Il n’y a pas que Maison Fleurie et Safran, les deux maisons de retraite de Pithiviers, qui font peau neuve. Le Centre Hospitalier de Pithiviers (CH) connaît également de profondes mutations. Si les façades extérieures ont l’air propres, à l’intérieur du lieu « tout est à refaire », s’exclame Jean-Robert Chevallier, directeur général adjoint du Centre hospitalier régional d’Orléans, dont dépend le site de Pithiviers.

Pithiviers : Les travaux ont officiellement démarré pour Maison Fleurie et EHPAD Safran

Améliorer le confort du corps soignant et des patients

Ouvert en 1965, le CH de Pithiviers n’a subi qu’une seule amélioration. « C’était juste avec les façades dans les années 2000. » L’intérieur du bâtiment nécessite une rénovation complète de toutes les pièces. « L’objectif est d’avoir 80 lits dans 80 chambres. On aimerait faire des chambres avec un seul lit, qui n’existent pas aujourd’hui », explique le directeur adjoint. De cette façon, les soins prodigués par les infirmières et les soignants sont déjà plus faciles pour le patient. . »

À l’heure actuelle, et en raison du manque d’infirmières et de médecins, tous les lits ne sont pas occupés. L’objectif de ces rénovations est similaire à celui des deux résidences pour personnes âgées. Un meilleur confort pour l’équipe soignante et les patients.

« Grâce aux travaux réalisés, nous allons refaire le plafond pour équiper l’établissement de rails de guidage. »

Des rails de manutention

Pour démarrer les travaux, l’hôpital sera découpé en tronçons représentant un huitième de l’établissement. Cette première section contient une salle de réunion, une école d’aides-soignants (qui sera déplacée mais dont l’emplacement n’est pas encore déterminé) et deux chambres à coucher avec lits fermés. « L’électricité, le chauffage et les paysages de cette partie vont être modifiés », décrit en quelques mots Jean-Robert Chevallier. Jean-Robert Chevallier, directeur général adjoint du CHRO

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Pour faciliter le travail du personnel soignant, Jean-Robert Chevallier souhaite construire des rails de manutention pour les patients. Ce système permet de soulever les patients à l’aide d’un levier électrique monté au plafond. L’hôpital d’Orléans en compte 450. Le CH de Pithiviers n’en a pas reçu à cause des plafonds chauffants qui permettent de lutter contre la propagation du feu. « Grâce aux travaux réalisés, nous allons refaire le plafond pour équiper l’établissement de rails de guidage. »

Un coût d’un million pour une tranche

C’est donc un nouvel hôpital qui se prépare. Les appels d’offres sont déjà en cours. La première percée est attendue au début de l’année prochaine. Le projet durera environ neuf mois. « On maintient le même mode de fonctionnement que les maisons de retraite, c’est-à-dire qu’on limite le site derrière les murs pour qu’il y ait le moins de bruit possible. »

Lorsqu’il sera terminé, avec l’Agence régionale de santé, « nous organiserons les phases de travail restantes. La première phase est expérimentale. Nous avons les idées claires. »

Le coût de cette première tranche devrait avoisiner le million d’euros. « Aujourd’hui, nous avons peur de l’évolution des prix de la construction et des difficultés d’approvisionnement en bois. Le pire étant incertain, nous espérons que les prix resteront inchangés. »

Cardiologie. Un professionnel d’Orléans vient deux fois par mois au CH de Pithiviers. A la fin de l’année, il vient une fois par semaine. Neurologie. Le CH sera équipé d’un électroencéphalogramme (EEG) d’ici la fin de l’année. Cet appareil est utilisé pour la recherche. Ceci est géré par un technicien ou un opérateur radio. Contrôler. En septembre dernier, l’hôpital a reçu une attestation officielle de la Haute Autorité de Santé. Les inspecteurs vérifient le niveau de soins aux patients. Le CH a reçu la note B, la même certification que l’Hôpital d’Orléans.