Hier, « Les Petits Frères des Pauvres » ont fait leur reportage sur la sexualité des personnes âgées : la moitié d’entre eux pensent qu’il faudrait parler plus souvent de sexe. Par conséquent, nous comprenons qu’une personne âgée sur deux est sexuellement active. Cela paraît banal, mais c’est digne d’intérêt : dans les années 70, des sondages montraient que de nombreuses personnes abandonnaient le sexe après l’âge de 50 ans, c’est beaucoup moins le cas aujourd’hui. Et pour une bonne raison! Les trois quarts des seniors disent que le sexe est important voire nécessaire, la moitié disent que leur désir est aussi intense qu’avant. Il y en a même qui disent que leur désir a augmenté avec le temps.

Franchement, c’est une image très positive ! Prenez les personnes âgées qui n’ont pas de relations sexuelles du tout : en fait, c’est rarement à cause de leur âge, c’est parce qu’elles n’ont pas de partenaire ou qu’elles n’en ont pas envie. Les deux tiers des personnes sexuellement inactives se disent satisfaites de cette situation. Et même lorsque les signalements sont jugés insatisfaisants, c’est plutôt dû à des soucis de santé ou à la fréquence des signalements : il s’agit rarement d’un problème de désir.

91% des seniors qui couchent sont satisfaits de leur vie sexuelle

Alors désormais, quand mes grands-parents me parleront de tricot, je saurai à quoi m’attendre, je saurai que c’est code entre eux de forniquer dans la buanderie, de tricoter, et qui sait, de sortir les crochets pour terminer le point de croix de Saint André. Ah, nos vieux nous trompaient. Les cures thermales, bien sûr, c’est le code du « sauna libertin ». La pétanque est, bien sûr, le code des boules de geisha. Tiens, je comprends mieux pourquoi le gouvernement veut repousser l’âge de la retraite.

Côté amour

94% des personnes âgées se disent amoureuses et 65% sont même très amoureuses, avec la base de leur relation, dans l’ordre : la complicité, le rire, la confiance et tout ce qui vient avant le sexe.

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Et si j’ai voulu mettre fin à la longévité de cet amour, c’est parce que j’ai 44 ans, et depuis que j’ai 15 ans, on m’a dit que l’amour a une date d’expiration, qu’il y a un moment là où je suis. cessez d’être aimable, et moi-même je cesserai d’aimer, parce que je serai tranquille, la routine tuera tout. A l’école Ronsard m’a dit que la jolie rose allait mieux maintenant…

A 25 ans, je suis devenue veuve, à peine apte à se marier. Et puis la limite était de 30 ans, comme dans « Bridget Jones », il fallait avoir trouvé l’amour avant cette date sinon je me retrouvais seule. Après ça ce fut 35 ans, le début de la fin de la fécondité, avec cette idée encore sournoise que j’ai pu procréer pour aimer et être aimé.

À 40 ans, bien sûr, on m’a dit que j’avais fini. L’année prochaine j’aurai 45 ans, le fantôme de la ménopause s’attarde… Sauf que les dates de péremption sont maintenant, je n’y crois plus.

Les personnes âgées interrogées par « Les Petits Frères des Pauvres », qui savent mieux que moi ce que ça fait de vieillir et d’aimer, c’est un tiers qui pense qu’on peut aimer à tout moment et pourquoi pas, jusqu’au dernier. haleine. La troisième partie des fans de l’amour infini. Vous me direz, un tiers n’est pas une majorité.

Mais même chez les autres seniors, ceux qui pensent qu’il y a une date limite pour l’amour, fixent cette date à 78 ans (en moyenne). Là je me dis que j’ai encore 34 ans d’amour devant moi. C’est une vue plus large et plus généreuse que toutes celles qui m’ont été données, dans toute ma vie.

En effet, 71% des seniors pensent qu’un corps vieillissant peut encore être désirable ; 41% sont attirantes, jamais un magazine féminin ou Instagram ne m’a promis un avenir aussi radieux. Certes, rien ne vaut la sagesse des âges. Merci les vieux, merci les vieux.