Un homme de 23 ans a été interpellé par la gendarmerie après avoir refusé de s’arrêter à un poste de contrôle. Voulant échapper à l’armée, la poursuite a été stoppée net.

Par Romain Bénard

Publié le 7 octobre 22 à 19h36

« Je ne savais pas qu’il était interdit de ne pas s’arrêter devant les gendarmes », a déclaré un jeune de 23 ans devant le juge d’instruction, comme le rapporte L’Écho du Thelle. Un vague argument pour tenter de se disculper d’une faute majeure qui aurait pu coûter la vie à de nombreuses personnes à Méru, dans l’Oise.

Il manque de renverser un gendarme

Vendredi 23 septembre 2022, les gendarmes de Méru ont mis en place une opération de contrôle routier sur la route départementale D927 en fin d’après-midi. La police est souvent stationnée au rond-point situé près de la sortie de l’autoroute A16. Repérant une voiture de marque Opel sur l’essieu, les agents décident d’arrêter l’Opel pour contrôler le conducteur et le véhicule.

Au moins 11 infractions

Sans succès, il ne s’arrête pas et tente de renverser l’un des soldats, qui s’écarte par sécurité.

Conduisant sans permis et sans assurance, la gendarmerie règle mal le conducteur. Une chasse commence alors dans les rues de Méru. Selon l’enquête, l’Opel Corsa atteint jusqu’à 140 km/h, grille un stop, un feu rouge…

Stoppé par… les bouchons

Devant la gare, il a croisé une autre voiture et a failli provoquer un accident avec une mère et sa fille de 5 ans, toutes deux passagères dans le véhicule.

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C’est finalement le trafic qui arrête ce jeu du chat et de la souris pour le conducteur qui, selon lui, avait raté un train pour participer à l’entraînement.

Déjà condamné financièrement pour conduite de véhicule sans permis en juillet et novembre 2021, l’homme d’origine camerounaise a été condamné à 8 mois de « prison », quatre sous surveillance électronique et quatre avec une suspension probatoire de deux ans.

Cette sanction s’accompagnait d’une interdiction dans les 15 jours du passage du permis de conduire, puis d’une obligation de s’inscrire aux examens de conduite. L’obligation de travailler a également été prononcée.

Aux 300 euros de dommages et intérêts et aux deux amendes de 100 euros, s’ajoutent 70 heures de travaux d’intérêt général.