Les propriétaires de boîtes de nuit ont l’air gris. Après 16 mois de fermeture et une réouverture conditionnelle en juillet dernier, ils devront à nouveau baisser le rideau pendant au moins quatre semaines, à compter de vendredi, en raison de la cinquième vague de Covid-19.

Grâce à une variante Delta hautement contagieuse et à l’efficacité du vaccin qui s’estompe avec le temps, le nombre de nouveaux cas quotidiens oscille autour de 50 000. Et tandis que la variante Omicron s’ajoute aux menaces qui guettent la France, le gouvernement a fait le choix de fermer les clubs. Après plus d’un an de fermeture, les discothèques baisseront à nouveau le rideau vendredi et « pour quatre semaines », a annoncé lundi Jean Castex.

Le Premier ministre a également appelé les Français à « ralentir » les interactions sociales dans les trois semaines suivant Noël, insistant notamment sur les événements festifs en salle « à la maison » et « en entreprise ». Les secteurs en difficulté seront indemnisés, a promis le Premier ministre. Cette nouvelle batterie de mesures vise à éviter les dispositions « disproportionnées », comme les confinements ou les jauges.

Los profesionales del sector se muestran grises al día siguiente de los anuncios de estas nuevas medidas: « Nos habían avisado que hacía calor a las 14.30 horas por parte del Ministerio de Hacienda. Por fin tuvimos la respuesta a la hora de los anuncios, como todo le monde ». monde », raconte ce mardi sur le plateau des « Grandes Gueules » Thierry Fontaine, président de l’Union des métiers de l’industrie et de l’hôtellerie (Umih) du Rhône, directeur de discothèque.

« On sert de bouc émissaire »

Il regrette une fermeture qui intervient à un moment crucial du secteur : « C’est 20 % de notre chiffre d’affaires, le mois de décembre. On a un très bon ticket moyen. Ce n’est même pas grâce à l’assistance, c’est le ticket moyen. c’est plus grand ». « .

« On nous a fait souscrire des dettes colossales »

Les discothèques, qui représentent 30 000 salariés directs et un million d’euros provenant des enfants des affaires annuelles selon les syndicats professionnels, sont restées fermées pendant seize mois à cause du Covid-19, et n’avaient pas rouvert, sous conditions, que le 9 juillet. Les professionnels du secteur seront aidés, a promis le Premier ministre, mais cette annonce est insuffisante pour Thierry Fontaine

Et il pointe une autre contradiction, s’estimant indispensable face à l’afflux de jeunes depuis la réouverture en juillet dernier où la solitude à la maison a augmenté de 24 % : « Les clubs ferment mais pas les bars de danse, les clubs libertins et les Restaurants ». Au Nouvel An ça va être fou, c’est n’importe quoi ! » conclut Thierry Fontaine, très agacé.

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