Le gouvernement a confirmé une taxe sur la complémentaire santé de 1,5 milliard, avec un appel à ne pas augmenter les tarifs. Mais ils craignent collectivement que la reprise des dépenses de santé ne fasse augmenter leurs dépenses d’ici la fin de l’année et les oblige à augmenter leurs cotisations.

Un déficit historique de 44,4 milliards d’euros à combler

Le débat sur le projet de loi de finances pour 2021 se poursuit à l’Assemblée nationale. Cette semaine, les députés du peuple sont venus examiner le futur budget de la sécurité sociale. Malgré l’optimisme qui prévalait au début du quinquennat, il semble que l’espoir d’un retour à l’équilibre des comptes soit en péril depuis plusieurs années. On s’attend à ce que le déficit de la sécurité sociale s’élève à 44,4 milliards d’euros en 2020, et à 27,1 milliards d’euros l’année suivante.

Les deux tiers (27 milliards d’euros sur 44) de ce dépassement sont dus à la baisse des revenus : avec la baisse de l’activité économique, moins de cotisations ont été perçues pour les assurances sociales et la CSG, mais ce sont deux des principales ressources du Social Budget sécurité. Mais des surcoûts inattendus liés au Covid-19 ont également alourdi son bilan d’une quinzaine de milliards d’euros. Pour donner quelques exemples, le paiement de la suspension des travaux représente deux milliards d’euros. Les coûts des tests PCR, entièrement pris en charge par les soins de santé, sont estimés à 300 millions d’euros par mois.

Le gouvernement confirme sa taxe d’1,5 milliards d’euros sur les mutuelles

Dans ce contexte de rareté, le gouvernement cherche de nouvelles voies de financement de la Sécurité Sociale, qui devrait continuer à être fortement sollicitée l’année prochaine. Dans cette optique, l’exécutif a réitéré sa volonté de taxer les complémentaires santé, en raison des économies qu’elles réaliseraient lors de l’accouchement, que l’Etat estime à 2,2 milliards d’euros.

La taxe professionnelle mutualiste est fixée à 1,5 Md€, dont 1 Md€ à régler au plus tard le 31 janvier 2021, et 500 M€ à la même date en 2022. Mais la plupart semblent craindre que la complémentaire santé ne compense cette taxe et augmenter les cotisations de leurs assurés, une possibilité que ces derniers n’écartent pas.

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Les complémentaires affirment ne pas être sorties gagnantes de la crise

Pour cette raison, plusieurs annonces ont été faites selon lesquelles les mutuelles réclament des tarifs modérés dans les années à venir. Mais ces autres ne l’entendent pas de cette façon. D’abord parce qu’ils ne croient pas être sortis vainqueurs de la crise du Covid-19. D’une part, leurs coûts ont effectivement baissé : les Françaises ne consultaient pas de spécialiste lors d’un accouchement par exemple, donc les assurances complémentaires n’avaient pas à couvrir les soins optiques, dentaires, etc.

Mais, dans le même temps, les co-membres soulignent que leurs revenus ont également diminué : avec la baisse de l’activité économique, les cotisations versées par les assurés ont diminué. De plus, les praticiens complémentaires craignent de rattraper les rendez-vous chez le spécialiste dans les mois à venir, ce qui alourdira également leurs comptes avec de nombreuses demandes de remboursement.

Les tarifs vont-ils augmenter pour régler la facture ?

Par conséquent, la reprise des dépenses de santé après l’isolement est scrutée de près. Notamment par les courtiers du groupe Henner, qui ont relevé que la hausse des dépenses médicales avait augmenté de 21 % entre les mois de septembre 2019 et septembre 2020. S’agit-il d’un rattrapage médical clinquant impulsé par les Français, ou simplement d’un effet de rentrée ? , qui pousse chaque année beaucoup plus de Français dans les salles d’attente que le reste de l’année ?

Le Cabinet peine à trancher sur ce point. Entre la fin de la détention et ce mois de septembre hors norme, leur enquête n’a révélé aucun rattrapage : les dépenses médicales, toutes actions confondues, ont fluctué au plus fort de 0,2 % par rapport à la même période en 2019… Les projections sont donc difficiles à établir. établir pour la fin de l’année et le début de l’année prochaine.

Ces estimations sont pourtant cruciales pour les assurés, car si les coûts des mutuelles venaient à augmenter dans les mois à venir, il y a lieu de penser que les organismes complémentaires de santé augmenteront les tarifs afin de pouvoir payer la taxe que l’Etat attend. Pour vous assurer que le prix de votre assurance maladie n’augmente pas ou reste dans les prix du marché, nous vous invitons à comparer gratuitement le coût des cotisations en ligne.

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