Un tiers des Français estiment ne pas bien connaître leurs droits à la couverture santé et 42% estiment que le système de santé français est trop compliqué. Pour relever les défis de cette recherche, l’application mySofie permet aux particuliers de suivre plus facilement leurs remboursements afin de mieux comprendre leurs dépenses personnelles et, plus récemment, de prendre un supplément supplémentaire. Pour vous expliquer ces différentes fonctionnalités qui visent à faciliter la vie à la maison, nous avons rencontré Philippe Baranski, co-fondateur de mySofie.

Comment est né le projet mySofie ?

Avec Aymeric Méhu, nous avons fondé mySofie en 2017, après vingt ans de travail dans un groupe de protection sociale. Là, on s’est rendu compte que personne ne comprenait rien à l’assurance maladie. Nous avons donc développé ce projet pour rendre ce sujet accessible et compréhensible à tous. Notre solution, que nous considérons comme disruptive, est une application mobile gratuite qui nous permet de concentrer et d’analyser toutes les informations médicales et administratives de nos assurés en un seul endroit. Nous sommes aujourd’hui les seuls en Europe à nous attaquer à ce problème et à proposer une expérience client très appréciée en magasin. Après trois ans de R&D pour construire cette solution, nous sommes désormais connectés à 375 mutuelles, assurances, institutions de prévoyance et régimes de sécurité sociale. Nous sommes en mesure d’analyser chaque jour 147 000 contrats et 4,8 millions de traitements. Au total, notre application a optimisé 315 millions d’euros.

Combien d’utilisateurs vous font confiance aujourd’hui ?

L’application compte désormais 185 000 membres. Au-delà du nombre, nous sommes particulièrement fiers que nos utilisateurs consultent mySofie en moyenne 8 fois par mois, soit un peu plus que les 3 millions de visites cumulées en 2021. C’est 100 fois plus de connexions que dans l’espace client ou dans l’appli. assurance classique Il faut dire que nous voulions proposer une véritable révolution, car nous sommes capables de refaire tout le parcours attentionnel de l’utilisateur, de lui dire comment il va revenir, s’il revient bien, et finalement comment il peut le faire. optimiser son remboursement mutualiste.

L’application permet donc aussi d’identifier clairement son reste à charge

Absolument. L’optimisation est un problème structurel lorsqu’on envisage les soins en France. Sur l’ensemble des dépenses de santé des Français, elles étaient en 2019 de 207 000 millions, 165 sont couvertes par la sécurité sociale, 28 par une complémentaire santé, les Français ont donc un solde de 14 000 millions d’euros à payer. Nous avons examiné ce montant pour voir comment nous pourrions le réduire. Nous proposons un module complémentaire via l’application, appelé myBooster, qui couvre le reste de la charge de nos utilisateurs dans les soins de ville, à l’exclusion des soins optiques et dentaires : médecine alternative, spécialiste, assistants médicaux, tests de laboratoire, radiologie, etc. Dans ces cures, nous offrons la possibilité de rembourser 35%, 50% ou 75% du reliquat à régler après intervention de l’assurance maladie et de la complémentaire santé.

Comment se déroule la souscription à cette offre ?

Tout cela se fait automatiquement : si nous détectons un traitement avec une charge restante importante ou inférieure (supérieure à 10 euros) nous vous préviendrons qu’elle peut être réduite grâce à myBooster. Vous pourrez alors souscrire à cette offre en 90 secondes et profiter de prélèvements automatiques sur votre compte bancaire. Nous avons lancé cette première offre de recharge en octobre et étudions maintenant de nouvelles options qui nous permettront de faire face aux paiements directs dans l’optique, la dentisterie et l’hôpital.

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Vous promettez aussi de simplifier la vie administrative des familles

La particularité de mySofie est que vous pouvez lier autant de contrats que vous le souhaitez, et constituer votre tribu d’assurés : vous, votre conjoint, vos enfants, vos parents, un proche, vous devez donc suivre votre santé, etc. L’idée était d’offrir une grande simplification aux soignants, et de pouvoir faire gagner du temps à tous nos utilisateurs. Quiconque a déjà essayé d’appeler sa mutuelle sait que cela peut être particulièrement fastidieux, tout comme la recherche d’un remboursement.

