Vous cherchez le meilleur restaurant de Paris ? Arrêtez tout : voici nos biens préférés, toutes catégories (et budgets) confondus.

Comme à chaque fin d’année, notre iconoclasme revient semer la pagaille dans la galaxie étoilée (et bien-pensante). Grandes tablées, bouis-bouis, bistrots ou bars branchés… L’émotion peut provenir d’un bao à 5 euros ou d’un repas raffiné à une centaine d’euros. Parce que vous aimez picorer les comptoirs en zinc sans chaises, vous aimez vous asseoir comme un prince autour d’une nappe empesée ou rencontrer l’aubergiste… Et parce que tout dépend du moment et du lieu, du moment que vous arrivez ivre ! Alors oui, la prochaine fois qu’on vous posera une question existentielle (« on mange où ? ») vous saurez quoi répondre !

Mise à jour 2019 : Plusieurs nouveaux restaurants sont entrés dans notre classement. Parmi eux ? Cuisine (20e), plats standard tout sauf conventionnels, à mi-chemin entre un bistrot poussiéreux et un izakaya japonais. Adar (28e), brillant restaurant-traiteur ancré dans le passage des Panoramas, tenu par Tamir Nahmias, un chef israélien passé par Fulgurances. Enfin, Cheval d’Or, le 2e opus du chef japonais Taku Sekine, qui mixe de petites assiettes asiatiques mutées sur fond de vins naturels (et bientôt de saké). Il est normal de le voir galoper à la 39e place.

Méthodologie – Comment Time Out Paris a-t-il choisi ces 50 meilleurs restaurants ?

A lire aussi : Chez Time Out, toutes les installations sont testées anonymement par nos journalistes, payant l’addition à chaque fois, comme chaque client !

Les 50 meilleurs restaurants de Paris – Palmarès 2019

Quel genre d’ambiance ? En 2011, Bertrand Grébaut fait irruption dans la scène avec cette table gastronomique poussiéreuse. Révolution! Cet ancien membre de Passard et Robuchon (et du collectif Kourtrajmé !) ose faire office de Stan Smith, dans un décor brut de brut. De ? Septime a (enfin) décroché une étoile au guide du pneu. Nous y avons rencontré Jay-Z, Beyoncé et François Hollande. Et l’incontournable menu du midi (5 plats) est passé de 42 € à 60 €. Mais p****n : c’est toujours aussi bon ! Plat culte ? La volaille, qu’il surmonte comme jamais !

Quel genre d’ambiance ? Produit d’abord ! Tel est le mantra de Michael Grossman, le fou du vin naturel, et de Masahide Ikuta, le fin épéiste japonais. Autour de leur comptoir du marché des Enfants-Rouges, coincés entre caisses d’oranges et tas de poireaux, on se bouscule et on discute avec nos voisins. Des assiettes ? Ils attrapent en l’air : « Côte de bœuf, qui en veut ? Digne du rugissement de Flaubert !

Plat culte ? En saison, moules de l’île de Groix sauce gorgonzola

Quel genre d’ambiance ? Il y a des endroits qui sont en conflit mais qui semblent évidents. Mokonuts en fait partie. Apparemment, un humble café où l’on peut dévorer un bon gros brownie cuit par la grande luciole japonaise Moko Hirayama. En fait, un vrai restaurant signature. Le chef franco-libanais Omar Koreitem peint une cuisine sensible, singulière, voyageuse… celle qui fait dresser les cheveux sur la tête, à l’improviste. Plat culte ? Labneh extatique au zaatar, à tremper avec du pain pita (fait maison). Et les cookies légendaires.

Quel genre d’ambiance ? D’un côté, Tristan, expert en vin nature/biodynamie, qui vinifie des raisins commerciaux en chape au cœur des Yvelines (une cuvée confidentielle de 300 boutanches !) de l’autre, son ami Thomas, amateur de classiques de la cuisine, généreux et jamais doux sur les genoux. Le menu du midi est à 19 €… Une pépite de bistrot ! Plat culte ? Bouillie de saucisse maison

Quel genre d’ambiance ? Katsuaki Okiyama est un génie. Pour avoir su imposer (depuis 2012 !) ce non-décor radical : la façade écorchée jusqu’à l’os, l’absence de nom sur le pignon, la pipe rapiécée de whisky en aluminium… Mais aussi, et surtout, pour ce vraie partialité en cuisine (surtout sur l’amertume, l’acide) qu’il équilibre avec une précision chirurgicale… Pour un nom : de l’étoile (gagnée cette année) le menu du midi (quatre plats) est de 26 à 30 €.

