Hausse des prix, délais de livraison allongés, carburant cher, déploiement des ZFE, la période n’est clairement pas heureuse dans le domaine de l’automobile. L’Institut YouGov a réalisé une étude* pour le compte du comparateur d’assurances en ligne LeLynx.fr dont les résultats ne sont pas très encourageants pour le secteur.

Cette enquête montre que 26% des automobilistes « pensent pouvoir se passer complètement de leur voiture à l’avenir ». Dans les grandes villes, ce score atteint même 42% ! Des chiffres impressionnants que l’organisation explique par souci d’économie. Les automobilistes seraient prêts à modifier leurs habitudes de déplacement pour réduire leurs dépenses. 61% des Français se disent favorables à troquer la voiture contre les transports en commun, un vélo ou un scooter. En région parisienne, où la circulation devient de plus en plus stricte, ce chiffre progresse de 8 points.

Un parc automobile vieillissant

Alternative aux transports en commun ou à la mobilité douce, le covoiturage est incontournable. Il séduirait donc 38% des automobilistes, avec un intérêt plus marqué pour les jeunes (18-34 ans). En matière de loisirs, 62% des Français seraient prêts à réduire les trajets en voiture. En revanche, il reste le moyen de transport privilégié pour se rendre au travail ou pour des raisons de santé.

Cette étude met en lumière les inquiétudes des Français face au contexte économique actuel. L’inflation (6,2% en octobre) pourrait donc remettre en cause l’achat d’une voiture pour 58% des automobilistes. Une tendance qui va renforcer le vieillissement de la flotte qui a désormais 11 ans. En 2020, c’était 10,6 ans.

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Pour ceux qui veulent ou doivent changer de voiture, « l’achat d’occasion est toujours considéré comme l’option la plus économique à 56% ». Cependant, les prix sur le marché de l’occasion ont explosé.

Quid de la voiture électrique ?

Malgré le bonus écologique accordé par l’Etat, le projet d’achat d’une voiture électrique n’est pas sur la table. La réserve est encore plus grande : seuls 6 % des conducteurs envisagent de le faire dans les 12 prochains mois. Ce sont encore les prix pratiqués, particulièrement élevés, qui dissuadent.

*Enquête réalisée du 7 au 10 octobre 2022 auprès d’un panel représentatif de 1 000 Français conduisant une voiture.