Dans le paysage des certifications professionnelles, un nouveau terme est récemment apparu : celui de « micro-certificats », aussi parfois appelés « micro-certificats ». On vous dit tout…

Micro-certificats ou micro-certificats, c’est quoi cette nouveauté ? Comment l’inscrire dans le cadre français ? Quels changements réels peut-elle apporter ? Quelques clés de déchiffrement, pour mieux comprendre cet « OCNI », « objet certificat non identifié. »

Une recommandation européenne adoptée en juin 2022

Le Conseil de l’Union européenne a adopté en juin 2022 une recommandation sur « Une approche européenne des micro-qualifications pour l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité. »

Cette recommandation invite les Etats membres à développer l’utilisation des micro-certificats, dans le cadre d’une approche européenne commune. Celui-ci définit les micro-certificats comme certifiant « des résultats d’apprentissage obtenus à la suite d’un petit volume d’apprentissage. »

L’approche proposée précise également les caractéristiques attendues : stockable dans un système (informatique) et facilement partageable ; facilité pour un tiers – tel qu’un employeur – de comprendre le contenu et de vérifier son authenticité ; « empilable » : possibilité d’être combiné pour former une certification plus complète.

La transparence sur les modalités d’évaluation des acquis d’apprentissage devrait contribuer à développer la confiance dans la valeur de ces micro-certificats.

Quelle intégration dans le cadre français ?

Une fois cette doctrine européenne expliquée, que se passe-t-il lorsqu’on la rapporte au cadre français existant, qui prévoit déjà des certifications modulaires ou « petites » ?

Pour rappel, les titres professionnels officiellement reconnus par l’Etat sont enregistrés dans deux répertoires gérés par France Compétences : le Répertoire National des Titres Professionnels (RNCP) et le Répertoire Particulier (RS).

Le premier est riche de près de 5 000 références, chacune correspondant à un « ensemble métier » : diplômes professionnels, certificats de qualification professionnelle (CQP) créés par les branches, certificats élaborés par les organismes de formation.

Le RNCP impose que chaque certification inscrite soit découpée en « blocs de compétences », pour permettre une acquisition modulable. Si cette caractéristique peut faire écho au principe des micro-certificats « cumulables », les certificats RNCP, qui concernent des métiers entiers – et donc des formations de longue durée -, ne sont en revanche pas compatibles avec l’idée de cursus de formation. apprentissage…

Reste donc à se tourner vers le Répertoire Spécifique, qui répertorie plus de 1 000 certificats et autorisations professionnelles attestant de compétences professionnelles complémentaires. En termes de contenu et de reconnaissance officielle comme gage de qualité, le RS apparaît ainsi le plus proche de ce qui définit les micro-certificats au niveau européen.

Vers des certifications non étatiques ?

Autre voie d’intégration possible dans le paysage français : le développement de micro-certificats en dehors de ces cadres formels de certification, sous forme de certificats diffusés par des organismes de formation et répondant à des cahiers des charges, censés garantir notamment la transparence et la qualité de l’évaluation finale des les compétences et les résultats d’apprentissage.

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Ainsi, la plateforme publique de formation en ligne FUN a développé son propre label « Gradeo », qui s’applique aujourd’hui à un certain nombre de MOOC liés aux compétences informatiques spécialisées.

De nouveaux usages dématérialisés

La volonté de promouvoir les « micro-certificats », au-delà de leur caractère court et modulable, est également liée à l’émergence de nouveaux usages dématérialisés.

En effet, notamment dans l’enseignement supérieur, un nouveau mode de délivrance des diplômes des établissements d’enseignement apparaît, sous la forme de « digital titles », appelés « digital credits » en anglais.

Les avantages de cette dématérialisation sont nombreux : lutte contre la fraude aux faux diplômes, possibilité de partager en ligne avec l’employeur et, pour ce dernier, d’accéder à des informations détaillées sur le contenu du diplôme, ce qui contribue également à une meilleure valorisation du contenu de la formation initiale.

De nouveaux acteurs, prestataires informatiques spécialisés, promeuvent des solutions dédiées à la délivrance numérique des diplômes et certifications professionnelles. Ainsi, la société BC Diploma propose la distribution de diplômes, micro-certificats et badges sous forme numérique et sécurisée, grâce à la technologie blockchain ; ses clients sont des écoles de commerce, des universités et des écoles d’ingénieurs.

Il convient de noter que les facilités de stockage et de partage du format numérique sont compatibles avec les développements visant la plate-forme Europass, le portefeuille européen de capacités en ligne, dont les fonctions d’intégration des identifiants numériques devraient être étendues à l’avenir.

Une place restant à déterminer

Quelle place trouveront les micro-certificats dans le paysage français de la formation professionnelle, déjà solidement ancré dans un cadre de qualification, à la fois réglementé et ouvert ?

Le concept de micro-certificats cristallise plusieurs tendances : la modularité, la digitalisation, mais aussi une tendance au raccourcissement des formations.

Historiquement, le concept a émergé dans le monde anglo-saxon de l’enseignement supérieur, qui cherchait à développer de nouveaux marchés autour des formations courtes, plus accessibles économiquement que les formations longues aux coûts prohibitifs.

Derrière l’idée de modernité et l’enthousiasme qui peut s’exprimer autour de l’apparition de ce nouvel objet de certification, quelle est la part de l’idée que les formations certifiantes aujourd’hui seraient trop longues et devraient être accélérées ? Que ce soit pour introduire un nouveau type de certification ou pour stimuler le développement du cadre existant, l’avenir des micro-certificats reste à écrire par les acteurs de la formation professionnelle.