Plat culte ? Sandwich yap tonkatsu du samedi midi.

Quel genre d’ambiance ? Nostalgiques du Rhin, amateurs de pâtes, amateurs de vin réfractaires aux sulfites : tout Paris se presse dans cette élégante trattoria (sol en terrazzo, suspensions design). Concerné ? Giovanni Passerini et sa cuisine d’amour, pleine de générosité, gourmande, précise, mais sans sophistication inutile. Le bon forfait ? Formule à 26 € le midi en semaine. Plat culte ? Tout plat à base de pâtes fraîches maison. Et ces très mauvaises boules all’amatriciana !

Quel genre d’ambiance ? Depuis son ouverture en 2013 dans le Marais, le restaurant du chef israélien Eyal Shani a vu naître une série de spots levantins et deux frères cadets (Canal Saint-Martin et Grands Boulevards). Déco bordélicool, staff comble et playlist : le meilleur endroit pour faire pousser une tarte. Plat culte ? Tourte à la brochette d’agneau ou « poisson doré », chou-fleur mijoté au gros sel et huile d’olive.

Quel genre d’ambiance ? A la barre de ce navire industriel qui allie bois, verre, béton et acier ? Capitaine Grébaut – encore lui ! Dans cette annexe marine de Septime, la carte change en fonction de la pêche (artisanale et durable). Attention : l’addition monte vite, comme une marée. Mais c’est tellement bon, comme dirait Yves Montand ! Plat culte ? Balanes de Belle-Île bien assaisonnées et à l’ail

Quel genre d’ambiance ? Murs grattés jusqu’à la moelle, béton, bois brut : Dersou est avant tout un lieu. Mais aussi le chef ultra talentueux, le japonais Taku Sekine, grande star d’Instagram. Et surtout, une bête de concept : des assiettes adaptées non pas au vin (vu et revu) mais aux mini-cocktails. Bien secoué et signé par Amaury Guyot. Sacré mélange ! Plat culte ? Ceviche de pois chiches, saupoudré de « neige » de fromage frais

Quel genre d’ambiance ? A Strasbourg-Saint-Denis, cette pizzeria napolitaine envoie du bois (four). Le décor déjà : une ancienne ornithologie art nouveau. Ensuite la pâte : bien levée, moelleuse, parfaitement cuite. Et les produits de pedigree qui vont avec : tomates San Marzano AOP, huile d’olive extra vierge de Sorrente, anchois de Cetara… Buonissimo ! Plat culte ? La pizza fritta (sucrée et frite), une excellente spécialité de Naples.

Quel genre d’ambiance ? Depuis 1997, le meilleur restaurant d’Afrique de l’Ouest et du Centre à Paris (au Cameroun). Ambiance moderne (loft sur-stylisé avec poutres d’acier et bois brut), une playlist qui ne déçoit jamais et d’excellents vins français ! Deux salles, 100 places. Tout le monde et les Tout-Paris branchés (Maïwenn, Sandrine Kimberlain, etc.) viennent y picorer. Je n’ai rien à dire, Walif envoie la sauce ! Plat culte ? Ndolé camerounais ou tiep bou dien sénégalais.

Quel genre d’ambiance ? A seulement 25 ans, Pierre Touitou se constitue un CV en or qui brille (ex Plaza Athénée, Servan…). Depuis 2016, ses tableaux sont devenus encore plus précis. Tout d’abord, on sent le vrai flair de l’auteur, les combinaisons non conventionnelles et les saveurs explosives. Autour de son comptoir central/cuisine ouverte en marbre de Carrare, une faune internationale vient faire la fête à la tombée de la nuit, illuminée à la lueur des bougies. Playlist amplifiée, 150 références naturelles/biodynamiques… On vous met au défi de rester sage dans votre chaise haute ! Plat culte ? Pilon de veau braisé, sauce mloukhiya.

