La caisse maladie veut commencer à rembourser la dette due au Covid-19. Pour ce faire, elle a présenté 30 mesures pour réduire ses dépenses de 1,2 milliard d’euros en 2023. Pour y parvenir, l’institution mise notamment sur la prévention, mais peut aussi réduire le remboursement de certains traitements.

Un lourd déficit depuis 2020

Le régime général de sécurité sociale (qui s’applique aux fonctionnaires du secteur privé) et le Fonds de solidarité âge affichaient un déficit important au début de la crise sanitaire. Les deux régimes avaient quasiment atteint l’équilibre en 2019 (-1,9 milliard d’euros), avant d’afficher une baisse historique en 2020 : -38,7 milliards d’euros.

Durant cette première année de la pandémie, l’Assurance maladie a réellement pris en charge un grand nombre de nouveaux traitements : tests de dépistage, consultations de télémédecine et vaccins par la suite. Il ne faut pas non plus laisser de côté les arrêts de travail automatiques en cas de test positif.

L’année 2021, avec le recul de l’épidémie, a permis une baisse des dépenses, avec un déficit qui s’est établi à -24,4 milliards d’euros. Pour l’exercice 2022, les prévisions tablent actuellement sur une perte de 19 milliards d’euros, qui restera supérieure à 13 milliards d’euros l’année suivante. Cette donnée permet déjà de relativiser l’objectif de réduction des dépenses, qui ne sera « que » de 1,2 milliard d’euros, sur un total de plus de 200 milliards de dépenses avant la crise du Covid.

Un plan qui mise beaucoup sur la prévention

En effet, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) espère que les opérations de prévention prévues généreront des économies à long terme, en réduisant les dépenses de santé à l’avenir. Parmi les mesures préventives à venir, il est notamment prévu :

À Lire  Comment se faire soigner à l'université ?

Au total, ces efforts ne représentent qu’une centaine de millions d’euros d’économies pour 2023. Le reste devrait être des économies sur le retrait de certains médicaments (par exemple les antibiotiques), ou médicaux. Le montant ou la durée des arrêts de travail seront également couverts.

De plus, il y aura une intensification de la lutte contre la fraude, et une renégociation des accords entre la sécurité sociale et les laboratoires, médecins généralistes et spécialistes.

Et le déficit des mutuelles santé ?

A côté de l’assurance maladie obligatoire, les organismes complémentaires de santé affichent également un déficit important depuis le début de la crise sanitaire. Gjensidige fait actuellement face à un certain nombre de nouvelles dépenses. Outre ce qu’ils couvraient pour le Covid-19, la réforme 100% santé semble aussi avoir contribué à les mettre « dans le rouge », alors que l’amélioration des technologies médicales pèse aussi structurellement sur les coûts.

Pour les mutuelles, la variable d’ajustement pour réduire la couverture peut également être les dépenses, ce qui se traduira par un niveau de couverture inférieur pour les assurés. Le second concerne naturellement les tarifs : pour compenser leur déficit, on peut aussi craindre une hausse des tarifs douaniers. C’est la raison pour laquelle plusieurs acteurs craignent une contribution accrue pour le second semestre et l’année prochaine.

&#xD ;

Économisez jusqu’à 40 % sur votre assurance santé