BRAS-PANON. « Le pire a été évité, et les dégâts sont minimes », rassure le maire de Bras-Panon, Jeannick Atchapa. Hier, vers 11 h, un éboulis de rochers s’est posé sur une maison plus bas, située dans le quartier Rivière-du-Mat les Hauts, rue Nillameyom. La chute des gros cailloux a emporté avec eux plusieurs arbres, dont un qui s’est logé sur la maison occupée par une gramoune de 75 ans.

En cause, le propriétaire d’un terrain privé, situé en haut de cette falaise connue des habitants, justement, pour les risques d’éboulis. La mairie l’avait mis en garde à deux reprises : « La situation est périlleuse depuis longtemps. Nous avons envoyé un premier courrier pour sécuriser son terrain, puis un rappel », précise Jeannick Atchapa. C’est au cours de ces rénovations que l’accident a eu lieu. Une tractopelle se serait trop approchée de la falaise pour finalement entraîner les cailloux et provoquer ledit éboulis.

Aucun blessé n’est à déplorer et les dégâts sont relatifs. « Notamment des dégâts sur les tôles, précise le maire de Bras-Panon qui s’est immédiatement rendu sur place une fois prévenu. La façade arrière de la maison, donnant sur la salle de bain, a été touchée. Et un mur a été endommagé. fissure ». Une dizaine de tuiles ont également explosé.

Les travaux entrepris par le secteur privé sont aujourd’hui au point mort. La société qui officiait sur ses terres s’est également engagée à indemniser le gramoune pour les dégâts causés. La mairie devrait mandater un expert pour examiner les lieux et « contraindre, si nécessaire », le propriétaire à sécuriser la falaise. D’autant que la gramoune ne veut pas bouger de chez elle malgré les propositions de déménagement de la mairie. En fin de journée, les services de la mairie avaient déjà enlevé une partie des cailloux et des arbres qui étaient apparus inopinément.

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