Quel genre d’ambiance ? Voilà cinq ans que les sœurs Katia et Tatiana Levha crachent leurs flammes affamées dans ce coin de la rue Saint-Maur, dans l’antre tu meurs plus belle (zinc en laiton doré, moulures au plafond, fresques vieillies et bouquet de fleurs sur un bâton de mastic). Cuisine? Un saut libre et ludique entre la France et l’Asie, plein d’une belle audace et tellement ancré dans son temps. Et puis ces purs jus triés sur le volet – des rouges et blancs bordeaux en puissance, sublimes : Laurence et Rémi Dufaitre, Fanny Sabre, Philippe Pacalet, Jean Foillard, Sylvain Pataille… Plat culte ? Zakouskis (« amuse-bouche » en russe), dont de délicieux wontons (raviolis) de boudin noir frit, ou ces cubes désormais légendaires assaisonnés de basilic thaï

Quel genre d’ambiance ? Murs grattés et serviettes en guise de serviettes, ce bordel gaiement organisé squatte une ancienne boutique de grossiste du 3e arrondissement. Il est signé Phil Euell, le créateur new-yorkais à qui l’on doit Boot, un café génial de la taille d’un mouchoir. Aux fourneaux, le chef coréen Esu Lee, qui a fait ses preuves à Hong Kong, mêle de très très bons produits asiatiques. La carte est courte, nous vous conseillons de venir à deux ou trois et de tout essayer. Voici « nourriture sale et vin sale ». Ceux qui aiment manger avec leurs doigts passeront un bon moment. Plat culte ? Rivaliser avec les crevettes au beurre brun et aux pommes.

Quel genre d’ambiance ? Opaline au plafond, un comptoir en marbre, une réplique du championnat du monde de football sur l’étagère et des serveurs en Nike et Stan Smith… Un restaurant inspiré de la cuisine d’Iñaki Aizpitarte, jamais d’accord, toujours sur le fil du rasoir. Une vraie cuisine d’auteur, vive, audacieuse, ponctuée d’éclairs. Depuis treize ans, Basque balance ses uppercuts tranchants ! Parfois ça nous manque, et parfois ça frappe. Toujours en tension, les plats du chef évoquent des associations humoristiques, avec de véritables éclairs créatifs ici et là. Plat culte ? Deux desserts caractéristiques : la glace au babeurre et le tocino de cielo revisité.

Quel genre d’ambiance ? Rive gauche, juste en face du Lycée Français de Gastronomie Ferrandi, ce havre de paix attire les clients de MasterChef et MOF. Pour cause, le calme des Cévennes en cuisine. Antonin Bonnet, chapeau haut de forme au CV en or (feu Le Sergent Recruteur à Paris, The Greenhouse à Londres, Michel Bras à Laguiole…), travaille en direct avec la plupart des fabricants. Petite dorade grise de Saint-Guénolé, homard de Chausey, tomates cultivées sur les pentes du Vésuve… A l’image du décor (bois brut, carreaux de ciment), il n’y a ici ni spectacle ni décoration. Faites-nous confiance : ce petit moineau (« quinsou » en patois cévenol) chante juste ! Plat culte ? Huîtres à la gelée de dashi. Et en saison, les langoustes de l’île Chausey.

Quel genre d’ambiance ? La quatrième adresse d’Yves Camdeborde est entièrement consacrée au porc (et au vin, bien sûr). Pourquoi exagère-t-on à ce stade ? Pour ce côté coquin parisien inattendu en plein cœur de Saint-Germain, avec la familiarité habituelle et le vol naf-naf, suspendu au plafond. Pour un giga-morceau de beurre Bordier en vente libre, tartinez généreusement de pain de maïs addictif. Bon plan? Cuisine, ouverte en continu de midi à 23h, tous les jours (même – et surtout – le lendemain de la cuisson). Tapas entre 4 et 10 € et desserts entre 2 et 6 € ! Plat culte ? Terrine de la semaine et boule d’oeuf de la nature.

Quel genre d’ambiance ? Installé au sommet de la colline de Belleville depuis 1987, c’est un bistrot où l’on peut rencontrer tous les plus grands chefs : Pierre Hermé, Iñaki Aizpitarte, Bertrand Grébaut… Pour cause, ce duo de Bonnie & Clydé. A la cave, l’un des pionniers du vin naturel, le propriétaire Philippe Pinoteau dit Pinuche, qui crée une carte pleine de caractère, d’après son caractère. Dans les cocottes, Raquel Carena, qui régale tous les jours, tue les habitués avec une cuisine franchement aussi déroutante que réconfortante. Plat culte ? Pomme douce mijotée au citron.

Quelle ambiance ? Vous cherchez une perle rare, un restaurant de charme avec de bons petits plats sains, végétariens et gourmands ? Vous avez poussé la bonne porte. Accueil chaleureux, bougeoirs colorés des années 50, bouquets de fleurs séchées et macramé accrochés ça et là : sobre et gourmand. Comme notre « burger » de tofu grillé (8 €) : tomates, oignons caramélisés au paprika fumé, laitue croustillante, sauce BBQ tueuse et mayonnaise vegan, assaisonné de sriracha thaï épicée… Bhim ! Un plat culte ? Un grand OUI au dodu burger de tofu grillé (8 €). Et un cookie porno chocolat noir/fleur de sel (3 €).

