De nombreux événements font l’objet de polémiques, de polémiques et parfois de désaccords dans nos sociétés démocratiques. Le changement climatique en fait partie depuis de nombreuses années, mais aujourd’hui, en particulier, grâce aux efforts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour nous tenir constamment informés, un consensus croissant s’est établi, à la fois sur la réalité de cet événement et sa suite. ses origines dans les activités humaines.

Le Covid prolongé nécessitera-t-il la création d’un Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Covid pour qu’on puisse enfin reconnaître la réalité de son existence et de ses origines post-infection ?

Depuis avril 2020, les personnes infectées par ce coronavirus se plaignent de souffrir de diverses maladies, devenant de plus en plus invalidantes avec le temps – on parle d’années pour certaines. Ce qui n’était au départ qu’un bruit de fond, un signal faible jusqu’au milieu des années 2020 est devenu, à mesure que médecins et chercheurs s’y sont intéressés, une réalité. Une réalité créée par des patients souffrants, dont la douleur est aggravée par le manque de soins, d’abord de la part de leurs proches, mais aussi des professionnels et des politiques.

Plus de deux millions de Britanniques concernés

Qui et combien de ces patients ont prolongé le Covid ? Encore une fois, ce sont les Britanniques qui nous sauveront, car ils ont fait preuve d’une certaine excellence en matière de dépistage sanitaire.

L’Office for National Statistics (ONS) mène des enquêtes représentatives de la population de Grande-Bretagne, et teste régulièrement par PCR plus de 200 000 personnes tirées au sort dans la population générale (on ne sait donc pas ce qui se passe lors des maisons de retraite, notamment). Cette organisation produit les prédictions les plus précises d’Europe sur la force de Covid et sur ce qui est arrivé aux personnes dans les mois et les années après avoir été diagnostiquées avec l’infection, sur la base de leurs questions.

Dans son rapport du 6 octobre, l’ONS fournit des informations à faire pâlir d’envie les meilleurs épidémiologistes du continent européen. On y apprend que 3,5% des Britanniques (c’est quand même 2,3 millions de personnes) ont rapporté des symptômes qui ont duré plus de quatre semaines après la première infection, des symptômes qui ne s’expliquent par rien d’autre et le SARS-CoV-2, et ont décrit les longs Covids.

Parmi ces personnes, une sur cinq présentait ces symptômes depuis plus de deux ans. Plus d’un tiers (36%) des patients atteints de Covid prolongé en ont reçu après exposition à Omicron (en moins d’un an, donc). Dans 72% des cas, les symptômes affectent la vie quotidienne des patients, et dans 15% ils « limitent significativement » leurs activités quotidiennes. La fatigue demeure le principal symptôme rapporté (69 %), suivi des difficultés de concentration (45 %), de l’essoufflement (42 %) et des douleurs musculaires (40 %).

Les profils types de patients concernés sont des femmes âgées de 35 à 69 ans qui vivent dans des quartiers pauvres, des personnes qui travaillent dans le secteur public, qui sont au chômage, ou des personnes qui ont déjà un handicap dont vous êtes ici auparavant.

Une maladie qui passe sous les radars

Les contours de cette maladie sont toujours flous, car les symptômes sont polymorphes et peu nets. Il n’y a pas de test Covid à long terme, qui passe sous le radar des patients eux-mêmes et des médecins dans la plupart des cas.

Nous ne commenterons pas ici la partie long terme du Covid après Covid, études de 1% à 30%. Mais pour faire une comparaison avec la population de Grande-Bretagne, là où la France ou la Suisse, la quasi-totalité de la population a été infectée par le SRAS-CoV-2 au moins une fois, donc, acceptons, au moins provisoirement, le chiffre de 3,5 %, que la majorité de ceux qui déclarent avoir un contrat. les symptômes persistent plus de deux ans après leur infection.

Si on voit des tensions sur le marché du travail, on ne voit pas non plus une vague d’absentéisme de longue durée lié au Covid dans les entreprises, mais force est de constater que le problème est encore sous-estimé et que beaucoup de gens ressentent de la douleur aujourd’hui. Covid sans lui en donner la responsabilité ou sans oser en parler.

Si la question du nombre de cas et de la cause des symptômes est compréhensible, le débat sur cette question nous semble futile et finalement irrespectueux envers les personnes concernées. Aujourd’hui, le problème est reconnu, puisque la dixième division internationale des maladies a attribué un code spécifique au Covid long (U09.9). Nous l’avons montré plus haut : il existe de nombreuses données épidémiologiques qui mettent en évidence les effets du Covid sur la santé publique.

Le temps de la science n’est pas celui du politique

Hormis les symptômes les plus couramment rapportés décrits par la Grande-Bretagne, il n’y a pas un jour où l’ouvrage n’est pas publié, ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​, il y a des problèmes cardiaques (également trouvé en bon état. un groupe de guerriers américains), ou même des problèmes mentaux. Le risque de maladie d’Alzheimer sera augmenté de 50% à 80% après le Covid-19, selon une étude qui a suivi plus de 6 millions d’Américains par an, le plus grand risque atteignant les femmes de plus de 85 ans.

Mais nous devons être humbles. En admettant que l’heure de la science et de l’épidémiologie n’est pas celle de l’actualité et de la politique et en admettant qu’aujourd’hui, nous ne savons pas encore avec certitude quel est l’état de santé de ces personnes tolérantes. – même si pour certains d’entre eux, on sait déjà qu’ils s’allègent ou disparaissent avec le temps.

