérer disputer cette nouvelle division de National 2, dans laquelle l’USS sera opposé à des écuries comme Dijon, Aubenas, Nîmes, Mâcon, Graulhet ou Marcq-en-Baroeul.

Les Espoirs intégrés

En référence au passé récent, force est d’admettre qu’on peut être surpris de voir autant d’hommes sur la pelouse ou dans la salle de musculation qui ont l’air trop inconfortables. Plus d’une quarantaine de joueurs sont présents dont quelques Espoirs qui s’intègrent parfaitement à l’équipe.

Il ne manque plus que les multi-actifs, à savoir Samir Doukbi, Sonny Falconetti et Cyril Guilpin, qui espèrent trouver rapidement une solution dans leur calendrier pour ne pas prendre trop de retard dans la préparation.

Le troisième ligne sud-africain Cody Basson est également absent en attendant son visa, « mais nous sommes en contact régulier avec lui et il provoque de sacrées séances physiques », précise Sébastien Decarre.

« Maîtriser le projet de jeu »

"Maîtriser le projet de jeu"

Le responsable de l’USS suit attentivement les ateliers préparés par le nouvel entraîneur de la conquête, Gérad Le Strat.

« Jusqu’ici tout se passe bien, assure-t-il. La chaleur rend les choses plus difficiles mais les organismes commencent à s’y habituer. Au moins on sera préparé à ces conditions s’il fait chaud quand le championnat reprendra en septembre. » les garçons ont compris le plan de match et où nous voulons aller. Maintenant, nous travaillons pour qu’ils puissent le battre. »

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Il faudra attendre le 5 août et un déplacement à Berre-l’Étang pour voir les premiers scénarios réels, puis le 12 dans le domaine de Marquet face à La Valette-Le Revest-La Garde-Le Pradet.

Ramel: une nouvelle organisation

Ramel: une nouvelle organisation

Qui est mieux placé qu’Anthony Ramel pour parler des changements à l’intersaison ? Lui, le plus Seynois des Carqueirannais, entame sa dixième saison consécutive avec le maillot « rouge et bleu ».

A presque 34 ans, le pilier droit est désormais le plus expérimenté de ce groupe qui partira en fin de saison, pour une retraite sportive bien méritée.

Le travail du matin est quelque chose de nouveau pour vous ?

Les seules fois où je me suis entraîné avant midi, c’était le dimanche pour la préparation d’avant-match (sourire). En semaine, ça demande une nouvelle organisation, surtout pour nous multi-actifs (ça marche pour le TPM), car je jongle en permanence entre travail et formation. Mais cela, je le savais quand je suis entré dans ce nouveau projet. Il faut juste s’y habituer.

Qu’est-ce qui change le plus dans la méthode d’entraînement ?

On est passé de trois, quatre entraînements par semaine, à six ou sept. Bien sûr, s’entraîner plus permet d’aller dans les détails et de travailler sur plus de choses, comme les compétences. Le plus gros changement reste la préparation physique, qui est intégrée aux entraînements. Désormais, plus personne ne s’entraîne seul dans sa chambre privée. Tout le monde est présent lors des séances de musculation, ainsi que sur la pelouse du stade Marquet.

Avec tous ces nouveaux visages, comment se passe l’intégration ?

Le staff a plutôt bien fait les choses en obtenant un week-end de cohésion en juin. L’ambiance est bonne. On apprend à se connaître, il est studieux et impliqué. Cependant, les quelques « vétérans » que nous concevrons une véritable journée d’intégration à la sauce Seynoise pour tous les nouveaux venus. Et il sera impossible d’y échapper (rires).

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