Sommaire du dossier :

Se former aux métiers de la donnée est à la portée des étudiants et des professionnels déjà en poste. Les postes de data analyst sont réservés aux profils scientifiques très pointus, mais les fonctions de DPO sont ouvertes à des profils plus diversifiés.

Les étudiants souhaitant suivre une formation dédiée aux métiers de la data disposent de nombreuses options. Les écoles et universités spécialisées proposent de nombreuses formations, notamment dans le domaine très recherché du big data. A un niveau inférieur, des formations de « data scientist » sont apparues ces dernières années.

Sans surprise, les établissements scientifiques occupent le devant de la scène. Sa réputation n’est plus à faire et le taux d’embauche de ses diplômés est effarant – près de 100 % d’entre eux trouvent un emploi après l’obtention de leur diplôme !

L’École nationale d’ingénieurs en statistique et analyse de l’information (Ensai) est une école d’ingénieurs pluridisciplinaire qui propose une spécialisation de troisième année dite « ingénierie statistique et des données ». Avec un taux d’insertion des diplômés de 96%, les étudiants de l’Ensai bénéficient…

…pleine d’exigences commerciales fortes.

​DPO, une fonction au carrefour du droit et des technologies

Avec l’arrivée imminente du Règlement général sur la protection des données (RGPD) prévue pour le 28 mai, les organisations devront se doter d’un DPO (Data Privacy Officer ou Data Protection Officer). Cette fonction à la croisée du droit et des technologies numériques ne s’improvise pas.

La Cnam propose un certificat de spécialisation « délégué à la protection des données (DPO-Cil) » ouvert aux bac+3 ou 4 avec, si possible, une expérience dans le domaine. Objectif : « Permettre au commissaire aux comptes de revendiquer l’exercice de la fonction de DPO-Cil interne ou externe, à temps plein ou partiel, au sein d’entreprises, d’organismes publics ou d’associations, de professions réglementées ou d’activités de conseil externe », explique la Cnam.

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La prochaine session sera organisée à Paris du 9 mars au 6 juillet 2018, date d’entrée en vigueur du RGPD.

L’Université Paris 2 Panthéon-Assas est également présente sur le marché de la formation DPO avec un diplôme universitaire (DU) de délégué à la protection des données. D’une durée d’un an, cette formation continue est ouverte aux titulaires d’un baccalauréat + 4 maîtrise de l’anglais.

« Pour le candidat qui n’a pas de bac+4 et qui a une expérience professionnelle dans le domaine, une procédure de validation des acquis professionnels peut être mise en place selon la réglementation », souligne l’université.

Un nouveau diplôme universitaire en « stratégie des données » vient d’être créé, fruit d’une collaboration entre l’Université Pierre et Marie Curie (La Sorbonne) et le cabinet Lexing-Alain Bensoussan Avocats. Avec un total de 112 heures de formation et trois mois de PPE (Projet Personnel Encadré), cet UD vise à maîtriser le droit de l’information et « manier les outils et dispositifs numériques de connaissance ».

Déjà présent dans la formation du CIL, l’Isep (Institut supérieur d’électronique de Paris) dispense un master spécialisé en « gestion et protection des données personnelles ». Cette formation continue est répartie sur une période de dix mois et est organisée au rythme d’une alternance de cours et d’activité professionnelle.

formation continue et Mooc

Concernant la formation continue, l’incontournable Cnam propose six types de formation : analyste big data, ingénierie de la visualisation et data mining, gestion réglementaire et traitement des données pour l’open data…

Ces cours sont dispensés en présentiel ou à distance et sont soumis à un niveau requis ou à un crédit ECTS (European Credit Transfer and Accumulation System).

Enfin, les MOOC sont aussi de la partie. Récemment apparues sur le marché de la formation, ces formations en ligne sont ouvertes à tous. Le portail numérique de l’enseignement supérieur répertorie une série de MOOC dédiés au big data et à l’analyse de données. D’une durée variable (environ six semaines), ces cours couvrent des disciplines de haut niveau : probabilités, calcul différentiel, bases de données relationnelles… Dans le même esprit, la plateforme France Université Numérique propose une sélection de cours nécessitant généralement un effort estimé à quatre heures par semaine.

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