L’automne est de retour, et avec lui les premières basses températures. Si l’on ajoute à cela la hausse des prix de l’énergie, la tentation d’isoler son logement est grande. Mais face à ces grandes œuvres, de nombreux Français peuvent se sentir perdus. Mais il existe une aide gratuite.

Les températures commencent à chuter sérieusement. Cet hiver, avec les prix de l’énergie les plus élevés (gaz, fioul, électricité), les factures de chauffage s’annoncent élevées. Mais il est possible de payer moins cher en isolant la maison. Mais que faut-il isoler en premier ? Faut-il changer de mode de chauffage et lequel est le plus économique ? De plus en plus de Français se posent ces questions et ont besoin d’aide.

Je peux contacter les structures « Espace Conseil France Rénov », établissement public dépendant de l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat, proposant conseils et accompagnement gratuits. Astou s’y est rendu, venant d’acheter une maison à Bois d’Arcy (Yvelines). Elle a de nombreux travaux à faire dans sa nouvelle maison : isolation du toit, électricité, chauffage… Elle a trouvé des réponses à ses questions à l’Agence locale de l’énergie et du climat de St Quentin en Yvelines.

Des conseils gratuits

Il existe 40 agences de ce type dans toute la France. Ils proposent des conseils et un accompagnement neutres et gratuits, pour connaître précisément les aides disponibles.

Les aides sont nombreuses : au niveau national avec « Ma Prim’ Renov », certificats d’économies d’énergie récupérables auprès des fournisseurs d’énergie ; mais aussi au niveau local, comme dans le département de l’Essonne. Ces agences peuvent se référer à différents types d’assistance. Cette structure peut également orienter les particuliers vers des entreprises ou des commerçants pour obtenir un devis. Depuis la fin de l’été, les réunions se multiplient. Les demandes ont presque doublé au cours des deux dernières années.

Isoler à l’intérieur, une bonne idée?

Une fois notifié, il est nécessaire de s’isoler. Là aussi, deux solutions vous sont proposées : isolation des murs extérieurs ou isolation des murs intérieurs. La deuxième solution est une aubaine car elle est relativement moins chère que l’isolation par l’extérieur. Pour une meilleure protection, nous épaissirons les murs avec des panneaux BA13 et de la laine de verre ou de roche.

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Mais l’isolation par l’intérieur, c’est la garantie de perdre en moyenne 5 à 7 % de la surface totale de votre logement : sur 50 m², on perd 3,5 m², soit l’équivalent d’une cabine de douche. Dans un appartement familial deux fois plus grand, c’est l’équivalent d’une cuisine. Qui dit perte de surface, dit perte de valeur. A Paris, une perte de 3 ou 4 m², c’est aussi une perte de 40 000 euros de la valeur de votre logement. A Lyon et Bordeaux, 20 000 euros ont été perdus, et entre 15 et 17 000 euros ont été perdus à Marseille et Rennes.

Mais tout cela peut être compensé par des économies d’énergie. L’association de diagnostiqueurs FED Experts estime que pour un appartement de cinq pièces d’environ 100 m² dans les Yvelines, l’isolation intérieure a coûté aux propriétaires près de 10 000 euros, soit 4 m² de moins, soit 1 500 euros par an. Sur le diagnostic énergétique, ce propriétaire n’a obtenu qu’une seule note en passant de G à F. En épaississant un peu plus les murs, il aurait pu gagner une note supplémentaire ou deux, mais il aurait vraiment perdu trop de surface. Un bon compromis reste une isolation raisonnable associée à d’autres travaux pour augmenter les profits.

L’isolation c’est bien mais…

Cette isolation intérieure ne vaut absolument pas la peine dans, par exemple, un immeuble haussmannien. La perte de surfaces aurait un impact trop important sur l’équilibre financier des travaux. D’autres travaux peuvent tirer un tel bien de l’état du réseau thermique : agir sur la menuiserie, les équipements électriques et surtout le système de chauffage et d’eau chaude… Au contraire, car le bâtiment a été construit de 1945 à la fin des années 1970, il y a un intérêt quasi systématique à isoler les murs, car ces bâtiments sont si mal isolés qu’il est possible d’obtenir automatiquement deux cotes.

En revanche, l’isolation par l’extérieur est souvent plus efficace et n’a aucune incidence sur la surface des appartements, mais elle est beaucoup plus chère au départ et, surtout, il y a souvent beaucoup d’encrassement. Par exemple, sur les immeubles haussmanniens, il est difficile voire impossible d’obtenir des permis d’isolation qui pourraient nuire à l’architecture. Outre Haussmann, il y a aussi tout le problème de la copropriété : sans accord majoritaire, il n’y a pas d’entreprise.