Pour terminer! Les passionnés de voitures sont convaincus. Quatre ans après sa dernière édition, le Mondial de l’Automobile retrouve ses locaux du Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Souligner qu’il s’agit d’un événement historique est une évidence. « Car show » (pour les Parisiens) ou « Paris salon » (pour les experts automobiles) voit vraiment ses origines depuis 1898. Devant lui a servi son rayonnement, devenu international. Ce poids lourd s’est avéré être le salon automobile le plus populaire au monde, dépassant souvent le million de visiteurs depuis 1954, avec un record de 1 460 830 en 2004. Mais cette nouvelle édition marque la fin d’une époque. D’après la liste des choses, c’est pourquoi les fidèles de l’événement risquent de déchanter rapidement. Nous leur conseillons vivement de rester chez eux.

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Une infime minorité de marques présentes

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Tout d’abord, le prix d’entrée, n’a pas été actualisé. Il est possible d’acheter son billet à l’avance en ligne, au prix de 16 euros, mais cela nécessite une réservation à honorer à l’arrivée. Bobesque ! Le Mondial de l’Auto n’est pas un salon d’art où tous les visiteurs suivent le même parcours, avec le risque d’embouteillage. Et si vous voulez acheter votre billet tout de suite, c’est très pénible : 30 euros.De quoi gâcher le très petit nombre d’exposants et de nouveautés que plusieurs enseignes préviennent qui déclarent la misère de la presse.

La fin de l’historique pavillon 1

Il suffit de regarder la liste des constructeurs pour se rendre compte qu’il n’y a pas grand chose à voir au Mondial de l’Auto cette année. L’organisation a en effet attendu la dernière minute pour annoncer les plans des halls d’exposition et la liste des produits disponibles. Cela pourrait passer pour un signe de désespoir, l’inscription des exposants est ouverte jusqu’au 22 septembre… Moins d’un mois avant l’ouverture au public, le 18 octobre. Il est trop tard, alors que l’assemblage de chaises complexes est souvent planifié des mois à l’avance. Faute de communication, l’organisation a vu certains producteurs annuler leur participation à la dernière minute. Le Mondial n’a pas réussi à satisfaire Mercedes-Benz d’une place digne de ce nom. La marque star a choisi le musée Rodin pour présenter à la presse ses nouveaux SUV électriques, EQE et EQS.

On ne parle pas de quelques personnes qui ne sont plus là, mais on parle d’une véritable hémorragie. L’édition 2018, la dernière en date, sent déjà la soupe aux grimaces. De nombreux constructeurs, une bonne moitié de ceux qui vendent des voitures en France, n’étaient pas immatriculés. L’édition 2022 se révèle être une catastrophe. C’est peut-être la raison pour laquelle l’organisation a mis tant de temps à développer son programme. Il n’y a que quelques constructeurs historiques : groupe Renault, Peugeot, Jeep et DS. C’est tout et c’est très petit. Après tout, il ne suffit pas d’appeler cela un salon de l’automobile. Cependant « Monde ». Heureusement, de nouveaux acteurs ont saisi cette opportunité, comme la Grande Muraille de Chine (avec les noms Ora et Wey), BYD, Seres et Leap Motors ou encore le vietnamien Vinfast.

Renault considère le Mondial comme une fête, Stellantis dédaigne le public

Si on prend la peine de détailler le design, on comprend aussi que la surface est réduite à l’extrême. Celui-ci est divisé en trois pavillons seulement (3, 4 et 6). Doit être! Pour la première fois, le pavillon historique 1, véritable cœur de la manifestation depuis sa sortie du Grand Palais en 1962, n’est pas disponible, réservé au salon Equip Auto, destiné aux professionnels. Un vrai régal pour les visiteurs les plus enthousiastes, qui ont tous des souvenirs d’enfance des grands baquets des trois constructeurs français qui ont présenté toute leur gamme, accompagnés de voitures étonnantes.