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Ce n’est que dans quelques années que nous pourrons voir si cette épidémie a eu un impact sur la durée de vie en bonne santé, ou l’espérance de vie en général, et si le Covid aura augmenté les problèmes de fiabilité de manière significative ou non. /ou la démence chez les personnes âgées. Dans ce cas, nous nous rendrons compte que nous devrons faire face à un problème de santé publique plus important que nous ne le pensions. Mais, quelle que soit la situation et les faits, aujourd’hui, il y a tout un tas de patients qu’il faut accompagner, soulager et soigner au maximum.

De plus, nier une possibilité de persistance des symptômes après une infection virale serait faire preuve d’une grande méconnaissance des maladies infectieuses. En effet de nombreux exemples. Après une mononucléose, la fatigue, parfois extrême, dure généralement des semaines voire des mois. Certains virus sont connus pour provoquer des effets à long terme, comme les papillomavirus humains (HPV) qui causent le cancer de la bouche, du rectum ou du col de l’utérus, les virus de l’hépatite qui causent la cirrhose du foie et du foie.

En 2004, bien avant cette épidémie, une étude américaine évoquait également l’hypothèse d’un lien entre la grippe espagnole infectée pendant la grossesse et l’augmentation des cardiopathies ischémiques. Les bactéries sont également à l’origine de syndromes post-infectieux, soit de nature immunologique, comme un rhumatisme articulaire aigu après infection par un streptocoque, soit directement d’origine infectieuse, comme un ulcère de l’estomac à Helicobacter pylori.

La nécessité d’une veille et de la recherche

Nous devons être conscients, encore une fois, de notre grande méconnaissance de ces événements post-contagion. Le SARS-CoV-2 est apparu récemment et nous ne connaissons pas encore tous ses effets à long terme. Nous avons besoin de surveillance, de vigilance et de recherche. Les soins de santé « à l’anglaise » permettent de mieux appréhender les décors de cet événement, les éventuelles différences selon les années, selon les facteurs sociaux, ou selon les différents types.

La recherche à long terme sur le Covid peut aider à identifier des traitements efficaces et sûrs. Deux théories actuellement proposées pour tenter d’expliquer les symptômes chroniques des maladies infectieuses sont :

Des méthodes de recherche sont menées dans de nombreux hôpitaux universitaires, visant à évaluer l’efficacité de la prise d’antihistaminiques, d’antiviraux, d’antidépresseurs ou d’autres molécules prescrites.

Des recherches sont actuellement menées aux Hôpitaux de l’Université de Genève (HUG) pour évaluer l’efficacité de l’anticorps anti-monoclonal temelimab dans les symptômes neurologiques post-Covid (perte de mémoire, agitation et fatigue). Nous saurons dans quelques mois si certains de ces traitements tiennent leurs promesses et pourront être recommandés.

Nier l’existence du Covid long est bien commode

Face à l’incertitude sur les effets à long terme du Covid, ce qui peut être recommandé est d’agir et d’éviter autant que possible l’infection (et la réinfection) par le SRAS-CoV-2. Autrement dit, les soirées Covid sont terminées ! Aujourd’hui, il semble plus scabreux de laisser la population s’infecter sous prétexte de renforcer son immunité, tant il est dangereux de continuer à « vivre avec » jusqu’à rester les bras croisés en donnant de vagues recommandations. .

Parce qu’un Covid apparemment bénin peut avoir des effets à long terme, il paralyse parfois des personnes jeunes et en bonne santé, en particulier des segments vulnérables de la population, car il continue d’envoyer des personnes à l’hôpital. de personnes. nos politiques publiques semblent supposer que cette épidémie est derrière nous. Nier l’existence d’un Covid prolongé semble très facile à ce stade !

Quand la huitième vague commence à exploser, est-ce si difficile de rendre à nouveau le masque obligatoire dans les lieux fermés et les transports en commun, quand la tempête passe ? Quand nos gouvernements s’intéresseront-ils enfin à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur ?

De plus, les données s’accumulent pour mettre en évidence le fait que les vaccins Covid ont une protection notable contre le Covid prolongé. Une étude publiée en prépublication le 7 octobre montre que le vaccin réduit de 30 à 40 % le risque de développer des symptômes persistants de Covid à long terme.

Cela appelle un calendrier vaccinal complet pour toutes les personnes, sans oublier les enfants – qui sont mal vaccinés en France et en Suisse – qui risquent également d’être touchés par le Covid au long cours, dont rappelons-nous, nous on ne sait toujours pas le long- effets à terme, tant sur le développement mental que sur l’état de santé des jeunes.

Donner corps au récit

Enfin, et on glisse ici du côté de la représentation publique, il faut œuvrer à la reconnaissance des malades Covid de longue durée, en assurant leur visibilité et en créant des histoires collectives, pour que leurs problèmes ne soient plus rejetés – fût-ce par des médecins ou des infirmières. travail, avec les familles et les proches, et bien sûr les politiciens. En attendant l’avancée des recherches, une fois le test Covid longue durée effectué, seul un amendement modifié permet la prise en charge des personnes qui en sont atteintes.

C’est l’occasion pour nous de terminer par un texte artistique en présentant un beau projet développé aux HUG par les docteurs Olivia Braillard et Aline Lasserre-Moutet, qui ont voulu créer une longue histoire intégrée du Covid, c’est-à-dire un récit d’expérience d’une vingtaine les patients.

Entre médecine répétitive et style de vie, ce travail a permis aux patients d’enregistrer des notes de leurs histoires de vie et de maladie dans une boîte à musique, qui était cachée à l’intérieur de la statue originale et unique. Nous vous invitons à le retrouver ici.