Une longue file d’attente s’étend devant la porte d’entrée du palais de justice le deuxième jour du procès en appel de Nicolas Sarkozy. Devant la barrière de sécurité, le public, les avocats et les journalistes sont priés d’éteindre leurs téléphones portables et de les placer dans un sac en plastique, généralement destiné à la congélation des aliments. Les fouilles de sacs sont également renforcées, le tout sous l’œil attentif des gendarmes.

En quelques minutes, une partie des écoutes téléphoniques tenues entre l’ancien président et son avocat Thierry Herzog apparaît au coeur de ce procès judiciaire – pour lequel les deux hommes ont été condamnés à trois ans de prison, dont un an. – sera montré pour la première fois devant un tribunal. La cour d’appel craint des fuites. Pour l’occasion, des affiches ont également été collées rappelant les risques encourus en cas d’enregistrement des débats : une amende de 18 000 euros.

Pacte de corruption

Jusqu’à présent, seules les retranscriptions écrites de ces écoutes téléphoniques, datant de 2014, sur lesquelles repose l’essentiel de la plainte, ont été diffusées par la presse. Tout le reste manquait. Les intonations. Le ton. Les hésitations. Les silences… En premier lieu, un problème technique avait empêché sa transmission. Cette fois, le tribunal a dépêché un technicien pour effectuer des tests avant l’ouverture de l’audience.

En attendant la libération de ces vingt ex

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