Près de six entreprises sur dix ont installé un SIGR, selon le 14e panorama de l'AMRAE

L’AMRAE (Association for Business Risk and Insurance Management) a publié l’édition 2022 de sa revue SIGR (Systèmes d’Information de Gestion des Risques), regroupant les offres de 55 éditeurs.

Pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, événements climatiques de plus en plus intenses, difficultés énergétiques, sans oublier les cyberattaques fréquentes… Dans un climat économique, environnemental et géopolitique de plus en plus tendu et incertain, l’AMRAE (Association pour la Gestion des Risques des Entreprises et des Assurances) a présenté la 14ème édition de sa revue des SIGR (Systèmes d’Information de Gestion des Risques), présentée le 30 août 2022 et réalisée en partenariat avec EY et quatre associations sœurs, RIMS, Ferma, Parima et Club FrancoRisk.

Avec toutes les crises qui se succèdent, la gestion des risques est plus importante que jamais pour les entreprises. Ils doivent se préoccuper des nombreuses menaces qui menacent la continuité de leurs activités. Dans ce contexte, les professionnels de la gestion des risques jouent un rôle clé, et ces métiers doivent être outillés, d’autant plus que les équipes de gestion des risques sont souvent réduites, comme l’a souligné François Beaume, vice-président de l’AMRAE et vice-président des risques et assurances de Sonepar lors de la présentation. Panorama 2022 comprend 55 fiches éditeurs, dont six nouveaux entrants (Egerie, ReadiNow, MetricStream, Values ​​​​​​associés, Grace Connect et Riskonnect), ainsi que 11 quadrants leaders qui positionnent des solutions pour des besoins spécifiques, tels que la gestion de la qualité, la gestion gestion de crise ou gestion des risques et de la conformité (GRC). En parallèle, 228 risk managers de 23 pays ont partagé leurs besoins et leur vision du SIGR dans une enquête qui comportait cette année deux nouvelles questions sur le coût annuel moyen du SIGR et le délai moyen de mise en œuvre. Treize témoignages d’utilisateurs illustrent également de manière concrète la perception du risk manager. Enfin, le rapport inclut également une vision du SIGR du côté des assureurs et des intermédiaires en assurance.

Plateforme SIGR d’analyse de marché

Cette année, l’AMRAE a également souhaité mettre en lumière son baromètre des métiers de la gestion des risques lors de la présentation du panorama SIGR, à travers dix cas d’usage illustrant le lien entre l’outil et les cinq grands métiers du baromètre. : Responsable ERM (Enterprise risk management), responsable assurances et prévention, responsable crise et continuité, responsable contrôle interne et responsable conformité/conformité. Pour accompagner ces métiers dans leurs choix de solutions, l’AMRAE a également conçu une plateforme web d’analyse SIGR, où les utilisateurs peuvent affiner les résultats en ajoutant des critères tels que la taille de leur entreprise, leur secteur ou leur pays. . « L’outil vous permet de comparer différents éditeurs selon leurs propres critères », a déclaré Bertrand Rubio, associé associé aux risques commerciaux chez EY Consulting.

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Selon les résultats d’une enquête auprès des risk managers, 56% des répondants sont équipés d’un SIGR, et 66% se disent satisfaits de leur solution. Par ailleurs, 52% des éditeurs constatent une augmentation des appels d’offres, reflétant la dynamique du marché et les besoins logiciels importants des professionnels de la gestion des risques. En effet, si l’analyse des données constitue le noyau dur de ces métiers de la gestion des risques, la collecte des mêmes données reste une activité chronophage, sur laquelle le SIGR peut faire gagner un temps précieux. Interrogés sur les principaux avantages du SIGR, les risk managers citent tout d’abord le fait que moins de temps est consacré à la consolidation des données et plus à l’analyse, suivi d’un échange d’informations facilité et de la transversalité. « Les SIGR sont aussi des outils collaboratifs et de communication », a rappelé Michel Josset, Président de la Commission Prévention et Dommages de l’AMRAE lors de la présentation. Quant au délai de mise en œuvre, la moyenne est d’environ trois mois.

Autre constat intéressant, le prix n’apparaît qu’en cinquième position dans les critères de sélection du SIGR, derrière la facilité d’utilisation, la capacité de reporting, la couverture fonctionnelle et la configurabilité. Cependant, les budgets liés à la mise en place des SIGR restent relativement modestes, de l’ordre de 100 milliers d’euros dans plus de la moitié des organismes interrogés. Les coûts de fonctionnement varient entre 60 milliers d’euros pour un périmètre limité et 150 milliers d’euros pour un périmètre fonctionnel étendu. Or, les gestionnaires de risques ont bien souvent plusieurs outils à leur disposition, selon François Beaume. « Malgré des budgets limités, cela montre que les gestionnaires de risques réussissent à convaincre les gens qu’ils doivent s’équiper », a déclaré François Beaume. De plus, certaines solutions doivent par nature être isolées des autres, comme celles utilisées pour mettre en place des lignes d’alerte.