Quelle ambiance ? Engouement normal pour des plats tout sauf conventionnels, à mi-chemin entre un bistrot poussiéreux et un izakaya japonais. Le foodista du tout Paris n’a pas tardé à y mettre ses clics et ses likes. Il faut dire que le spot, situé à Anvers, en face de Mamiche, abrite un duo au top : Takao Inazawa, un chapelier japonais ultra talentueux (ex-Verre Vole), secondé en salle par Benoît Simon, homme de bouteille gaspilleur, ex-Septime et Chateaubriand. Qui propose l’un des meilleurs menus d’œufs naturels/biodynamiques du Panama (25 à 70 € la bouteille). Le midi, une formule imbattable à partir de 18 €, et un menu à partir de 22 €. Un plat culte ? Maguro katsu (steak de thon frit), rémoulade de céleri/raifort.

L’adresse a été (re)testée et approuvée il y a quelques jours. Ce journaliste paresseux devrait bientôt rendre son travail !

Quel genre d’ambiance ? La première table gastronomique de Paris où le chef change tous les six mois. Le meilleur conseil pour tous ceux qui rêvent d’une excellente cuisine de chef à petit prix : le midi, des menus à 19 et 25 euros ! Ce jour-là, Alban Chanteloup (ancien sous-chef du Neptun à Genève) était le régal derrière le comptoir. Le début du parcours en neuf étapes (menu du soir 58 €). Le fil conducteur : les grillades, que notre chef rapporte de ses voyages en Australie, en Tasmanie, au Japon… Un plat culte ? Lors de notre dernière visite, fricassée de cuisses de pintade, tahini, poireaux confits, herbes et laitue.

Quel genre d’ambiance ? Si au Time Out Paris on adore la première adresse du chef Katsuaki Okiyama (Abri, période, grand bistrot japonais), on ne boude pas pour autant sa deuxième adresse à la salle dédiée. Pour la décoration, le tout en murs boisés, avec du béton au sol. Mais surtout ces folles nouilles de sarrasin, à dévorer en bouillon chaud ou froid – sans doute la meilleure salle de Paris. La texture, le bouillon, les saveurs… Ultra-précis, ultra-gourmand ! En plus du soir, des bonus très pointus au menu : moules vapeur au saké, salade de roulé de porc au miso… Bravo aussi pour la carte des vins, courte et bien pensée ! Plat culte ? Tempura soba aux crevettes et beignets de légumes

Quel genre d’ambiance ? Si l’on aime les pâtes un peu chères de Kitchen Ter(re) et les desserts de Ze Kitchen Galerie Bis, on sera certainement impressionné tout d’abord par la maison mère du chef William Ledeuil. On y va le midi pour profiter du menu entrée/plat/dessert à 48 € (41 € pour un menu deux services) qui démocratise la cuisine chic à l’asiatique du chef – qui nous regarde depuis sa cuisine. Amateurs de gastronomie asiatique, chromatique et précise, c’est pour vous ! Plat culte ? Ça change tous les mois… Mais ce midi, bœuf wagyu deux façons, panais, carotte & qui…

Quel genre d’ambiance ? Ah, Racines… Un rêve de bistrot tout en boiseries et clairs-obscurs, passage des Panoramas, comme au Paysan de Paris d’Aragon. On pourrait parler pendant des heures de chaque détail : vaisselle de grand-mère, carreaux de ciment anciens au sol, chaises et tables patinées… La chef Simone Tondo s’affaire dans la cuisine grande ouverte, avec l’aide d’une batterie de trois ou quatre chefs. Pas d’appétit d’oiseau : les plats envoyés par le sarde sont fougueux et généreux. Plat culte ? Vitello tonnato en entrée, un modèle du genre (16 €)

Quel genre d’ambiance ? A trois minutes à pied de la rue Mouffetard, au cœur du Quartier Latin, se cache une façade turquoise au verre dépoli. L’adresse, façon maison de poupée, tient dans une poche en tissu (douze couverts rentrés avec une pince à épiler). Lumière tamisée, accueil agréable, extrêmement sympathique. A travers sa cuisine ouverte (3 mètres carrés dont le grand), la jeune chef taïwanaise Christina Huang, en cuisine comme en salle, concocte un repas fusion plein d’intelligence et d’une belle précision. Son truc ? Revisitez la street food de votre pays de manière gastronomique par excellence. Plat culte ? Gua bao, petits pains briochés cuits à la vapeur remplis de poitrine de porc braisée qui fondent dans la bouche