Et comment fonctionne l’inscription sur l’application ?

Il vous suffit de télécharger l’application, de créer votre compte en renseignant vos nom, prénom, adresse email et numéro de téléphone. Nous vous recommandons de connecter ensuite votre accessoire et votre compte Ameli. A partir du moment où vous êtes connecté, votre connexion est terminée, vous vivez l’expérience utilisateur. Pour le moment, l’application ne permet pas de gérer le carnet de santé, bien que nous proposions à nos utilisateurs premium un service de téléconsultation, et de transférer l’ordonnance à la pharmacie. En effet, l’application détecte automatiquement tous les remboursements entrants. Après avoir passé votre carte essentielle au médecin, l’information passe à Secura et au supplément. Nous recueillons ces informations et reconstituons simplement le parcours de soins, puis nous divisons le remboursement : la part prise par la Sécurité Sociale, la part payée par le complément primaire, et nous regardons les éventuelles charges restantes. C’est ce dernier que nous vous proposons de traduire automatiquement.

Vous souhaitez également vous attaquer à la problématique des remboursements manquants

En effet, aujourd’hui dans toutes les mutuelles, institutions de prévoyance, assureurs et courtiers, il y a des erreurs de gestion ou de traitement informatique qui ne passent pas. Si vous ne vérifiez pas votre compte Ameli d’une part, et votre compte mutuelle en même temps, vous n’avez aucun moyen de savoir ce qui s’est passé, car les assureurs ne vérifient pas les taux d’erreur entre les retours. Dans l’application, nous avons développé plusieurs services pour alerter l’utilisateur que son accessoire n’a pas encore été remboursé, et aussi pour récupérer un remboursement non effectué suite à une erreur. accessoire Nous faisons ce travail pour le compte de l’utilisateur : à partir du moment où nous recevons le flux Sécurité Sociale, nous attendons le flux complémentaire, et si nous nous apercevons que le flux de remboursement ne se fait pas au bout de 21 jours, nous alertons notre utilisateur. une erreur En parallèle, nous examinons ses garanties et savons donc quel remboursement doit être effectué.

Est-il aussi possible de retrouver d’anciens remboursements manquants ?

Oui, nous récupérons généralement 12 à 18 mois d’historique. Nos algorithmes parcourent l’intégralité du flux, de sorte que nous pouvons immédiatement voir s’il y a eu des remboursements manqués dans le passé. En moyenne, on récupère environ 205 euros par an et en moyenne par tribu.

Vous considérez-vous comme une assurtech ? Comment percevez-vous cet écosystème en France ?

Nous sommes clairement insurtech depuis cinq ans, immatriculés à l’Orias. Nos partenaires nous voient aussi de cette façon. Au cours des cinq dernières années, l’assurance en ligne s’est étendue à de nombreux produits d’assurance, y compris la santé. Beaucoup travaillent en B2B directement avec les entreprises ; mais aucune n’a été développée pour informer les Français sur ce qu’ils ont, ce qu’ils peuvent avoir et comment optimiser leur budget santé. Chez un comparateur, ou lors d’une prise de contact avec un courtier ou une compagnie d’assurance, un entretien de découverte est réalisé pour savoir de quel produit de santé vous avez besoin. Avec MySofie c’est exactement l’inverse : dès le téléchargement de l’application, nous analysons vos besoins en termes de consommation d’attention et essayons de déterminer ceux dont vous aurez besoin demain. Bien entendu, nous ne nous considérons pas comme les propriétaires des données que nous détenons, comme le rappelle le RGPD : elles appartiennent à l’utilisateur, qui ne fait que nous les transmettre. Notre travail est de le rendre aussi bon que possible.

mySofie en chiffres : retrouver ses remboursements manquants