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Cette année, nous aurons affaire à trois petits pavillons. Deuxièmement, si nous exagérons. Car le pavillon 3 ne regroupe que les sièges et bancs de l’école, la piste de test de consommation électrique et la salle de presse. Pourtant, les visiteurs du Mondial de l’Automobile, peut-être plus exigeants, viennent admirer… des voitures. Pour certains, ce sont les modèles qui sont sur le point de sortir qui les intéressent, d’autres préfèrent les prototypes du futur. De nombreux visiteurs sont aussi des clients. Ils viennent voir les modèles déjà en concession, profitant de l’occasion pour les voir tous réunis au même endroit. Enfin, d’autres rêveront devant des voitures uniques, de luxe ou de sport.

Le rêve absent

Oui, tout le monde sera déçu. Côté nouveautés chez les principaux constructeurs, il n’y a que Peugeot 408, Jeep Avenger et Renault Austral parmi eux. C’est fin, très fin. Heureusement, les marques asiatiques apportent donc une bouffée d’air frais. Les emplacements BYD, Vinfast, Ora et Wey valent le détour pour leurs véhicules intéressants. Mieux encore, toutes ces enseignes ont décidé de perpétuer la tradition des activités et des plaisirs pour divertir le visiteur. Le plus étonnant est sans aucun doute le terrain de pétanque d’Ora.

En matière de concept-cars, seul le Groupe Renault a joué le jeu. Lors du lancement presse du 17 octobre, le fabricant de diamants a fait une déclaration disant « nous aimons les salons automobiles ». Pour visiter les stations produits du groupe, on ne peut qu’être d’accord. Il y a de nouveaux concept-cars, tous réussis : Dacia Manifesto, Alpine Alpenglow, Renault 4Ever Trophy, Mobilize Duo… Remercions l’équipe française de garder le respect de l’invité, et que l’on pense encore au Mondial de l ‘L’automobile en tant que fête. .

La fin de l’abondance, ou la fin du Mondial ?

Les espaces Renault, Alpine, Dacia et Mobilize apportent de l’air frais à l’espace 6, qui contraste avec l’ambiance sombre du pavillon 4 où Stellantis a implanté ses espaces, avec seulement trois modèles. L’absence de Citroën est un dommage insondable, puisque la marque Chevron vient d’introduire l’étude du système d’huile et la C4 X. DS et Jeep ne présentent pas de nouveaux modèles. Pourtant, c’est l’attitude de Peugeot qui reflète le mieux les critiques de Stellantis envers le public du Mondial de l’Automobile de Paris : le signe du lion a fait une annonce le jour de l’ouverture du salon, annonçant le concept du futur – une voiture baptisée Inception… Absent . du fauteuil !

Ceux qui veulent voir autre chose que les dernières nouvelles seront également à leurs frais. En Jeep, il n’existe que trois exemplaires de l’Avenger (dont le show car annonçant la version 4×4), Peugeot presque des 408. En revanche, Renault et Dacia, on montre tout ce qui est là ou presque. Sans diamant, l’éventuel acquéreur n’aura pas la possibilité de mesurer sa future monture.

Mais ceux qui resteront seront ceux qui veulent rêver. Quel est un habitué de la Coupe du monde qui n’a pas fait la queue pendant plusieurs minutes pour avoir le droit de s’asseoir sur le siège d’une Bentley ou d’une Porsche ? Qui n’a pas couru pour voir la dernière Ferrari cachée par une vague humaine ? Cette année, tous ces types de légendes ont disparu. Si l’organisation parle de l’existence de voitures spéciales, il ne s’agit que de l’existence de seize Ferrari, qui n’existent pas du tout par la volonté du constructeur. Ce sont des voitures de toutes les époques, de différents propriétaires. La hauteur influe sur la politique tarifaire : pour espérer approcher ces Ferrari, il faut débourser 5 euros (remis à l’organisme Perce-Neige).