Quel genre d’ambiance ? Ils sont de nouveau en grève ! Qui est-ce ? Katia et Tatiana Levha bien sûr (déjà aux commandes de Servan, un peu plus loin dans la rue). Alors on prend les mêmes et on recommence ? Pas vraiment. Dès le début, ce lieu – même s’il ressemble beaucoup à son grand frère – assume son origine asiatique : son nom (si vous êtes né sous Giscard, vous devez vous souvenir du célèbre jeu vidéo), la créature légendaire partout (en néon et comme marionnette de parade dans les toilettes), des baguettes (il faut s’y habituer, pas de couverts). Une excellente bouchée peu coûteuse pour ceux qui recherchent un restaurant fusion asiatique de qualité

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Plat culte ? Poulet frit au piment

Quel genre d’ambiance ? A la tête de ce restaurant-traiteur ancré dans le passage des Panoramas, Tamir Nahmias, un chef israélien passé par Fulgurances. On aime se plonger dans sa Méditerranée fraîche et colorée, avec des plats à emporter tout au long de la journée, ou travailler sur place le midi (une quinzaine de couverts), moyennant un ticket de 20 boules pour une formule déjeuner imbattable. Et puis les desserts, toujours parfaits ! Inutile de dire : Adar est un cadeau ! Plat culte ? Poulet au ras el-hanout aux légumes printaniers.

Quel genre d’ambiance ? Eel signifie « anguille » dans la langue de Shakespeare. C’est d’ailleurs la passion du groupe de rock californien de Mark Oliver Everett, mais pour une fois ça n’a rien à voir avec la choucroute. Adrien Ferrand, formé par William Ledeuil, partage avec son mentor son amour des herbes fraîches, des agrumes et des épices. On aime ces plats simples, déco minimaliste et dans l’air du temps, menus à 25 et 29 euros (midi en semaine), No eels under the rock chez Eels, la donne est claire et le dîner est onctueux. Plat culte ? Anguille fumée et mousse matcha.

Quel genre d’ambiance ? Zinc brillant à l’élégance années 50 et bancs bleus, ouvert 7j/7. On applaudit ces plats de bistrot de haut niveau, préparés en deux tailles : Pantinois Walid Sahed (ex-Bristol) et Antonin Mandel le week-end (Shangri-La, Ze Kitchen Galerie). Des assiettes généreuses, honnêtes, précises, à des prix raisonnables : formules à partir de 18 € et 21 € le midi. Et cette sélection très naturelle et personnelle de Guillaume Maugain, ancien Le Verre Volé, notamment côté Beaujolais : Philippe Jambon, la trop rare Julie Balagny, Jean Foillard… Ajoutez à cela une grande terrasse pour les beaux jours… C’est un bébé du (Grand) Paris !

Plat culte ? Poulpe basque grillé qui ne bave pas, nappé de mousse d’ail, aneth, betterave rose crue

Quel genre d’ambiance ? Derrière le comptoir en noyer – les meilleures places – sont occupées par deux transfuges de Gaja Savoy, le cuisinier aux trois macarons. La Taïwanaise Jessica Yang (chef pâtissière extraordinaire) et le Franco-Ricain Robert Compagnon sont également passés par le yakitori Torishin à New York. Mais à Rigmarole (« baratin » en anglais), il n’y a pas de cuisine traditionnelle ! Ici, nous pratiquons l’art du binchotan, le charbon de bois blanc utilisé au Japon pour cuisiner le yakitori, une brochette de la taille d’une bouchée. Plat culte ? Brochettes cuites sur charbon de bois blanc

Quel genre d’ambiance ? A deux pas de l’avenue de Clichy, un aquarium jaune ensoleillé à la surface vitrée. Attention, pépite ! Zen derrière sa cuisine ouverte, le samouraï Taiki Tamao (ex-Marc Vérat) puise son inspiration dans le répertoire français pour créer des assiettes d’auteur ultra précises et surtout pleines d’une belle délicatesse. En salle, son confrère sommelier Mathieu Orazi vous aide à trier une centaine d’épingles. Bon plan? Formule déjeuner imbattable à partir de 16€ (entrée, plat du jour, café et gourmandises) Plat culte ? Côtes de porc ibérique confites aux épices, avec purée maison et roquette

