Publié le 21 novembre 2022 à 8 h 00 Mis à jour le 21 novembre 2022 à 14 h 08

Guillaume Pietruschi, directeur des investissements de BNP Paribas Banque Privée, le constat est clair. « Alors que les seniors sont prêts à ajouter plus de rigueur financière à leurs investissements si cela leur est suggéré, les jeunes de la génération Z font de la protection de la planète une priorité et nous demandent systématiquement d’orienter les valeurs des entreprises qui s’engagent dans une démarche responsable ». un environnement et une communauté dignes de ce nom ».

Même si, dès le mois d’août, les règles imposent aux intermédiaires financiers de prendre en compte les préférences de leurs clients en matière d’investissements socialement responsables (ISR ou ESG, les deux concepts intégrés), faire les bons choix n’est pas aisé.

Un jeune soucieux de donner un sens à son épargne est immédiatement plongé dans une forêt commune où le sésame « responsable » et « permanent » porte facilement à confusion. Et s’il s’appuie sur les réseaux sociaux, il s’expose à un grand risque de fraude, notamment en matière d’investissements « verts » (éolien, solaire, hydrogène, etc.).

« Tout le problème est d’éviter le ‘greenwashing' », confirme Guillaume Pietruschi qui explique que sa banque a développé, en s’appuyant sur une ingénierie financière complémentaire en interne, « son propre modèle allant de 1 à 10 points pour mesurer l’impact de l’objectif d’investissement ». « . Cependant, deux voies d’héritage s’ouvrent au néophyte bien décidé à se lancer dans cette terre pleine de trous.

1. L’assurance-vie

Faciles d’accès, les contrats multi-sponsorisés permettent, au sein de la structure de la protection fiscale, de jouer la carte de la diversification financière « durable » en choisissant l’un des supports marqués par l’unité (5% à 10% des actifs investis Les obligations émises par des entreprises d’utilité sociale fondées sur la solidarité, Esus), ISR ou Greenfin (prenant en compte les objectifs carbone mondiaux) que les assureurs doivent payer depuis 2020.

De fait, l’étiquetage est discutable (l’étiquetage du SRI qui, fin 202, nommait plus de 1070 chemises sur le montant restant de 653 milliards est en cours de réforme). Il a cependant l’avantage de rendre les premiers basiques lisibles pour les plus jeunes consommateurs.

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A défaut d’expérience suffisante, ces derniers peuvent également essayer l’une des nombreuses offres de gestion responsable « clé en main » du marché, qui, découpées en profils de risques plus ou moins dynamiques, portent parfois certaines sur des problématiques précises. (Eau, travail, solidarité, santé, etc.) « Partant de l’idée que les critères ESG sont à la base de la finance d’aujourd’hui, nous venons de lancer un portefeuille labellisé 100% Greenfin qui nous permet d’aller plus loin dans l’engagement.  » se réfère à Thomas Perret en exemple. président et fondateur de Mon Petit Placement, un assureur-vie 100% responsable.

2. Le PEE

Il est réservé aux jeunes qui ont la chance de débuter leur carrière dans une entreprise qui a mis en place un plan d’épargne salariale, le Plan d’Epargne Entreprise, financé par une prime de participation, une participation ou encore un abondement. moyen de démarrer la première épargne responsable qui pourra être remboursée défiscalisée au bout de cinq ans (le plan propose de nombreux cas de déblocage anticipé sans pénalité : mariage, Pacs, chômage, surendettement, achat d’une maison, etc.).

Les entreprises ont l’obligation légale de rémunérer dans leurs différents types de FCPE (Société Mutuelle d’Investissement), FCPE « S », qui consacrent une partie de leurs actifs à des projets d’utilité sociale et gèrent le solde selon la méthode ISR. A fin 2021, l’épargne des salariés a ainsi présenté plus de 52 milliards d’euros selon les exigences des articles 8 et 9 du règlement européen SFDR (Règlement sur l’Information Financière Durable).

Miser sur l’économie réelle

« Un jeune avec une vision d’investissement de huit à dix ans, est capable, en se concentrant sur le non coté, d’allier sens et rendements potentiels en accompagnant des projets innovants de croissance développement durable », a déclaré Karl Toussaint du Wast, fondateur de Netinvestment. .

Or, celui-ci est censé être détenu car, s’il est fait en direct, via le PEA ou l’assurance-vie, le capital investissement ne devrait généralement pas représenter plus de 10% des actifs financiers.