Depuis le 30 décembre, la variante Omicron du Covid-19 est majoritaire en France. Après quelques semaines de propagation autour de la planète, on en sait un peu plus sur cette nouvelle souche du virus. Les premières données permettent de mieux comprendre l’impact de la mutation.

C’est officiel depuis le 30 décembre 2021 : la variante Omicron est majoritaire en France. Les premières données arrivées du monde entier permettent de mieux appréhender, comprendre et anticiper cette nouvelle variante.

Contagiosité supérieure

C’est l’une des principales caractéristiques de ce nouveau mutant. Omicron est beaucoup plus contagieux que les souches précédentes du virus. « C’est un rapport de 1 à 10 : au premier virus, on lui donnerait 1, à Delta on lui donnerait 3, et à Omicron on lui donnerait 10 », explique Didier Sicard, professeur à LCI.

Au Royaume-Uni, les données montrent que le risque de propagation du virus au sein d’un ménage semble être 3,2 fois plus élevé avec Omicron qu’avec la variante Delta.

Des cas probablement moins sévères 

C’est un autre aspect déterminant de cette variante. Avec Omicron, les hospitalisations sont moins fréquentes et les formes plus sévères sont généralement plus rares. « Les données anglaises publiées hier (vendredi 31 décembre, ndlr) le confirment : il y a trois fois moins de formes sévères de la maladie avec Omicron qu’avec Delta », détaillait notamment Olivier Véran dans le JDD ce dimanche 2 janvier 2022 . . .

« Le risque d’hospitalisation est plus faible dans les cas d’Omicron pour les infections symptomatiques et asymptomatiques après deux et trois doses de vaccin, avec une réduction de 81 % du risque d’hospitalisation après la troisième dose par rapport aux cas d’Omicron chez les non vaccinés », explique la santé britannique. Sécurité. agence

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Vaccin : une résistance amoindrie ?

En raison de multiples mutations dans la protéine de pointe du virus, l’immunité peut être plus facilement évitée avec une nouvelle variante. « Omicron évite très efficacement la protection du vaccin ou celle donnée par l’infection au Sars-CoV-2 », explique Arnaud Fontanet à BFM-TV. Cependant, l’efficacité du vaccin contre les formes sévères de la maladie ne serait que peu affectée.

« La protection contre les formes sévères, qui dépend d’une autre composante de l’immunité, moins altérée par les mutations virales, est très bien conservée, de l’ordre de 80-90% après une dose de rappel », détaille le spécialiste.

Des symptômes différents ? 

Omicron provoquerait des symptômes similaires à ceux de la grippe ou, dans des formes plus bénignes, d’un rhume. Après son apparition, plusieurs caractéristiques communes ont été établies : gorge irritée, douleurs musculaires, fatigue extrême et, plus rarement, éruptions cutanées.

Les sueurs extrêmes et nocturnes sont également un symptôme principal décrit dans les données des médecins des pays où Omicron prédomine.

Pas un mais des Omicrons ?

Selon Marc Gozlan, journaliste médical et scientifique, il existe deux types de variantes d’Omicron en circulation dans le monde. Après une analyse « phylogénétique », deux groupes ont été détectés. Un groupe majoritaire (BA.1) et un autre (BA.2). Le variant minoritaire serait moins détectable par test PCR en raison de « l’absence de la délétion en position 69-70 de la protéine de pointe ».

A l’heure actuelle, cette mutation de la mutation circule très peu dans le monde. Son comportement serait similaire à celui de son frère.