Quel genre d’ambiance ? De Chateaubriand, où il a secondé Iñaki Aizpitarte pendant sept longues années, Paul Boudier a ramené Albert Touton. Ensemble, dans ce coin de Jules Joffrin bien connu des bistronomes (L’Esquisse, Au Bon Coin, Ô Divins et Sanguine) deux amis ont repris ce qui était un ancien bistrot un peu miteux. Chaises Baumann, banquettes en cuir noir, tomettes d’époque, appliques hémisphériques des années 50 : un café digne de Simenon. Sobre dans la déco, mais haut dans l’assiette… Qui prend parfois des accents italiens. Psst : le midi en semaine, formule sans faute à partir de 16 € et menu à partir de 18 € ! Plat culte ? Ce bœuf saignant, grillé au poivre vert, garni de sauge fraîche et de petits artichauts sauvages (ultragoutus), repose sur un lit d’épinards (23 €).

Quel genre d’ambiance ? Ninon est française, Lucas est brésilien, et leur accord est aussi parfait qu’un vin nature avec une bonne grillade sur le feu. Dans ce 11ème arrondissement gastronomique, le couple se sent bien et s’épanouit dans la cuisine du Brutos, dépouillée mais raffinée. Manger? Patatas bravas de manioc et croquettes de bœuf fumé avec une sauce à la goyave incroyablement épicée, avant de passer à l’essentiel : vins naturels (Andrea Calek, Partida Creus, etc.) et barbecue. Plat culte ? Un beau faux-filet, cuit au feu de bois et trempé dans de la farine de manioc et une sauce cachaça amburana. Mais aussi ces folles croquettes de bœuf à tremper dans une sauce goyave au piment doux

Quel genre d’ambiance ? A deux pas de la Gare de l’Est, ce lieu en béton ciré et pierre brute, curatée par Hugo Blanchet, ex-Atelier Robuchon, et Arthur Combe, mixologue, ex-Expérimental, a beaucoup de caractère. Tableaux anciens aux cadres dorés sur les murs en pierre, grands couteaux de cuisine suspendus, mobilier en bois rappelant un bistrot typiquement parisien… Sans oublier cette très jolie terrasse pour les beaux jours ! On aime : cette alliance gagnante entre très bons cocktails créatifs et gourmandise. Plat culte ? Os fort et cocktail signature

Quel genre d’ambiance ? Touristes et Parisiens n’hésitent pas à faire longtemps la queue pour poser un faux look Brooklyn (briques rouges, poutres grattées…) sur le sol de ces cantines japonaises. Il faut dire que depuis son ouverture en 2013, les gars se sont spécialisés dans les udon – ces grosses nouilles japonaises qui se mangent dans une soupe. A l’intérieur, une pièce ouverte, avec des rideaux japonais colorés. Assis à une grande et longue table d’hôtes, vous pouvez choisir comment les « snober » parmi trois options : dans une soupe chaude, trempées dans une sauce froide ou coulées avec une sauce froide. Plat culte ? Kunitoraya Udon, une soupe miso tiède au porc haché, radis et bouillon, dans un bouillon parfumé et enivrant.

Quel genre d’ambiance ? L’impeccable resto-lab d’Iñaki Aizpitarte (Chateaubriand), le chef basque qui fabrique ici un jouet à base de tapas (ré)créatifs. Place ? Une galerie de miroirs et de marbre de Carrare, un environnement raffiné et obsédant, où la faune moderne bourdonne et les serveurs élégants virevoltent. Dans des (petites) assiettes ? La matière première est reine, presque brute. Attention, à l’heure du déjeuner Le Dauphin fait une volte-face presque schizophrène : place aux soupes asiatiques, ambiance tropicale ! Plat culte ? Risotto de seiche.

Quel genre d’ambiance ? Si le lieu a fait le tour de la blogosphère, alors bien sûr c’est pour cet environnement instagrammable, façon LA deli, lumineux, moderne, raffiné. Mais aussi et surtout à cause des œufs brouillés, servis sur une brioche FAT grillée (Westside Brioche Toast, 9 €) ou farcis de chorizo ​​mexicain et de gouda, et écrasés sur un muffin anglais (Scrambled and Mexican Chorizo ​​​​Sandwich, € dix). Quoi qu’il en soit, la sauce piquante fermentée est un must absolu! Faut absolument manger ? Pancakes multicéréales aux fruits de saison ! Sans gluten, parfaitement cuisiné, surmonté d’une orgie de chantilly au romarin et gingembre… Arrosé de sirop de raisin (13 €). Plat culte ? Oeufs brouillés & Sandwich mexicain au chorizo ​​​​ou fromage grillé caramélisé. Et des crêpes multi-céréales !

