1 Sa fin de carrière

Il a joué en amateur la saison dernière. En Nationale 2 à Schiltigheim, avant d’émigrer à Haguenau. « Après avoir quitté Strasbourg en 2015, je me suis retrouvé sans club. J’ai commencé à penser à ma future carrière. L’entraîneur de l’époque, José Guerra, m’a mis au défi de continuer à jouer tout en pensant à ma reconversion professionnelle. Le football n’est plus qu’un petit partie de ce que je fais. Je continue à m’amuser, j’ai envie de continuer. Mais c’est vrai que la période n’aide pas à se projeter », confiait-il la saison dernière.

2 Sa reconversion

« Je travaille à plein temps comme négociatrice dans une agence immobilière. Au cours de ma carrière, j’ai fait quelques investissements et je m’y suis intéressé. Quand je suis arrivé à Schiltigheim, j’ai aussi rencontré une personne qui était promoteur. Ça m’a aidé. En septembre 2016, j’ai commencé une formation en ligne (CNAM) en plus du football. Ils étaient trois heures du soir mardi et jeudi. Pendant quatre ans, j’ai suivi une formation composée de 14 modules et obtenu un double diplôme. Heureusement, ça s’est terminé car ça devenait difficile à suivre avec le foot. Et depuis décembre 2016 je travaille à plein temps.

Je n’ai pas vraiment de journée type. Quand on s’entraînait encore à proximité, j’allais au stade à 9h jusqu’au déjeuner. De 8h00 à 8h30 je gérais mes mails. C’était non-stop de midi à 20 heures. Je suis très libre dans mon emploi du temps tant que je suis efficace. »

3 Son activité sportive aujourd’hui

« Actuellement, sans foot, je continue à échanger entre musculation, vélo et course à pied. En temps normal, on s’entraînait jusqu’à quatre fois et demie. Je me suis entraîné comme un pro, mais sans faire de sieste ni travailler de côté pour récupérer. On n’a pas le même confort que les pros, mais ça reste juste et penche vers le professionnalisme. »

4 Son regard sur le football aujourd’hui

« J’ai lâché un peu toutes les commandes, mais j’aime bien regarder le club de football de Canal. Je trouve que les joueurs sont plus préparés, plus techniques. L’entraînement est individuel. Le niveau est bien au-dessus de mon temps. On fuyait les journalistes. Aujourd’hui, l’image compte beaucoup. Il faut être prêt psychologiquement. C’est un autre monde.

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Au niveau des gardiens, ils se sont beaucoup améliorés. Dans les années 2000, les gardiens tiraient vite. Aujourd’hui, il faut rester debout le plus longtemps possible. Il y a moins de prise de risque. Beaucoup de gardiens marquent des buts sans faire d’erreur. J’ai eu l’occasion de rencontrer Drogba et Malouda. Mais quand je vois des joueurs comme Ben Yedder lever la tête pour placer le ballon à gauche et à droite. C’est de plus en plus difficile d’être gardien de but. »

5 Évidemment, la Coupe de France 2009

Guillaume Gauclin d’Évreux est arrivé par hasard dans les Côtes-d’Armor. « J’étais à Clairefontaine et en équipe de France de jeunes. Tony Sorin m’a repéré lors d’un match à Laval, quand il a repéré deux autres joueurs, dont Jonathan Joseph-Augustin. Il a dit à Eric Blahic et Yvon Schmitt, qui m’ont amené ici », a-t-il ajouté. Il se cantonne au rôle de doublure et fait des détours par Lorient ou Wasquehal avant de revenir à Guingamp, s’y installant à la place de Stéphane Trévisan lors de la saison 2007-08. Encore titulaire au début de la saison suivante, il est expulsé au bout de quelques jours « faute de résultats d’équipe », mais a tout de même joué dans les coupes. A juste titre, puisqu’il remporte la première Coupe de France de l’histoire de Guingamp face au Rennais voisin. Il est même le principal artisan du parcours. Sans lui, Guingamp n’aurait peut-être jamais atteint les 16es de finale face à La Vitréenne. Dans le temps additionnel, il dévie le ballon sur sa barre transversale puis deux penaltys. De cette épopée il va vivre « de bons moments et regarder fièrement photos et vidéos » Il a une anecdote : « Sc à hiltigheim un joueur m’a demandé ma meilleure voie. Il ne me connaissait pas. Je lui ai dit que je l’avais gagné. Il n’y croyait pas ! Mais quand il a vérifié, il a vu que je ne plaisantais pas », plaisante Guillaume Gauclin.