Alors que le texte arrivait lundi à l’Hémicycle, les élus LR et la majorité ont déposé des amendements à l’abandon des travaux et au rejet du CDI avec le soutien du gouvernement.

Il s’agit du premier des huit projets gouvernementaux considérés comme capables d’atteindre l’objectif du plein emploi. Le projet de loi qui ouvre la voie à la réforme de l’assurance-chômage, arrive à l’Assemblée nationale ce lundi 3 octobre. Si le débat doit être houleux, notamment au sein de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), qui envisage de déposer une motion de rejet du texte, le résultat est moins douteux. Que ce soit dans l’Hémicycle ou ce qui s’est passé lors de l’examen en commission des affaires sociales des mardi 27 et mercredi 28 septembre, l’assemblée présidentielle peut compter sur le groupe Les Républicains (LR) nombreux à se retrouver dans ce premier texte du rite commun. .

La question porte sur la nécessité pour la coalition Ensemble citoyen – Renaissance, le MoDem et Horizons – et les LR de renforcer encore ce court texte de cinq articles, dont l’objet principal est d’étoffer les lois actuelles de récompenses – elles s’achèvent en novembre 1 -, jusqu’à fin 2023. Les amendements proposés par le MoDem notamment pour inciter fortement les personnes en CDI qui proposent un CDI de même nature sont acceptés et LR afin de traiter l’abandon et la rupture d’emploi comme inéligibles aux allocations chômage . En les acceptant, le gouvernement peut assurer le vote des députés de droite mais il semble qu’ils ne soient pas responsables de la difficulté du projet de loi.

« Une logique de dialogue »

« C’est vrai qu’il y a un désavantage si l’on suppose qu’un salarié qui quitte son poste peut avoir la possibilité de percevoir une meilleure indemnisation qu’une démission », a déclaré Olivier Dussopt, lors de son audition en commission mardi. Si le ministre du Travail a montré des signes d’ouverture sur cette question, il a prévenu : « Il faut qu’il y ait une disposition qui permette à un salarié d’abandonner son poste pour qu’une question de sécurité puisse être prouvée rapidement, afin de ne pas être sanctionné. »

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« C’est la preuve de la volonté du gouvernement de travailler ensemble », a expliqué Jean-Louis Thiériot, député LR de Seine-et-Marne et auteur de l’amendement à l’abandon des travaux. C’est un changement par rapport à la période précédente. »

Il a été retiré en commission, l’amendement a été réorganisé et désormais il vise à « recommander de démissionner (…) le salarié qui a abandonné son poste ». LR et Ensemble la protégeront. « Nous sommes dans un contexte de discussion, confirme la représentante Renaissance du Nord Charlotte Parmentier-Lecocq. Mais la volonté de renforcer les choses sur l’abandon du travail répond à un objectif de terrain, les chefs d’entreprise mais aussi les citoyens. Si les politiques de la La droite est triste parce que le texte manque d’ambition et ne porte pas un changement profond de l’assurance-chômage, qu’elle devrait pourtant voter, ne manque pas le week-end pour le recevoir.

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