Quel genre d’ambiance ? Après avoir démocratisé l’association petites assiettes/cocktail (Dersou), le chef japonais Taku Sekine s’associe à Florent Chicoli (Au Passage, Café du Coin…) au milieu du XIXe siècle. Tout ce qui reste du restaurant chinois d’origine est le feu et la façade rouge scintillante. Car à l’intérieur, une surprise ! Vidéo impeccable et épurée, signée Montreuil studio Ciguë. Et dans l’assiette ? Des révisions Smart XXS empruntées au Japon, Taïwan, Hong Kong… A des prix embourgeoisés. Plat culte ? char siu bao, pain dodu cuit à la vapeur fourré au porc laqué (9 € pièce)

Quel genre d’ambiance ? L’amarante est notre petit rituel, notre chasse au gris. Christophe Philippe, le chef, n’a pas son pareil pour cuisiner trente (!) heures de joue de veau extrêmement tendre, moelleuse à souhait (même pas besoin de couteau : elle se coupe à la fourchette). Bravo pour : le menu bowling naturel par excellence, bien nommé le « menu ouvrier » 22 bols (12h30 à 14h30) et une formule imbattable à 19 €. Débouclage obligatoire de la ceinture de sécurité en partant… Mais mon Dieu, c’est tellement bon ! Plat culte ? Tripes vivifiantes aux olives, avec copieux porridge maison

Quel genre d’ambiance ? A Anvers, l’épicerie fine de David Azoulay (fondateur de Pizza di Loretto) n’est pas un restaurant facile : pas de téléphone, pas de site internet pour consulter la carte, pas de réservation possible. Il faut y aller et prier le ciel pour qu’il reste encore quelques places sur les vingt chaises hautes du restaurant. Rassurez-vous : c’est souvent le cas. Et tant mieux. Car Saul’s est le restaurant israélien dont vous rêviez : une carte fournie mais pas trop, des assiettes sexy et généreuses, le tout à des prix tout doux. Un lieu impeccable (peut-être une carte des vins un peu courte et ésotérique ?) : même la bande son, toute G-funk, souligne parfaitement le moment. Plat culte ? Shakshouka ou sabich fantastique, un sandwich digne des meilleures adresses de Tel Aviv (8,50 €)

Quel genre d’ambiance ? Passer à travers n’est pas une mince affaire, mais une fois assis, quel plaisir ! Hachés et maturés sur place, les steaks viennent du Finistère : Le Ponclet ne fournit que quelques grands noms de l’hôtellerie française. C’est un énorme avantage de l’adresse, avec frites, finisimi et allumettes croustillantes, cuites deux fois, comme il se doit ! Tout bon, jusqu’au café, exprimé sur La Marzocco FB 80. En prime : 19 bières d’exception, « de Montreuil au Sri Lanka » selon la carte. Mais aussi des vins tendance nature, très corrects. Plat culte ? Golden State of Mind : Boeuf Le Ponclet, cheddar vieilli 18 mois, poitrine de boeuf fumée, tomate, sauce moutarde à l’ancienne

Quel genre d’ambiance ? Si vous avez rêvé d’allier plats japonais et cocktails pleins d’adrénaline, vous êtes au bon endroit. Cyril Lignac, la star déjantée du petit écran, signe ce spot Germanoprata, très cosy chic : mur brut, luminaires en osier et banquette à motifs. Après le défilé de BCBG et des chemises déboutonnées faussement décontractées d’Emmanuel Macron à Paris Match, on se cogne les coudes contre le bar en marbre et son emplacement stratégique : un œil sur la cuisine, l’autre sur le barman. Plat culte ? Saumon californien, avocat, jalapeño et sriracha.

Quel genre d’ambiance ? L’annexe du restaurant gastronomique du même nom permet de se rapprocher des étoiles sans casser le PEL. Car en plus de vendre du thé et du matériel de dégustation, ils servent en déplacement l’un des plats signatures de la chef Adeline Grattard : les bao, ces pâtisseries à base de farine de blé cuite à la vapeur fourrées selon l’inspiration du moment. Il y a deux façons de les déguster : les commander sur le stand extérieur et les emporter chez soi, ou s’asseoir à la grande table en bois de la boutique. Option recommandée pour profiter de la qualité de service d’un restaurant étoilé au prix d’un bon en-cas (3-4 € l’un, 16 € les 5 bao). Plat culte ? Bao au Stilton (fromage anglais) et cerises Amarena

