le nécessaire

Jeudi est la deuxième édition de la Journée nationale de la pauvreté énergétique. A Pamiers, où il y a beaucoup de logements à la frontière avec la passoire thermique, l’intercommunalité a déployé une subvention Arsenal pour aider les propriétaires.

Le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’Isabelle ne manque pas d’énergie. Cette mère de famille, qui avait auparavant effectué de nombreux travaux dans sa maison lors d’accouchements successifs, est tombée amoureuse d’une petite maison de la rue de Lestang. L’emplacement au centre de la ville et le prix très attractif l’ont convaincue de prendre la plume. Du 19ème siècle, ce beau pavillon de près de 150 m2 sur trois étages avait besoin de beaucoup d’amour. Simple vitrage, menuiseries vétustes, combles non isolés : la déperdition énergétique est ahurissante. « La première fois que j’ai entendu parler d’Anah [Agence nationale de l’habitat, NDLR], c’était par l’intermédiaire de mon plombier. Il a commencé à travailler alors que je m’occupais encore de mes enfants, sans toucher de gros revenus, c’était compliqué », se souvient-elle. Sur ce bon conseil, Isabelle se rattache aux communes des Portes d’Ariège-Pyrénées (CCPAP).

Les contraintes de Bâtiments de France

A partir de là, la machine est lancée. La personne qui dit être « très dans l’ancien » est mise en relation avec la firme Urbanis. Gratuitement, un expert fait le déplacement pour diagnostiquer et évaluer les travaux à réaliser. « Pour être éligible à ce système, il faut atteindre un taux de gain d’énergie de 33 ou 35% et j’ai eu un soutien total d’Urbanis. Il y a des choses auxquelles je n’avais jamais pensé… La VMC, par exemple, permet d’évacuer l’humidité. avoir un air plus sain et il est plus facile de chauffer un espace avec de l’air sec », dit-elle.

L’isolation, les menuiseries bois et le double vitrage, le changement des portes ont permis d’économiser plus de 10°C au rez-de-chaussée. « Une nuit, il faisait 2°C et en bas, j’avais 15°C ! Sans ces travaux, il ferait la même température qu’à l’extérieur. Mais sans ces subventions, il faudrait que j’attende plusieurs années pour me les verser », glisse l’Apama.

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Sur un total de 21 500 €, Isabelle a reçu une subvention de 9 374 € de l’Anah, de la CCPAP, du conseil départemental et de la Région. En raison de quelques imprévus de la part des artisans dans un contexte planétaire de rareté matérielle, il faudra un an après la construction de l’ouvrage. Un mois après leur accouchement, Isabelle a obtenu de l’aide. Mais ceux qui n’ont pas les moyens d’avancer les sommes que demandent les entrepreneurs peuvent bénéficier de prêts à taux zéro.

Devant ce succès, Isabelle demande l’aide de « Ma Prime rénov’ » pour financer un poêle à bois. Montant total : 6 000 €, dont 2 500 € remboursés. Une très bonne idée quand on sait que votre chaudière refuse de démarrer maintenant. Celui-ci a été installé la semaine dernière au rez-de-chaussée et permettra au propriétaire de chauffer les deux plateaux à l’étage.

Il faut contacter la CCPAP avant les travaux

Mais parfois les règles imposées par les Bâtiments Français – rue Lestang dans un périmètre protégé – sont très restrictives. Et évidemment pas la même pour tout le monde. Le PVC, que l’on trouve un peu partout dans la ville, est généralement interdit, notamment à la mairie qui bénéficie d’une dérogation. Les façades en briques ne sont pas non plus autorisées à être exposées. Ici, les enduits doivent être recouverts, estiment Bâtiments de France. Vous pensez à des panneaux solaires sur le toit ? Quelle pensée ! Et de même pour la chaudière à condensation si l’extraction débouche sur la voie publique. « Mais comment font les gens qui font des rénovations en centre-ville ? »