Le tribunal correctionnel de Besançon jugera ce vendredi 18 février 2022, un magistrat de Dijon habile dans les relations « de liberté », poursuivi pour avoir proposé sa fille de 12 ans à des internautes pour « rapport sexuel », sans toutefois donner suite.

Le procès d’Olivier B., 56 ans, a été reporté au 12 janvier, après que son avocate, Me Pauline Neveu, ait produit un certificat médical qui atteste « d’un état de santé psychologique très fragile, (…) incompatible avec l’apparence ».

Cet ancien magistrat, révoqué en juillet dernier par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), est poursuivi pour « provocation non suivie d’effets » à la commission d’actions de « corruption de mineur », « viol » et « agression sexuelle » sur un mineur

Dénoncé par un utilisateur du site libertin

L’affaire a débuté en octobre 2019 lorsque l’utilisateur d’un site de rencontre libertin a rapporté qu’un homme proposait à sa fille de 12 ans d’être associée à une relation sexuelle. L’enquête, menée par cyber-infiltration, a conduit à la mise en place de

cause de ce magistrat aux brillantes évaluations, exerçant les fonctions de vice-président du tribunal de Dijon où il coordonnait la chambre des affaires familiales.

Il a admis les faits, objectant qu’il s’agissait de « fantasmes qu’il n’aurait jamais réalisés ». Il a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire en juin 2020. Un « administrateur ad hoc » a été désigné pour représenter la fille du magistrat et quatre associations de protection des droits de l’enfant ont porté plainte au civil.

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