Quel genre d’ambiance ? Depuis notre première visite en 2015, tout est resté tellement cool ! Le lieu joue comme un remake des khaïmas sahariennes, avec toute la palette du bon décor marocain (lanternes ajourées, tissus plissés au plafond, zelliges et ensemble banquettes/coussins de dossier). Surtout, la cuisine satisfait toujours toutes les faims. On aime : la semoule, ultra-fine et roulée à la main, avec des légumes (pommes de terre, carottes, navets et courgettes). Marie-Jo, la patronne et « oncle » de la salle, colorée et super chaleureuse, qui nous fait sentir comme si nous étions traités comme un membre de la famille. Une famille très nombreuse : François Hollande et Omar Sy sont aussi des inconditionnels de l’adresse… Plat culte ? Couscous spécial au prix de 21€, avec un mélange de viandes

Quel genre d’ambiance ? La quatrième adresse parisienne de Bertrand Larcher, au milieu de la forteresse de Bobotignolles, est aussi la moins touristique. Oubliez les boiseries à la papa, les modèles de chalutiers et les photos signées Olivier de Kersauson. Le décor y est sobre et aéré : une grande salle lumineuse (une soixantaine de couverts), de joyeux jeunes garçons Gaultier en valise marine… Qu’y a-t-il d’intéressant ? Qualité source : galettes de sarrasin 100% bio, légumes du Terroir d’Avenir, épices Roellinger, beurre cuisiné par Maître Bordier, algues wakame de Saint-Malo… Et la cave ! Les vins d’Henri Milan, Christophe Pacalet, Sébastien Riffault, Marcel Deiss… Et une vingtaine de cidres artisanaux, à boire dans des verres à pied. Plat culte ? Galette à la tomme de Savoie, poitrine de porc fumée, œufs brouillés bio, pommes de terre vitellotte, crème crue

Quel genre d’ambiance ? Si vous pensez que vous vous êtes trompé d’adresse en venant, tout est normal. Delphine Zampetti, l’aubergiste, a d’ailleurs fait le pari qu’elle ne changerait presque rien à cette ancienne boucherie hippique (d’où le nom) qui a le mérite de donner un certain charme brut au bistrot. La star ici est le ‘dwich : pain rond baguette ou brioché aux graines de sésame, à vous de choisir. Au menu, une vingtaine d’offres gourmandes (5-8,50 €) : classique prosciutto Prince de Paris, original pot-au-feu de poulet à l’aneth et mayonnaise et exotique tortilla de patatas-chorizo ​​​​​​Un plat culte ? Tout sandwich de Dame Delphine, fait sur place. Oeufs Mayonnaise. Et en dessert, pudding vanille/citron !

Quel genre d’ambiance ? A deux pas du très populaire concept store Merci, ce Szechuan reste de loin le meilleur de tous les opus de M. Cheng (Trois Fois Plus, Cinq Fois Plus). Le boui-boui original découvert en 2015 a depuis été relooké : meubles en bois clair, chaises aux couleurs industrielles, pierre brute… Dans l’assiette, c’est toujours aussi bon. Des plats d’une grande finesse, dont les saveurs se redécouvrent complètement lorsque la bouchée de piment passe. Plat culte ? « Porc aux poireaux » (en fait aux oignons nouveaux), bœuf sucré (presque un régal en soi) !

Quel genre d’ambiance ? Bienvenue sur Etsy, où la chef Mikaela Liaroutsos rend ses lettres de noblesse à la gastronomie hellénique, encore sous-représentée à Paris. Ici on partage des mezze, petites assiettes bien préparées : comme ce poulpe grillé sur broyé de fèves et câpres et grenade fraîche, ce tarama garni de pistaches, ce saucisson fumé sur fromage frais, petits pois et grenade, ces simples frites de feta (molles et dorées comme on les aime) Plat culte ? Baklava, le plus savoureux de Paris (et on est pointilleux).

Quel genre d’ambiance ? Lahmacun ou Dürüm ? C’est le même dilemme cornélien à chaque fois. Toujours autant d’amour pour ces pizzas kurdes roulées, amoureusement finies au sèche-cheveux. Car que ce soit rapide, avant tout fraîcheur. Parce que zéro mayo, frites et harissa : juste un peu de citron. Trop bon! Gazette Strasbourg-Saint-Denis (cœur avec les doigts) Plat culte ? Agneau dur ou lahmacun à 2,50 €. Ou peut-être les deux.

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