Face à la dégradation de la situation sanitaire en Chine, le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke a tenu une conférence de presse mardi après-midi. Il a présenté les conclusions de la réunion du groupe de gestion des risques sur les voyageurs chinois du 8 janvier. « Le système hospitalier en Chine est mis à rude épreuve, c’est une situation dramatique pour les Chinois qui font face à une vague énorme, a-t-il expliqué. Mais y a-t-il un risque particulier pour nous à ce stade ? La réponse de nos trois groupes d’experts est négative. . Notre campagne de vaccination a été un succès et les variants qui y circulent actuellement nous sont connus et les vaccins pour les combattre sont efficaces. »

La Chine, véritable fabrique de variantes, attire l’attention du monde entier

Face à l’épidémie de cas de coronavirus en Chine et au risque d’apparition de nouvelles variantes, de nombreux pays européens dont la France, l’Italie et l’Espagne ont décidé d’imposer des tests aux voyageurs en provenance de Chine. Une direction qui à ce stade n’est pas suivie par la Belgique, qui a décidé d’opter pour deux autres mesures.

« Le plus important, c’est le monitoring des variants »

« Nous organisons un dépistage des eaux usées sur les vols en provenance de Chine ainsi qu’un séquençage de ces derniers, nous plaidons également pour que l’Europe suive cette direction, précise le ministre de la Santé. Concernant notre stratégie de dépistage, nous allons faire évoluer En effet, si une personne symptomatique et chinoise l’était, des instructions sont données aux pharmacies et aux médecins pour qu’ils réalisent un test et l’envoient à un laboratoire capable de faire du séquençage du génome pour voir s’il y a une nouvelle variation. L’objectif est d’être informé dès qu’une nouvelle sous-variante de préoccupation surgit.

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La Belgique demandera-t-elle aux voyageurs chinois des tests supplémentaires ? « Les informations officielles sont incompatibles avec la réalité »

Seules les personnes qui présentent des symptômes liés au corona seront donc testées dans un délai de sept jours après un séjour en Chine.

Selon les trois groupes d’experts, cela n’a donc pas beaucoup de sens d’organiser des tests au sol pour tous les passagers revenant de Chine. Cependant, la situation pourrait s’inverser si la grande majorité des pays suivaient enfin cette voie. « Omicron est là, nous ne l’arrêterons pas en le surveillant ailleurs dans le monde », a poursuivi le ministre. Le plus important est le suivi des variants et la vaccination des groupes à risque en Belgique, ainsi que les gestes barrières dans certaines situations. Au niveau européen, nous plaidons pour une bonne coordination et un renforcement de la surveillance, comme pour les eaux usées. Toute action liée aux tests n’aura alors de sens que si tous les pays suivent la même logique. Ces personnes devraient alors être tracées avec la réintroduction du formulaire de localisation des passagers, sinon cela ne servirait à rien ».