Chaque année, le Fonds de garantie des victimes (FGV) publie un baromètre de la conduite non assurée en France. En 2021, ce phénomène est revenu au niveau d’avant la crise sanitaire, et il est à craindre qu’il continue de s’accélérer désormais.

23 000 victimes d’un défaut d’assurance en 2021

L’année dernière, près de 23 000 personnes (22 983) ont été tuées par des conducteurs non assurés. Ces données prennent en compte toutes les carences d’assurance possibles : conducteurs, motards, cyclistes, conducteurs de véhicules personnels motorisés (NVEI, comme les trottinettes électriques), et même skieurs.

Au sein du FGV, le Fonds de Garantie de l’Assurance Obligatoire de Dommages (FGAO) est chargé d’indemniser les victimes du défaut d’assurance. En 2021, ce fonds a versé près de 110 millions d’euros aux victimes, avant de se tourner vers les responsables de l’indemnisation.

Stabilité par rapport à 2020

En 2020, à peu près le même montant a été versé, mais pour le nombre de victimes, il était plus proche de 30 000 (27 332). Si la crise sanitaire a réduit le nombre d’accidents impliquant des conducteurs non assurés, le niveau de 2019 est retrouvé depuis l’an dernier et semble se stabiliser.

Mais ce qui inquiète FGV, c’est que la crise économique, et surtout l’inflation, conduira un nombre croissant de conducteurs à déroger à l’obligation d’assurance. Lors de son baromètre annuel, la Caisse présente toujours un portrait collectif des non-assurés.

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Dans 8 cas sur 10, il s’agit d’un homme, qui dans 66% des cas a moins de 35 ans et a de faibles revenus. Comme l’a révélé une récente enquête noéassurance Leocare, c’est précisément ce profil d’individu qui serait le plus susceptible de ne plus être assuré pour des raisons économiques.

Un phénomène qui risque de s’accélérer ?

Selon son étude, près d’un Français sur quatre (27%) se dit prêt à ne plus assurer sa voiture, en raison de la hausse croissante du prix de ce produit (+16% depuis 2010, avec une hausse attendue en 2023 entre 2,5 et 3%).

Au sein de cette population, il s’est avéré que les jeunes conducteurs étaient plus représentés : la part des 18-35 ans qui étaient prêts à ne plus souscrire d’assurance est passée à 36 %, soit plus d’un tiers. Afin d’éviter les gros défauts d’assurance, FGV a travaillé avec les pouvoirs publics sur plusieurs solutions, comme des contrats à moindre coût pour les plus jeunes ou encore la réduction de la surprime, qui pénalise fortement les jeunes conducteurs.

En attendant, comme chaque année, la caisse rappelle les sanctions : jusqu’à 3 750 euros d’amendes, ainsi que l’éventuelle révocation d’un permis de conduire, la confiscation du véhicule, et une interdiction de redemander un permis pendant plusieurs années. .

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