Le sociologue Smaïn Laacher s’interroge, au rendez-vous « Monde », sur l’absence d’une étude française sur l’immigration qui permettrait d’orienter l’action publique du Gouvernement, avec soixante-dix ans d’expérience, vous avez tous les outils qui peuvent être utilisé. pour compléter cette réflexion.

Publié aujourd’hui à 08:00, et mis à jour à 08:00 Temps de lecture 3 min.

Ce site est réservé depuis quelques semaines maintenant. Les acteurs connaissent leurs rôles et les performances sont merveilleusement présentées. Le monologue, avec ses mots percutants incontournables, vise à réduire le protagoniste à une « créature sans cœur » ou à être piégé dans un « déni de vérité ». Le thème de ce jeu sans fin, rejouable à l’infini ? Migration et « régulation » des flux migratoires internationaux. Le problème? Validité de la présence de certaines catégories d’étrangers. Et toujours ce rappel, absolument interdit par la loi, depuis 1945 : l’échec du pouvoir souverain du peuple (dans la voix de ses représentants), le seul qui a le pouvoir de dire si qui peut être accepté ou non, selon à la formule sacrée, « appeler à rester » dans le pays, s’il n’a pas de titre de séjour ou s’il a commis un crime ou un crime.

A l’Assemblée du peuple et au Sénat, les 6 et 13 décembre, le débat sans vote sur l’immigration, s’il a été bon, n’a pas eu de surprises. Ce n’est pas une plainte, juste une attente. Et comment cela pourrait-il être? Tous les discours politiques (y compris militants) et certains discours à prétention scientifique sont construits autour de l’image de ce qu’est l’immigré. Dans ce contexte ontologique – un étranger est une personne qui vit dans le monde des autres – il est associé à une série de caractéristiques, notamment celles de « victime » et de « vulnérable ». C’est, qu’on le veuille ou non, la vue d’ensemble qu’on a de ces gens.

Elle est estimée et a tendance à sous-estimer, et elle produit un effet d’homogénéisation sociale et culturelle qui détruit profondément la compréhension de la réalité de la migration dans ses multiples dimensions. Un seul exemple : il n’y a pas un seul moment dans tous les entretiens où les femmes d’autres pays, avec ou sans titre de séjour, et leur statut social et familial. Or, en 2020, les femmes étrangères représentaient 52 % des immigrés. Qu’est-ce que le projet de loi fera pour eux? Nous ne savons pas, même si nous pouvons deviner. Vivent-ils dans les mêmes conditions que les personnes vivant dans un pays étranger ? Jamais.

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Préoccupations techniques

En pratique et en théorie, toutes les orientations sont « attachées » à cette représentation sociale et politique de l’étranger. Les seules préoccupations, partout et toujours, sont celles de la technique indissociable (réduire les voies de recours de douze à quatre ; simplifier le droit des étrangers, etc.) et des comportements. Cette dernière condition se manifeste dans le sens de « personnalité » qui, je le rappelle, est systématiquement associé à l’état de « fermeté » politique et juridique. Je ne m’oppose pas à la légitimité du Gouvernement et des représentants du peuple, donc à leur droit d’organiser les conditions générales de l’administration sociale et publique qui tiendraient compte, sous la forme d’un traité, et de manière sage en au mieux, le phénomène migratoire dans son double aspect de migration et de migration.

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