Les sports d’hiver restent une pratique minoritaire mais apportent des retombées économiques non négligeables.

Embouteillages sur les routes de la station, chutes de neige, dangers d’avalanches et dangers du ski hors-piste… Chaque année, pendant la trêve hivernale, les sports d’hiver font la une des télévisions. Tous les Français ont-ils dévalé les pentes enneigées ? Pas vraiment : en effet, moins d’une personne sur dix est en « vacances au ski ».

65 % des Français ne partent jamais en hiver

Si les Français sont attachés aux vacances d’été, les voyages d’hiver sont beaucoup moins fréquents. Selon une étude de 2010 du Centre de recherche et d’observation des conditions de vie (Crédoc), seuls 10 % d’entre eux partent en vacances chaque année entre décembre et mars, et 7 % tous les deux ans, et les deux tiers (65). %) ne saute jamais.

Parmi ces vacanciers, seuls 44% choisissent la montagne comme destination. Moins de 8% des Français fréquentent chaque année les centres de sports d’hiver.

Cet ordre de grandeur, qui remonte à 2010, est confirmé par des données plus récentes : selon une enquête du site Loisirs Enchères, seul 1 répondant sur 10 envisage de skier en 2017-2018, et 40% n’y sont jamais allés. Le ministère de la Jeunesse et des Sports comptait 11,1 % de skieurs alpins en 2016 et 1,7 % de skieurs de fond.

Des skieurs plutôt diplômés, urbains, riches

L’étude du Crédoc montre que les sports d’hiver sont très marqués socialement et ne concernent que certains groupes : les cadres (40 % font du ski l’hiver, dont 18 % font du ski), les diplômés universitaires (14 % vont à la montagne), les plus riches (13 % ) et les habitants des grandes villes (9 % contre moins de 7 % dans les petites villes).

117 euros par jour

Sans surprise, le premier obstacle est financier : 67% des sondés du Crédoc pensent que les vacances d’hiver sont « chères » (contre 26% en été) et 64% ont du mal à s’organiser.

Une étude des Domaines skiables de France et de la Caisse des dépôts en Rhône-Alpes estime le coût moyen du ski quotidien à 117 euros, avec un écart de 12% entre les grandes stations et les plus familiales. La première dépense concerne une nuitée (29%), bien avant le forfait de ski.

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Le site TripAdvisor, comparant 27 stations françaises en 2014, précise qu’une journée type de consommation (hôtel, forfait, matériel, restauration) coûte 2,5 fois moins cher aux Orres (Hautes-Alpes) qu’à Courchevel (Saaudia).

Une fréquentation étalée jusqu’en avril

Non seulement les Français sont minoritaires pour aller skier, mais seulement 36% choisissent d’y aller pendant les vacances scolaires de février. Depuis 2015, Pâques a en effet été reportée à début avril pour augmenter la fréquentation des stations de ski.

Selon l’analyse de la consommation touristique en 2012-2013, le séjour moyen des vacanciers est de six nuits (contre un quart des courts séjours), mais de nombreux passionnés de ski reviennent plusieurs fois : la moyenne est de 1,6 séjours pour l’hiver.

Un quart d’étrangers sur les pistes

Les Français ne sont pas la seule clientèle vers laquelle se tournent les stations de sports d’hiver. Plus d’un quart (27 %) de la participation est assurée par des étrangers, presque exclusivement des Européens.

Selon une étude économique en Rhône-Alpes, cette clientèle internationale est rentable puisqu’elle couvre 34% des dépenses de la station. Les Britanniques sont parmi les plus généreux.

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