Devenir adulte, mode d’emploi

Votre enfant a 18 ans, mais est-il devenu majeur ? Il est peut-être un adulte, mais il a probablement encore besoin de conseils sur la façon de faire la transition vers la « vraie vie » et de se sentir à sa place. Car lorsqu’il devient étudiant, il doit sortir de sa zone de confort. Et pour un jeune, cette étape est souvent vécue comme un mélange d’excitation et de peur.

Désormais, votre enfant devra prendre ses propres décisions, sachant bien sûr que vous n’êtes jamais loin en cas de besoin. Il doit développer ses capacités à faire face aux problèmes du quotidien et supporter les conséquences de ses actes.

Comme beaucoup d’étudiants, il doit pour la première fois se familiariser avec les démarches et formalités (université ou école, mutuelle, assurance, etc.) et peut être amené à quitter le cocon familial pour trouver un logement. Il est donc important de le préparer à toutes ces étapes. Affirmez-le et affirmez-vous : il suffit de pratiquer pour le maîtriser.

N’hésitez donc pas à inclure votre enfant dans le processus d’inscription scolaire, sportive, culturelle ou autre. Il peut aussi participer à la recherche d’un logement, s’informer des offres des fournisseurs d’énergie, des mutuelles ou ouvrir un compte bancaire. De nombreux mineurs ont déjà une carte de débit, mais en devenant adultes, ils doivent également prendre les bonnes décisions et apprendre à gérer leur budget. Et si votre enfant doute malgré votre soutien, vous pouvez lui dire de votre propre expérience que, comme vous avant lui, il apprendra à profiter de la vie dans son nouveau cocon.

Lui apprendre à vivre seul

Si vous ne voulez pas que votre enfant soit trop déboussolé par la nouvelle vie étudiante qui l’attend, encore faut-il être proactif. Bien sûr, il n’y a pas d’âge idéal très tôt, on pouvait lui confier les courses et il montrait les bases du ménage (épousseter, balayer, nettoyer les toilettes…). Le jour où votre enfant sera dans son atelier, il se souviendra de ce que vous lui avez appris sur l’entretien de la literie (ne mélangez pas le blanc et la couleur) ou le maniement du fer à repasser, et il vous en remerciera !

Il vous remerciera également de l’avoir initié à la cuisine, car une bonne alimentation contribue aussi à la réussite de ses études. Tout comme le sommeil, auquel il doit aussi faire face car il n’y a plus ni mère ni père pour le réveiller s’il est en retard. Une nouvelle liberté à deux volets. Il en fait aussi l’expérience.

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Bien sûr, vous pouvez l’accompagner pour atteindre l’autonomie, mais c’est à lui de trouver sa propre organisation. « Vivre seul s’apprend, et il n’y a pas de formule magique », dit Marie T. J’ai deux filles, et elles n’ont pas réagi de la même manière lorsqu’elles sont entrées à l’université, toutes les deux loin de chez elles. On avait besoin d’encouragements et de louanges ; l’autre gérait tout rapidement, ce qui était surprenant compte tenu de son caractère plutôt renfermé. Cela lui a permis de se concentrer à 100% sur ses études. C’est à nous en tant que parents de nous en occuper, mais parce qu’au fond nous connaissons nos enfants comme notre poche, nous y arriverons. Et quelle satisfaction de bien les connaître dans une nouvelle vie… »

Vivre seul : gare à la solitude ressentie par de plus en plus d’étudiants

La crise sanitaire, aussi grave soit-elle, a au moins eu l’avantage de mettre en lumière les problèmes de solitude auxquels sont confrontés de nombreux étudiants. La crise est passée, mais pour certains la situation demeure. Être libre, sans parent derrière vous, peut vous faire vous sentir seul. Après l’euphorie des premiers jours, la liberté peut provoquer de l’anxiété et des pensées négatives s’aggraver. La communication est donc la clé, même si cela peut être difficile lorsque le moral est au plus bas. Sans être trop intrusif, un contact régulier par téléphone ou visio avec votre enfant est indispensable si vous ne vous voyez pas souvent.

L’entrée à l’université met souvent fin à de longues amitiés. Il y a des amis sur les réseaux sociaux, mais en réalité aujourd’hui on se rend compte que nos enfants n’ont jamais été aussi isolés. Rien de tel qu’aller au cinéma ou dîner au restaurant avec ses proches. Si votre enfant étudie à l’université, par exemple, il peut bénéficier d’un accompagnement individuel assuré par le service de santé de son établissement. Demander de l’aide extérieure ne doit pas être considéré comme un échec. Qui n’a jamais eu besoin d’aide dans sa vie ? Ce qui compte c’est le résultat. Dans ce cas, le bien-être de votre enfant.