Pierre Malbet, gérant de Pyla Parapente, a vu son activité s’arrêter brutalement mercredi 13 juillet et se trouve actuellement dans un vide total.

Pierre Malbet attend depuis deux semaines. En attendant surtout l’arrêté du préfet, qui expliquera bien des choses encore aujourd’hui dans l’ombre. « Avoir des dates précises me permettra d’abord de savoir quand on pourra recommencer à travailler et ensuite de voir si des aides de l’Etat pourraient être débloquées », explique-t-il.

Celui qui propose des vols en parapente au-dessus de la Dune du Pilat a souffert de la fermeture de cette dernière et aussi des plages océanes pendant près de deux semaines. Une période durant laquelle il a fait face « entre 50 et 60 % d’annulations ». En plus de cela, les demandes quotidiennes ont chuté, c’est évident.

La frustration se lit dans sa voix, surtout à son égard, « nous avons tout à faire. Chez nous c’est Les Gaillouneys, au Petit Nice et là a priori rien n’est touché. Le parking et les deux restaurants sont toujours debout. Et il ne peut pas délocaliser son activité : « J’ai l’autorisation d’exercer ici et seulement ici ». Pierre Malbet doit donc traverser une situation délicate, entre manque de visibilité et appels de clients : « On ne sait pas ce qui va se passer en août. On ne sait pas quoi dire aux gens. »

Pour Pyla Parapente, la saison a débuté le 30 avril. Mais pour cette discipline dépendante de la météo, notamment du vent, « nous avons dû voler au total 25 jours pendant les deux mois et demi d’ouverture », avoue Pierre Malbet. En tout cas, le planeur « fait partie intégrante de l’image de la Dune » alors il veut vite être fixé : « Je veux juste savoir où on va », insiste-t-il. « Je demande aussi que nous soyons considérés ni plus ni moins mais au même titre comme une structure solide ».

À Lire  Sonia Fendler, l'audacieuse